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lundi 25 avril 2016

La tornade – A.Geisert – 40 p. - Les Editions des Elephants – 2016 – 17,90 €


  
Quelque part au coeur du Midwest américain, une tempête se lève … En quelques minutes, le ciel s'obscurcit, la pluie s'intensifie et les vents contraires s'enroulent pour former une puissante tornade. Une famille, en pleine livraison de foin dans les fermes de la région, se retrouve prise au piège de l'orage et doit négocier chaque virage pour décharger les bottes et accomplir leur mission… La tornade est un album sans texte étonnant. Le récit graphique s'organise le long du trajet chaotique de cette famille qui croise la tornade dévastatrice. Ce road-movie, orchestré avec talent, propose un suspens synchronisé sur la tourne de page. Les illustrations, réalisées à la gravure sur cuivre puis aquarellisées, forment une longue fresque qui fourmillent de détails ...
Dès 4 ans.






jeudi 25 février 2016

Le secret de l'inventeur, Rébellion – A.Cremer – 406 p. - Lumen – 2015 – 15 €



Dans un monde qui ressemble à notre XIXème siècle, Charlotte, 16 ans, vit cachée dans des grottes aménagées avec tous les enfants des révolutionnaires qui ne veulent pas courber l'échine devant l'Empire. Petits et grands s'aident, se soutiennent et se préparent pour devenir eux-aussi des combattants et quitter les Catacombes à leur majorité. En tant que guerrière endurcie, Charlotte est aussi une excellente chasseuse et c'est justement lors d'un de ses braconnages, qu'elle sauve un jeune garçon qui semble totalement amnésique. Surnommé Grave par tous les enfants, cet étrange jeune homme cristallise dans son sillage bien des questions … Sur les conseils de Meg, la voyante-guérisseuse, Charlotte et les aînés des catacombes vont s'infiltrer à New-York, la cité flottante afin d'en savoir plus sur Grave et d'établir une stratégie de résistance avec les rebelles de la ville … Charlotte va alors découvrir un monde bien plus sombre et bien plus dangereux que les Catacombes … Le secret de l'inventeur, la rébellion est un roman steampunk au récit uchronique captivant. En quelques pages, l'auteur nous emporte dans un royaume de mécanique, de ressorts et de rouages qui symbolisent aussi bien le système politique que l'univers de ce monde fascinant. La jeune Charlotte est une héroïne comme on les aime, fière, forte, rebelle et délicieusement amoureuse du beau Jack qui cache pourtant bien des secrets … Un délice de lecture et d'aventures. Dès 12 ans pour les plus téméraires !

mercredi 3 juin 2015

Broadway limited, tome 1 : Un dîner avec Cary Grant – M.Ferdjoukh – 582 p. - Ecole des Loisirs – 2015 – 19,50 €


En 1948, Jocelyn Brouillard vient d'avoir 17 ans. Il a obtenu une bourse d'études au Penhaligon Collège à New-York. Il quitte sa famille, la France et son village natal de Saint-Illieux pour vivre son rêve et étudier la musique dans cette Amérique d'après-guerre en pleine effervescence ...Mais après avoir survécu au mal de mer transatlantique, montrer pattes blanches au services des douanes et traverser une bonne partie de la ville, il découvre avec stupeur qu'il n'est pas attendu à la pension dans laquelle il avait réservé une chambre pour sa scolarité. A la pension Giboulée, Mrs Merle, propriétaire, pensait accueillir une jeune française répondant au prénom de Jocelyne ! Et les règles sont strictes, aucun homme ne peut passer la porte de ce drôle de gynécée. Mais grâce à son talent de pianiste, sa prétendue adresse au poker et à son visage d'ange, il réussit à négocier une chambre en sous-sol.Commence alors pour Jo, le frenchy, une immersion dans un monde de femmes plus incroyables et étonnantes les unes que les autres et une plongée dans l'univers du music-hall où les plus grands noms du monde du spectacle résonnent dans les couloirs ! Un dîner avec Cary Grant est un roman époustouflant. La multitude de personnages, de destins et de chassés-croisés entraînent le lecteur dans une course folle au rythme des comédies musicales, des pièces de théâtre et de la vie trépidante de Broadway. Truffé de références historiques, musicales, cinématographiques et culturelles, on ne peut que se nourrir et s'enrichir en découvrant cette époque exaltante et comprendre les événements qui vont secouer l'Amérique quelques années plus tard. Nous attendons la suite avec impatience car je pense encore chaque jour à Jo et Dido, Arlan et Hadley et à Artémisia, un réjouissant dragon ! Dès 14 ans.

mercredi 4 juin 2014

La Ballade d’Hester Day – M.Helnwein/trad.F.Serra – 366 p. - La Belle Colère – 2014 – 20 €


