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lundi 5 mai 2014

Mon papa en cage – A.de Lestrade/M.Navarro – 75 p. - Le Rouergue – 2014 – 6.80 €


A l’heure du dîner, Loli râle car elle espérait déguster un steack avec du jus qui dégouline ! Malheureusement ses parents n’ont pas les moyens d’acheter de la viande car ils traversent une période de chômage. Alors comme tous les soirs, Loli se contente d’avaler ses pâtes en rêvant à des jours meilleurs. Le lendemain, son père, souhaitant faire plaisir à sa fille, est surpris en flagrant délit de vol de trois steacks hachés à la superette du coin. Il est écroué en attendant son jugement. La vie de Loli s’écroule. Elle se sent coupable de cette situation et de la détresse de tous les membres de la famille. Elle prend soin du balcon paysagé de l’appartement que son père lui a confié pendant sa détention car il est passionné par le jardinage. Quelques mois plus tôt, il a créé un jardin collaboratif au cœur de la cité. Grâce à ce jardin, Loli va découvrir qu’elle n’est pas seule et que les jeunes « caïds-jardiniers » de son père vont non seulement la soutenir mais aussi travailler avec acharnement au jardin collectif pour nourrir Loli, son petit frère Vasco et leur mère. Ce roman aborde avec subtilité le thème difficile de la prison et de la pauvreté. Sans misérabilisme, ni affectation exagérée, Agnès de Lestrade incite les jeunes lecteurs à réfléchir aux difficultés rencontrées lorsqu’un parent est incarcéré. Les illustrations aux personnages-animaux permettent d’adoucir le propos et les conditions de vie en prison mais permettent également de comprendre qu’on peut aimer et rester fier de ceux que l’on aime même lorsque ces derniers ont commis un délit. Dès 8 ans.









lundi 16 décembre 2013

L’Attrape-rêves – X.L. Petit – 275 p. - Ecole des Loisirs – 2009 – 9 €

Quelque part aux Etats-Unis, loin de l’effervescence des villes, Louise vit depuis toujours dans un hameau isolé au cœur d’une vallée. Elle cohabite avec son père, homme taciturne et silencieux depuis le départ de sa femme quelques années plus tôt. Malgré les questions concernant sa mère qui la tourmentent, Louise ne se laisse pas aller à la mélancolie et à la tristesse. Son vœu le plus cher est de faire des études pour ne pas finir sa vie à la scierie du village comme la plupart des habitants. Louise aime apprendre, travailler et se cultiver notamment auprès de M. Harrison. Ce professeur de littérature incite ses élèves à lire les plus grands auteurs Baudelaire, Poe, Lessing, Salinger … Il les entoure, les soutient et leur offre la poésie comme un remède à tous le maux. C’est en lisant à ses camarades un des poèmes d’Emily Dickinson à la demande de M.Harrison que Louise va rencontrer Chems, un nouvel élève de la classe. Il n’est pas de la plaine. Il n’est pas de la vallée. Il n’appartient à aucun groupe d’élèves. Il n’est pas d’ici et pas d’un là-bas connu. Avec ses cheveux longs, sa couleur ambrée de peau et ses traits fins, il ne ressemble à personne mais pourtant Louise est irrésistiblement attirée par lui. Ce roman rude et sauvage m’a emportée au milieu d’une vallée que j’aimerais bien connaître. Le récit est fluide et bien rythmé. Les personnages sont élégamment liés les uns aux autres. Louise est une jeune fille crédible à laquelle on s’attache tout au long du roman. J’ai aimé lire l’alternance de tout ce qui s’éteint, meurt ou disparaît sous les yeux de Louise pour qui tout commence, tout s’ébauche et tout se déclenche … Les intrigues sont elles aussi brillamment imbriquées sans être complexes ou tortueuses. De nombreux thèmes sont abordés comme la préservation de la nature, les relations père-fille et l’amour bien sûr. J’ai apprécié la perspicacité de l’auteur à dévoiler la tolérance sous toutes ces facettes. Il entraîne le lecteur à réfléchir aux enjeux, aux possibilités et aussi aux difficultés qu’elle peut engendrer parfois. Dès 14 ans.

lundi 23 septembre 2013

24 heures d’éternité – H.Ben Kemoun – 111 p. - Thierry Magnier – 2006 – 7.70 €

 
Valentin, lycéen, est enfin en vacances. De longues semaines de repos bien méritées s’annoncent … Malheureusement, ses parents ont décidé de partir seuls en Italie. Il devra camper avec son oncle, Jacky, sa tante Monique et ses cousins Kenny et Priscillia au Pays basque. Valentin vit un enfer quotidien. Priscillia le poursuit d’un long et pressant désir. Kenny, son compagnon d’enfance, le délaisse afin de parfaire sa connaissance de l’Europe avec une jeune bruxelloise, Selma. Jacky et Priscilla sont passionnés par la pétanque, le pastis et les soirées à thème du camping. Valentin compte chaque jour et chaque heure qui le sépare de Nantes et surtout de Caroline, sa petite amie. Après ces deux semaines de calvaire familial, le chemin du retour est une libération pour lui. Assis dans le monospace, Valentin découvre que son oncle et sa tante ont décidé de prolonger les vacances de quelques jours dans le Puy-de-Dôme. Une semaine supplémentaire ! C’en est trop, Valentin profite d’une halte à la station service pour s’enfuir de cette promiscuité qui l’étouffe, de ses jours de vacances gâchées. Il prend son sac et il part en stop rejoindre Caroline. Si Valentin a attendu quinze jours pour être libéré du joug familial, Zacharie a attendu cinq ans, un mois et douze jours pour être libéré de prison. Arrêté pour vol, il pense avoir payé sa dette. Il rêve de voyage et de plages ensoleillées. Il doit juste récupérer son magot caché près de Nantes avant de prendre l’avion et de disparaître à jamais. Il sait qu’il doit être vigilant car ses anciens acolytes doivent le chercher pour connaître l’emplacement du butin, un million et demi d’euros en coupures neuves. Zacharie et Valentin vont se croiser et ils n’oublieront jamais leur rencontre … J’ai lu ce roman d’une traite sans prendre ma respiration. Le rythme est soutenu. La tension monte tout au long du récit. Hubert Ben Kemoun m’a une fois de plus kidnappée par son écriture précise et son style acéré. Les personnages sont fascinants. La situation finale est intense et laisse le lecteur essoufflé. Un très bon roman que je conseille à tous les jeunes gens dès 14 ans.
 
 

jeudi 27 juin 2013

Le quatrième Soupirail – M.S. Roger – 127 p. - Thierry Magnier – 2005 - 7.20 €

 


Roman bouleversant qui raconte les liens difficiles d’un père et de son fils : je t’aime/je te hais, je te ressemble/ je te déteste … Sous une dictature en Amérique latine, un père, écrivain, est kidnappé par la junte au pouvoir. Son fils adolescent va essayer de soutenir son père en prison en lui faisant parvenir des extraits de poésie. C’est poignant, j’ai fini à genoux ! Les élèves adorent même les gros durs ! A piquer à vos enfants ...