La Ballade d’Hester Day n’est pas un roman comme les autres. Il ne ressemble pas à un roman adolescent, il ne ressemble pas à un roman « adulte » même s’il peut correspondre à ces deux catégories … Il est hybride, inclassable et ne s’embarrasse pas d’une étiquette, d’un genre où d’une classe d’âge. Néanmoins je peux vous dire qu’il m’a bouleversée ! Hester est une jeune américaine de 17 ans qui décide qu’elle n’ira pas à l’université. Elle vient d’obtenir son diplôme de fin d’études mais refuse de suivre la voie que ses parents ont tracé pour elle. Hester ne s’est jamais sentie à sa place ... ni dans sa famille, ni dans sa classe. Depuis 17 ans, elle cherche le mode d’emploi de sa vie. Malgré ses recherches assidues à la bibliothèque, elle ne trouve rien de valable pour affronter ses quatre-vingt prochaines années … Si elle n’a rien trouvé dans les ouvrages des rayonnages, elle rencontre un jeune homme, Fenton Flaherty, poète maudit, alias Philosophie-Man qui va devenir en quelques jours, son mari, son meilleur ami, son double et en même temps son pire ennemi. A bord d’Arlène, camping-car admirable, Fenton, Hester, son cousin Jethro, Jesus vont créer une communauté improbable, incroyable et détonante. Cette colocation ambulante va permettre à Hester de ressentir la joie, le bonheur et l’amour ! Elle va alors prendre sa vie en main et choisir chacun des membres de sa famille quels que soient les lois de la génétique. La Ballade d’Hester Day est un roman à l’humour décapant. J’ai ri et parfois sourit jaune en priant silencieusement qu’aucun de mes enfants ne ressentent autant de haine envers moi. Effectivement le combat d’Hester est une naissance au forceps pour se libérer de sa mère, de sa médiocrité et de ses lubies. Le style est riche et offre un plaisir de lecture rare. Un roman libératoire de toute dette d’amour et de haine qui nous pousse à nous interroger, à nous positionner et à nous aimer en paix ! Dès 14 ans pour les lecteurs qui aiment lire …


mercredi 21 mai 2014

Un bond de géant, 1969, on a marché sur la lune – T.Scotto/Barroux – 44 p. - Kilowatt – 2014 – 15.80 €


Tout le monde connaît cette date, le 21 juillet 1969 … Cette nuit là, tout a changé pour l’humanité. Les Hommes, plus particulièrement deux hommes ont marché sur la lune ! Et plus de 500 millions de spectateurs vivaient cet événement grâce à la retransmission en direct à la télévision. Si tous les regards étaient braqués sur la lune, une petite fille vivait elle aussi un bouleversement majeur cette nuit là, elle devenait grande sœur. Dans la salle d’attente de l’hôpital, elle attend patiemment de découvrir son explorateur, son voyageur inconnu en regardant le premier homme marcher sur la lune … Cet album propose de découvrir l’Histoire par l’histoire. Les deux récits finement mêlés se répondent et offrent une lecture jubilatoire. Des métaphores, des jeux de mots et de sens, des comparaisons fines sont à découvrir tout au long des pages. Le style de Thomas Scotto est vraiment d’une finesse rare. Les illustrations sont variées et créent elles aussi du sens en jouant sur les points de vue, les découpages et incitent à déceler des détails subtils. Un bonus documentaire pertinent est proposé en fin d’ouvrage. MoyenMoyen et moi avons beaucoup appris sur cette fameuse nuit où l’Homme a marché sur la lune. Cet album lui a tellement plu qu’il a demandé à le présenter en classe … Honneur suprême ! Dès 7 ans.







dimanche 16 février 2014

La Bobine d’Alfred – M.Ferdjoukh – 173 p. - Ecole des Loisirs – 2013 – 14 €



Chaque nouveau roman de Malika Ferdjoukh me met en joie. Je cours à la librairie et je me prévois une soirée fauteuil, tisane et bien sûr lecture ! Comme vous le voyez, ma vie est palpitante ! Si vous m'enviez mes soirées lecture-cocooning, en suivant ce lien, vous trouverez mes présentations des autres romans de Malika Ferdjoukh : ici ! Dans ce nouveau roman, la Bobine d'Alfred, Harry Bonnet, 16 ans, suit son père qui vient d'obtenir une place de cuisinier auprès d'une ancienne actrice du cinéma. Le fils et le père sont fous de joie car ils partagent une véritable passion pour le 7ème art. Ils embarquent pour Los Angeles, des étoiles plein les yeux.  Ils ne seront pas déçus de ce qu'ils vont découvrir, vivre et partager … Une fois de plus, Malika Ferdjoukh tisse un récit qui mêle aventure, suspens et amour. Les personnages sont délicats et nous entraînent au cœur des studios d'Hollywood auprès d'Alfred Hitchcock qui étonne et subjugue le lecteur. Dès 12 ans.

 

jeudi 23 janvier 2014

Mes débuts dans l’art – C.Donner – 171 p. - Ecole des Loisirs – 2013 – 14.50 €


C'est à sept ans que David découvre qu'il a un talent pour le dessin. Son entourage et particulièrement son père s'extasient devant un premier portrait très réussi d'un enfant du voisinage. David ne comprend pas l'engouement de son père puis de ses professeurs pour ses griffonnages et ses esquisses. Il dessine instinctivement. Il n'applique ni technique ni méthode. Il ne peut expliquer son travail, ni dialoguer sur sa conception de la création artistique. Il devient l'élève le plus reconnu de l'école d'art qu'il fréquente à Reno. Il est comparé aux plus grands peintres. Ses facultés l'entraînent à travailler particulièrement les techniques classiques et il devient la bête noire du professeur d'art moderne. Tiraillé entre deux conceptions de l'art, David est seul et éprouve des difficultés à trouver sa place parmi ses camarades. Mais bientôt une jeune fille, belle comme le jour, le poussera à réaliser une oeuvre majeure qui lui demandera de faire des choix, de s'affranchir et de grandir ! Avec finesse et subtilité, Chris Donner nous invite dans le monde de l'art et particulièrement de l'art contemporain. Le héros est vraiment attachant en jeune prodige qui n'a malheureusement pas les clés de sa vie. Les dialogues et les situations traversées sont une belle invitation à la réflexion sur les relations humaines et les difficultés qu'il faut parfois dépasser pour devenir ce que l'on a envie d'être. Dès 13 ans.

vendredi 10 janvier 2014

Nos étoiles contraires – J.Green – 330 p. - Nathan – 2013 – 16.50 €

 
Je dois vous avouer que je n’ai pas choisi ce livre *. L’aurais-je lu si j’avais eu le choix ? Je ne sais pas mais si je ne l’avais pas lu, je serais passée à côté d’un très bon roman (comme quoi parfois la contrainte a du bon ! ) Effectivement ce roman m’a emportée jusqu’aux petites heures encore sombres du matin. Hazel est une jeune fille de 17 ans qui combat un cancer depuis de longues années. Sa mère s’inquiète de la voir rester dans sa chambre sans reprendre goût à la vie alors que sa maladie semble stabilisée par un nouveau traitement. Pour rassurer sa mère, Hazel accepte de participer à un groupe de soutien hebdomadaire. Ces réunions regroupent des jeunes gens malades ou en rémission qui partagent leurs peurs, leurs difficultés et tentent de se soutenir face à la maladie, face à la vie et pour certains face à la mort. Mais ce que Hazel ne prévoyait pas c’est qu’au cœur de ses assemblées, non seulement elle trouverait des réponses à ses questions mais elle rencontrerait aussi Augustus, l’amour de sa vie …Pour combien de temps ? Ce roman d’amour peut sembler triste et complètement déprimant. J’avoue que quelques passages m’ont noué la gorge mais j’ai aussi beaucoup pleuré de rire. John Green a un vrai talent pour mêler le drame à l’humour et le pathétique au cocasse. Hazel est un personnage complexe d’une lucidité désarmante. Les dialogues sont savoureux et engagent le lecteur à une véritable réflexion sur l’amour, l’amitié et le sens de la vie. Les relations familiales sont disséquées avec finesse et dévoilent toute la force des liens parents-enfants même quand ces derniers empoisonnent et emprisonnent les adolescents qu’ils soient malades ou non. Hazel et Augustus font maintenant partie des couples maudits mais leur amour restera dans les souvenirs de chaque lecteur de Nos étoiles contraires – Dès 14 ans et même un peu avant pour les lecteurs qui se sentent armés pour un récit poignant !

* Je devais présenter ce livre à mes élèves lycéens pour mettre en avant la sélection de la Quinzaine du livre à Tours.
 

mercredi 18 décembre 2013

Calpurnia – J.Kelly – 420 p. - Ecole des Loisirs – 2013 – 19 €

 
A 11 ans, Calpurnia Tate grandit au cœur du Texas dans une famille aisée. En 1899, elle bénéficie d’une éducation très différente de ses six frères. Même si elle va à l’école du village, elle doit parfaire ses talents en couture et en cuisine. Sa mère attend d’elle un comportement irréprochable afin de devenir une épouse modèle. Malheureusement Calpurnia ne semble pas douer pour les activités domestiques. Elle tricote mal, ses dentelles sont de travers et ses tartes ressemblent à des briques. Calpurnia n’a qu’une seule passion : la nature. Elle passe des heures agenouillée dans l’herbe pour observer les insectes. Le biotope de la rivière n’a plus de secret pour elle. Elle collectionne les larves, les tétards et les chenilles. A cause d’une bibliothécaire revêche, qui lui a refusé le prêt de l’Origine des espèces de Charles Darwin, Calpurnia va se tourner vers son grand-père pour accéder à la bibliothèque familiale. En demandant ce livre, Calpurnia va alors découvrir un grand-père naturaliste qui sera comblé par sa petite-fille si curieuse et si enthousiaste. Mais les parents de Calpurnia ne voient pas d’un très bon œil cet engouement scientifique … Loin des grandes séries fantasy et des quêtes héroïques, Calpurnia est pourtant tout aussi dépaysant. Ce personnage féminin ne manque ni de courage, ni de panache. Son évolution tout au long du roman est un plaisir à découvrir. De nombreuses données scientifiques et historiques sont mêlées au récit et permettent de contextualiser la vie de cette jeune fille. Les relations familiales et particulièrement les liens du grand-père avec sa petite fille sont menés habilement et sans mièvrerie. Néanmoins je conseille ce roman aux jeunes lecteurs confirmés qui aiment les histoires longues au rythme lent. Dès 10 ans.

Les Dolce, tome 1 : la Route des magiciens – F.Petitjean – 535 p. - Don Quichotte – 2011 – 20.20 €


Si vous avez déjà assisté à des évènements extraordinaires (comme surprendre une souris dans un hamac de barbe) ou si vous avez rencontré un vieil homme complètement déjanté … Alors vous avez peut-être rencontré les Dolce, les derniers magiciens de notre monde. Selon l’époque et le pays où ils vivent, ils changent de patronyme, peut-être connaissez-vous des Colde ? Ils sont cinq et forment une famille très spéciale. Chacun d’entre eux a des pouvoirs particuliers et des facultés propres. Depuis des siècles, ils vivent dans l’anonymat et tentent de se fondre parmi nous les humains. Ils se cachent pour échapper à la caste des sorciers qui exterminent les magiciens un à un partout dans le monde. Les Dolce attendent avec impatience la majorité magique de la petite dernière, Leamedia, pour unir leurs pouvoirs afin d’affronter les sorciers. Mais la jeune fille refuse la vie difficile des magiciens et fuit sa famille … les sorciers se mettent alors en chasse ! J’ai beaucoup aimé ce roman. J’ai dû me battre pour le finir car GrandGrand voulait absolument le lire avant moi. Nous avons attendu le tome 2 avec impatience ! Les personnages sont intéressants et les relations familiales sont présentées avec pertinence. Les adolescents humains et magiciens se ressemblent beaucoup et se posent les mêmes questions : dois-je écouter mes aspirations ou suivre les conseils de mes parents ? Vais-je devenir aussi sage et ennuyeux que les adultes qui m’entourent ? Serai-je toujours tenu par les liens familiaux ? On devine les lignes du destin et des jeux de hasard. Certains personnages se révèleront et un premier amour verra le jour. Le suspens est bien rythmé sans être haletant. Les informations historiques sont habilement mêlées au récit. Le style est fluide et les 500 pages défilent rapidement … Un très bon roman à partager ! Dès 10 ans.

lundi 16 décembre 2013

L’Attrape-rêves – X.L. Petit – 275 p. - Ecole des Loisirs – 2009 – 9 €

Quelque part aux Etats-Unis, loin de l’effervescence des villes, Louise vit depuis toujours dans un hameau isolé au cœur d’une vallée. Elle cohabite avec son père, homme taciturne et silencieux depuis le départ de sa femme quelques années plus tôt. Malgré les questions concernant sa mère qui la tourmentent, Louise ne se laisse pas aller à la mélancolie et à la tristesse. Son vœu le plus cher est de faire des études pour ne pas finir sa vie à la scierie du village comme la plupart des habitants. Louise aime apprendre, travailler et se cultiver notamment auprès de M. Harrison. Ce professeur de littérature incite ses élèves à lire les plus grands auteurs Baudelaire, Poe, Lessing, Salinger … Il les entoure, les soutient et leur offre la poésie comme un remède à tous le maux. C’est en lisant à ses camarades un des poèmes d’Emily Dickinson à la demande de M.Harrison que Louise va rencontrer Chems, un nouvel élève de la classe. Il n’est pas de la plaine. Il n’est pas de la vallée. Il n’appartient à aucun groupe d’élèves. Il n’est pas d’ici et pas d’un là-bas connu. Avec ses cheveux longs, sa couleur ambrée de peau et ses traits fins, il ne ressemble à personne mais pourtant Louise est irrésistiblement attirée par lui. Ce roman rude et sauvage m’a emportée au milieu d’une vallée que j’aimerais bien connaître. Le récit est fluide et bien rythmé. Les personnages sont élégamment liés les uns aux autres. Louise est une jeune fille crédible à laquelle on s’attache tout au long du roman. J’ai aimé lire l’alternance de tout ce qui s’éteint, meurt ou disparaît sous les yeux de Louise pour qui tout commence, tout s’ébauche et tout se déclenche … Les intrigues sont elles aussi brillamment imbriquées sans être complexes ou tortueuses. De nombreux thèmes sont abordés comme la préservation de la nature, les relations père-fille et l’amour bien sûr. J’ai apprécié la perspicacité de l’auteur à dévoiler la tolérance sous toutes ces facettes. Il entraîne le lecteur à réfléchir aux enjeux, aux possibilités et aussi aux difficultés qu’elle peut engendrer parfois. Dès 14 ans.

dimanche 15 décembre 2013

Un papillon sur un chapeau – B.Gibert – 42 p. - Autrement jeunesse – 2013 – 12.50 €


On ne sait pas si un battement d’ailes de papillon peut provoquer une tempête à l’autre bout de la Terre mais grâce à cet album original, on sait maintenant qu’un papillon sur un chapeau peut déclencher un effet de mode mondial. Effectivement une chenille sortant d’une pomme se métamorphose en un magnifique papillon bleu. Fatigué, il se pose quelques instants sur le chapeau d’une dame. Un passant tombe en admiration devant ce couvre-chef inédit … Cet homme est fabricant de chapeau et ce papillon devient une source d’inspiration et d’aventures incroyables … Cet album ne se lira jamais deux fois de la même façon car la lecture ne s’effectue qu’en combinant le récit et les illustrations. A chaque page, il faut deviner les mots manquants en observant les images. A la manière d’une lecture-rébus, le jeune lecteur est incité à participer à voix haute en découvrant les mots illustrés. La lecture devient participative et le plaisir de lire est alors décuplé … Les illustrations vintage plongent le lecteur au début du XXème siècle alors que le monde se transforme, que l’urbanisme s’intensifie et que la mode prend son essor avec la haute-couture et le prêt-à-porter. De l’Europe jusqu’aux Etats-Unis, suivez l’aventure fabuleuse de ce papillon bleu qui restera unique ! Dès 5 ans.




mercredi 23 octobre 2013

A comme Aujourd’hui – D.Levithan – 369 p. - Les Grandes Personnes – 2013 – 17 €


A est un jeune homme ou une jeune femme. Il ou elle est différent chaque jour depuis sa naissance. Il est parfois ici parfois ailleurs. A n’est pas comme vous et moi. A n’a pas de corps. Chaque matin, il se réveille dans le corps d’un adolescent différent. Il ne choisit pas ses hôtes. Il les quitte à minuit pendant leur sommeil. Les hôtes ne se souviennent pas de cette intrusion dans leurs corps. A, lui, ne s’attache pas, ne crée pas de liens. Il ne fait que passer en essayant d’être le plus discret possible. Il ne sait pas comment fonctionne son don. Il se croit unique et ses plus lointains souvenirs sont des souvenirs de corps qui se succèdent sans ordre, ni liens logiques. Au 5994ème jour, A se réveille dans la peau de Justin, jeune homme de 16 ans qui doit se rendre au lycée. A est habitué à interroger la mémoire de ses hôtes afin de mener une journée sans heurts. En quelques secondes, A extrait les informations nécessaires pour emprunter le corps de Justin, contexte familial, évolution scolaire, groupe d’amis, activités extra scolaires … Il comprend alors que Justin est un jeune américain classique sans troubles ou secrets particuliers. Alors qu’il prépare son sac accoudé à son casier, il devine une présence et un regard insistants dans son dos. En se retournant, il découvre une jeune fille qui lui sourit et qui semble attendre un bonjour un peu plus intime qu’une poignée de mains ! Rhiannon est la petite amie de Justin et A va devoir jouer le jeu. Il n’aura pas besoin de se forcer car en quelques heures il va éperdument tomber amoureux de cette jeune fille timide. Après une escapade au bord de l’océan, Rhiannon semble trouver Justin particulièrement attentif et réceptif à ses attentes ce qui n’est pas dans ses habitudes. A éprouve alors des émotions jamais ressenties. Il veut rester près de Rhiannon. Il a envie d’une histoire au long cours et d’une vie « normale » à ses côtés mais minuit sonne bientôt et A se réveille quelques heures plus tard dans le corps d’une jeune fille à des heures de route de Rhiannon. Il sait qu’il doit faire comme d’habitude et oublier, passer une journée et oublier de nouveau … Mais A n’oublie pas un seul instant passé au côté de Rhiannon et il sait maintenant qu’il a un but dans la vie, la retrouver ! Ce roman est complètement dépaysant. Chaque chapitre est une journée de A dans un corps différent. Toujours adolescent, il est parfois homme parfois femme. Il peut être un jumeau et le lendemain l’autre sans que personne ne s’en aperçoive. Il est le roi de l’esquive et de l’adaptation. A est un héros attachant dont on n’envie pourtant pas la situation. Il est droit, intègre et a créé sa propre déontologie afin de protéger ses hôtes. Il a beau avoir vécu des milliers de vie et goûté à bien des plaisirs, il est seul au monde. J’ai apprécié le travail de l’auteur autour du thème de l’amour, de ses versions et des couples très différents qui sont présentés. J’ai souri devant les minuits qui se succèdent sans trouver une bonne fée pour l’aider. A moins que le Révérend Poole, homme sombre et inquiétant rencontré par l’intermédiaire d’un hôte, ne soit lui aussi un Emprunteur mais je pense qu’il n’a pas les mêmes scrupules que notre héros A dont l’initiale laisse penser qu’il n’est que le premier d’une longue liste… Peut-être que le tome 2 nous révélera l’avenir de A ? A comme Amour, A comme Abandon, A comme Aventurier, A comme Amnésie ? Pour les lecteurs qui apprécient les romans originaux et introspectifs ! Dès 14 ans.

mardi 22 octobre 2013

Western girl – A.Percin – 208 p. - Le Rouergue – 2013 – 12.60 €


Vous vous rappelez certainement mon engouement pour Comment bien rater ses vacances ? Depuis j’avais lu tous les tomes de la série. Anne Percin est un des auteurs dont je suis les publications (pour les plus jeunes le jour du slip/je porte la culotte). Je ne pouvais pas bouder Western girl, son nouveau roman jeunesse. J’avoue que le titre, la photographie de couverture et le résumé ne m’enthousiasmaient pas vraiment. Certaines critiques (meli-mélo de livres) avaient aussi sapé mon envie de découvrir Elise et son voyage aux Etats-Unis. Heureusement Lou, GrandeChérie, est passée par là en me disant qu’elle avait beaucoup aimé et qu’elle m’encourageait à essayer. Elle a bien fait de me forcer un peu la main car j’ai beaucoup aimé ce roman. Elise est une jeune fille passionnée par les Etats Unis, la conquête de l’Ouest, les grands espaces, les indiens, la musique country, l’équitation cow-boy … Elle porte des santiags, des chemises à franges et elle écoute en boucle Johnny Cash sur son mp3. Elle ne sait pas d’où lui vient son amour du monde des cow-boys. Son père est un geek invétéré. Sa mère est plutôt du genre hippie underground tendance écolo. Le brassage génétique réserve parfois des surprises ! Même si ces parents ne partagent sa passion, ils l’encouragent à participer à un stage d’équitation au sein d’un véritable ranch américain pendant les congés d’été. A 16 ans, Elise est prête à réaliser son vœu le plus cher : être une western girl. Mais dès son arrivée à l’aéroport, elle se rend compte que les autres participants au stage ne sont pas tous complètement férus de western et du rêve américain. Ils ne souhaitent pas tous vivre à dos de mustang, cheveux et franges au vent. Ils prennent ce stage comme une colonie de vacances un peu exotique et rien de plus. Elise comprend très vite qu’elle va avoir du mal à s’entendre avec les autre jeunes gens. Effectivement des clans se forment rapidement : les snobinards, les garçons, les filles, les vip et elle. Malgré son intégration difficile, elle profite de chaque instant dans le Middle West. De vraies affinités se créent avec Trish, la directrice du ranch qui l’incite à vivre sa passion sans tenir compte des réflexions cinglantes des autres Français. Chaque jour, Elise tient son journal intime et raconte dans le détail ses victoires, ses difficultés, ses combats et même les battements particuliers de son cœur à l’approche de Louis. Et c’est justement quand son journal intime disparaît mystérieusement qu’Elise va découvrir quels sont ses véritables ennemis ! Ce roman sous la forme d’un journal intime est un récit introspectif mais il n’est ni mièvre, ni ennuyeux. L’alternance de situations drôles et d’instants plus intenses est bien rythmée. Elise est une héroïne à laquelle on s’attache pour ses valeurs morales et sa pugnacité. Au début du roman, son engouement pour la vie western fait sourire mais au fil des pages, grâce au talent et au style de l’auteur, on finit par s’imaginer nous aussi, appuyées sur les barres du corral, les santiags aux pieds admirant les mustangs dans le soleil couchant. Je sais, j’ai dit que je n’avais plus envie de lire de romans sur les chevaux (Tempête au haras, mon frère est un cheval/mon cheval s’appelle Orage) mais une fois de plus je me suis laissé emporté. J’ai particulièrement apprécié la fin du roman qui se déroule en France et qui montre bien la difficulté des premières fois ! Ce roman peut sembler réservé à de jeunes lectrices mais GrandGrand l’a lu. Il m’a avoué avoir passé un très bon moment de lecture. Si vous ou un de vos PetitsProches aime Comment bien rater ses vacances alors n’hésitez pas à découvrir la passion d’Elise ! Dès 13 ans.

 
 

dimanche 20 octobre 2013

Wonder – R.J.Palacio – 410 p. Pocket jeunesse – 2013 – 17.90 €


August a dix ans. Il vit avec sa famille dans une belle maison de Brooklyn. Il est fan de Star wars et il est imbattable à la Xbox. Il aime jouer avec son chien Daisy et embêter sa grande sœur Via. Il est intelligent, curieux et perspicace. Sa vie pourrait sembler douce et harmonieuse. Mais si vous croisiez August, vous ne diriez pas qu’il est adorable. Vous ne le trouveriez certainement pas aimable. August est effrayant ! Tous les enfants le craignent et les adultes tournent la tête à son passage. Il souffre d’une dysplasie otomandibulaire bilatérale. Son visage est complètement destructuré. Malgré de nombreuses opérations, il reste défiguré. Chaque sortie au jardin public l’oblige à subir les cris ou les rires des autres enfants. Tous les habitants du quartier le connaissent et le redoutent. August bénéficie de l’enseignement à domicile guidé par sa mère. Malheureusement ou heureusement, cette dernière ne se sent plus capable de continuer à instruire son fils. Elle se sent dépassée par les apprentissages. Elle et son mari décident alors d’inscrire August au collège en 6ème. Lorsque ses parents lui apprennent la nouvelle, il est terrorisé et refuse. Discussion après discussion, argument après argument, August accepte de rencontrer Monsieur Bocu ( !), le Principal du collège Beecher. Ce rendez-vous sera aussi l’occasion pour August de côtoyer des futurs élèves de 6ème. En quelques minutes, il découvrira l’amitié, la confiance et le plaisir de discuter avec des enfants de son âge. Il sera aussi confronté à la bêtise, la méchanceté et la duplicité … Considérant cette rentrée comme un défi personnel, August décide alors d’intégrer le collège Beecher … Sous forme de journal intime, ce roman est émouvant alors que le ton n’est ni mièvre, ni gnangnan. Les narrateurs se succèdent à chaque chapitre ce qui évite un roman chronologique monotone. Si August commence ce journal, sa sœur, sa meilleure amie, son ami, son futur beau frère offrent eux aussi des versions alternatives à cette tumultueuse année de 6ème. Le style est très agréable. Les jeunes lecteurs dégusteront certains dialogues cocasses et certains échanges de sms leur rappelleront peut-être leur quotidien. Les thèmes de la différence, du respect et de l’apparence sont au cœur du récit. August est un héros crédible car il n’est pas que gentil, doux et compréhensif. Il est aussi coléreux, rancunier et un peu « mamanipulateur » … Un vrai garçon de 10 ans ! Ce roman m’a entraînée plusieurs fois au bord des larmes sans pour autant me rendre triste. Mon GrandGrand a trouvé qu’August était un héros comme il les aime courageux, entreprenant et en quête d’un avenir meilleur … Dès 10 ans.
 

lundi 30 septembre 2013

Missing : tome 1 : Coup de foudre – M.Cabot – 286 p. - Livre de poche jeunesse – 2007 – 6.90 €

En pleine crise de folie ménagère, j'essayais d'atteindre le lit de GrandGrand avec mon aspirateur. Le tour de son lit est composé d'une muraille de livres. Les Lus, les Relus, Les A lire, Les à finir et d'autres piles dont je ne comprends pas le classement. Autant vous dire que j'étais un poil énervée car je lui ai déjà demandé mille fois de ranger ses livres dans sa bibliothèque distante d'une longueur de bras. Je râlais contre lui, ses livres, mon aspirateur dont le fil n'est jamais assez long quand j'ai démoli une des piles. Un des ouvrages a attiré mon regard : la tranche indiquait Planètes filles. J'étais très étonnée car il est un brin chafouin dès que je lui propose un roman au look un peu féminin (voir Galymède de M.Fierpied). Autant vous dire que ma folie ménagère s'est arrêtée nette et que j'ai commencé ce roman assise sur son lit-dépotoir. Je n'ai pas été déçue de cet excellent roman. Jessica est une jeune Américaine qui vit dans l'Indiana. Elle est abonnée aux heures de colle car elle n'arrive pas à maîtriser son agressivité. Avec ses poings, avec ses dents, elle se défend … Elle ne supporte pas les réflexions, les mauvaises blagues particulièrement quand les footballeurs du lycée dénigrent sa meilleure amie un peu enrobée. Jessica n'hésite pas à se battre et à faire mordre la poussière à ses camarades masculins même les plus « balaises ». Pendant ses heures de punition, elle fréquente les élèves les plus dissipés de l'établissement : les « Culs terreux ». Au fin fond de l'Indiana, la population des élèves se divisent en « Bourges » : élèves issus des classes aisées du centre ville et les « Bouffeurs d'avoine, les Culs terreux » les enfants des exploitants de la campagne environnante. Elle est particulièrement attirée par Rob, jeune motard au sex-appeal dévastateur. Malheureusement Rob est un « Cul Terreux ». Jessica devient la risée des filles et particulièrement de sa meilleure amie Ruth. A la sortie des cours, en voulant sauver Jessica de l'horrible fréquentation de Rob, Ruth la convainc de rentrer à pied malgré l'orage qui menace. Devant la force de la tempête, elles sont contraintes de se réfugier sous les tribunes du stade de football. Adossée à un des piliers métalliques, Jessica est touchée par la foudre. L'éclair la transperce de part en part en provoquant son évanouissement. A son réveil, Jessica ne semble pas atteinte de lésions graves, seul un hématome sur sa poitrine marque le point d'entrée de la foudre. Elle trouve d'ailleurs que ce stigmate en forme d'étoile est plutôt original. Une fois rentrée chez elle, Jessica souhaite oublier au plus vite son accident. Elle se couche en pensant au beau et terriblement séduisant Rob. A son réveil, Jessica se sent en plein forme. Son foudroiement est oublié si ce n'est la présence d'une étoile sur son torse et la certitude de savoir où se trouvent les deux enfants dont elle a lu les avis de recherche sur le pack de lait familial après sa mésaventure. Jessica est absolument sûre de savoir où sont Sean Patrick O'Hanahan et Olivia Marie d'Amato. Ces enfants sont recherchés depuis des mois. Elle décide d'appeler le 0800-TEOULA afin de fournir les informations pour localiser les jeunes disparus … Le lendemain matin, en ouvrant les yeux, elle se rend compte qu'elle sait où se situent les enfants disparus du nouveau pack de lait ! Jessica comprend que son foudroiement lui permet de développer des pouvoirs extrasensoriels : elle est devenue télésthésique.  Ces appels quotidiens au centre téléphonique finissent par intéresser le FBI ...Ce roman très réussi m'a fait penser à mon Nez, mon chat, l'amour et moi. Jessica et Georgia sont des héroïnes sympathiques, fantasques. Maniant l'autodérision avec talent, elles se révèlent matures et perspicaces. Les pouvoirs de Jessica n'entraînent pas de scènes anxiogènes ou traumatisantes. En revanche, son parcours pour aider son premier miraculé est vraiment un beau challenge humain. Les thèmes de l'amour, de l'amitié mais aussi et peut-être surtout des relations familiales sont traités avec réalisme et profondeur. La série Missing comporte 5 tomes. Un roman estampillé filles mais qui plaira aussi aux jeunes hommes dès 13 ans.

jeudi 18 juillet 2013

Ultraviolet – N.Huston – 78 p. - Thierry Magnier – 2011 - 8 €

 
Ce roman est un journal intime qui nous permet de nous immiscer dans la vie de Lucy, 13 ans. Elle « survit » dans une ferme écrasée par la canicule de 1936 aux Etats Unis. Elle ne supporte plus sa vie pauvre, terne, rude. Lucy est à l’étroit dans son rôle d’ainée d’une nombreuse fratrie, encadrée, surveillée par un Père pasteur et une Mère psycho-rigide. Lucy décharge, alors, sa haine, ses peurs et ses angoisses dans ce journal. Mais un visiteur mystérieux lui ouvre les portes de la bienveillance, de l’ouverture, d’esprit, du cœur et du corps …Le récit est dense et le huis clos étouffant. L’écriture est fine, aérienne à l’inverse de l’histoire. On suit l’adolescence rebelle de Lucy et on vit sa métamorphose en quelques pages : j’avais envie de lui tendre la main même si certains de ces propos sont insolents et dérangeants.
Ce roman très court, subtil, se situe sur le fil, sur une « ligne de faille » : à confier à des lectrices averties !

 

mercredi 3 juillet 2013

Vango, tome 1 : Entre ciel et terre - T.de Fombelle – 370 p. - Gallimard Jeunesse - 2010 - 16.15 €

 
Si vous avez suivi mes lectures, vous savez déjà que je suis amoureuse du beau Vango et que je rêve de finir ma vie avec lui …Complètement folle la pauvre Marje ! GROS COUP DE CŒUR : j’ai frisé l’attaque. Ce roman dépasse les clivages roman jeunesse, roman jeune adulte, roman adulte (ah quand les romans vieux !) : c’est un excellent roman. L’histoire se déroule tout au long du XXème siècle. Vango va vivre tous les affres et les turpitudes de son siècle : nazisme, guerre, déportation, prohibition, services secrets, guerre froide. Le roman commence lorsque qu’un enfant de 3 ans est trouvé sur une plage sicilienne. Il est accompagné de sa nurse qui a perdu la mémoire. Cet enfant n’a qu’un prénom et un foulard. Il n’a pas de famille, pas d’histoire et pas d’identité. A l’adolescence, il découvre qu’il est suivi, poursuivi et qu’il va devoir passer sa vie à se cacher. Il comprend aussi que la solitude est la condition sine qua non à sa survie. C’est mal connaître notre jeune et beau héros qui saura trouver des compagnons hors pair pour lever le voile sur son histoire et sur l’Histoire. Il y a un peu de La Mémoire dans la peau, un peu des aventures de Boro : à réserver au bon lecteur car il y a de nombreux flash backs et de nombreux personnages. Interdiction formelle de craquer pour Vango : il est déjà pris.
 
 
Vango, tome 2 : Un Prince sans royaume -  T.de Fombelle - 400 p.
Gallimard jeunesse - 2011 - 17.25 €