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jeudi 12 janvier 2017

Anya et le Tigre Blanc – F.Bernard/F.Roca – 40 p. - Albin Michel Jeunesse – 19 €


Au Pays du Grand Blanc, une malédiction terrifie la population … Les enfants disparaissent les uns après les autres sans cris, sans larmes et sans traces. Aucune protection paternelle et aucune stratégie maternelle ne semblent protéger la jeune génération. Anya, 12 ans, a déjà perdu son frère jumeau et ses amis … Accompagnée de son tigre blanc, elle se prépare depuis toujours à combattre celui ou celle qui viendra la chercher … Mais une nuit particulièrement sombre saura venir à bout de cette guerrière ! Anya et Tigre Blanc est un récit qui fera frissonner les plus intrépides des PetitsProches. Ce conte aux illustrations envoûtantes rappellent comme le merveilleux est nécessaire pour grandir et devenir ! Dès 8 ans.







vendredi 4 octobre 2013

Samuel terriblement vert – H.Ben Kemoun/F.Roca – 42 p. - Nathan – 2011- 5.60 €


Cet ouvrage est le premier roman lu seul par GrandGrand. C’était il y un siècle, il me tenait encore la main dans la rue en sortant de la bibliothèque … Lorsque j’ai offert ce livre à MoyenMoyen, GrandGrand l’a reconnu tout de suite et il se souvenait exactement de l’histoire. C’est vrai qu’elle est effrayante à souhait ! Samuel est très excité car son Oncle Julius, explorateur, revient de voyage. Il a traversé le désert de Patagonie pour rapporter des graines à des laboratoires pharmaceutiques. Les chercheurs en extraient des substances afin de créer des vaccins et des médicaments pour éradiquer des maladies mortelles. Ces graines sont rares et précieuses : ce sont des Galéaparsos. Seul un explorateur et un aventurier comme Oncle Julius était capable de ravitailler les laboratoires du monde entier. Samuel est impressionné. Il aide son Oncle à les stocker soigneusement dans le réfrigérateur familial en attendant le rendez-vous au laboratoire. Heureusement que la famille est réunie pour deux semaines car Samuel veut connaître toutes les aventures de son oncle. Le mercredi suivant, Samuel invite son meilleur ami, Lionel à venir jouer à la console avec lui. Ils se relaient sur un jeu vidéo particulièrement difficile. Absorbés par les crânes explosifs et les morts vivants du jeu, les garçons ont failli oublier le goûter. Heureusement, Lionel marque une pause et propose de préparer un plateau dans la cuisine pour grignoter devant l’écran. Du salon, Samuel indique à son ami les placards et les tiroirs susceptibles de cacher les biscuits et autres friandises. Lionel est un jeune garçon gourmand et débrouillard. Il ouvre le frigo pour débusquer et enrichir la collation. En revenant dans le salon, il félicite Samuel pour ces bonbons au réglisse qui sont excellents ! En un instant, il comprend que Lionel a avalé les graines d’Oncle Julius. En quelques minutes, la peau de Samuel change, elle devient verte et la transformation ne va pas s’arrêter là ! Comme je le disais, ce court roman est un brin angoissant. La métamorphose de Samuel est impressionnante. Le suspens bien orchestré ne permet pas de deviner l’issue de l’histoire. L’amitié, la solidarité et le courage sont les thèmes porteurs du récit. Les illustrations de François Roca entraînent le lecteur au cœur du récit et permettent de visualiser la métamorphose de Lionel. Un très bon roman pour encourager les premières lectures car une fois le premier chapitre lu, on ne peut plus s’arrêter ! Dès 7 ans.

jeudi 29 août 2013

Le Dévoreur d’hommes – H.Quiroga/F.Roca – 64 p. - Edition Seuil Jeunesse – 2003 – 12.20 €

 
Horacio Quiroga est un célèbre conteur latino-américain du XXe siècle. Ce récit Le Dévoreur d’hommes est paru en 1911. Même si cette histoire a plus d’un siècle, elle n’a rien perdu de sa force. Le récit est poignant et j’ai été absorbée par la lecture de cet album. Le style est agréable, classique même s’il a un goût un peu suranné ou bien est-ce la traduction qui rend la lecture un peu laborieuse pour un enfant ? « C’était un roulement titanesque de force pulmonaire soutenue par un courage indomptable » : de nombreux adjectifs, des termes forts et répétés obligent un peu les enfants à serrer les dents et à s’accrocher à l’histoire pour connaître la vie de Rajah, tigre royal du Bengale. Les lecteurs pourront compter sur les impressionnantes illustrations de François Roca pour dépasser la complexité du texte. L’histoire est le récit autobiographique d’un tigre du Bengale, capturé à quatre mois dans la jungle. Vendu dans un cirque, obligé d’effectuer des numéros de foire, Raja devra oublier tout ce qui fait de lui un tigre, un prédateur, un animal libre et fier. Le dresseur, Kimberley, est un homme vil qui prend plaisir à torturer les animaux qui lui sont confiés. Pendant des années Rajah devra supporter les mauvais traitements infligés par son dresseur mais il garde en lui l’énergie de sa haine, la force de son sang et la mélancolie de sa forêt natale. Chaque soir, sous le chapiteau, Rajah se retrouve à quelques centimètres de Kimberley … Des sentiments forts traversent ce récit, haine, rancœur mais aussi respect, confiance … Un beau conte à raconter ou à offrir mais certaines scènes de torture sont rudes donc réservez cet album pour des enfants de 10 ans et plus.

Contes du grenier – E & B De Saint Chamas / F.Roca – 134 p. - Seuil – 2002 – 14 €

 
Je vous présente ce coup de cœur qui me suit depuis de nombreuses années. J’avoue avoir accroché pas mal d’élèves collégiens grâce aux Contes du grenier et aux Contes de la cave. Les contes du grenier regroupent sept contes qui se déclinent en suivant la pérégrination de Laëtitia et Eric, frère et sœur, en vacances chez leur Grand-Mère, Anna. Un jour d’ennui, ils décident de découvrir le grenier de la demeure familiale. Il faut savoir qu’Anna est exceptionnelle. Tout d’abord elle a étiqueté tous les objets de ses greniers. De plus elle est un peu magicienne car lorsqu’elle touche un objet, elle est capable de raconter son histoire. Pas à pas et un peu effrayés, nos jeunes héros ouvrent la première porte du grenier. Ils découvriront des objets insolites et  mystérieux comme Escalibur, le fil d’Ariane, la tapisserie de Pénélope, les résultats futurs du loto de 2050 à 2100, la carte d’identité du soldat inconnu, les ferrets de la Reine… Les greniers d’Anna sont exceptionnels et les enfants vont de surprise en surprise mais certains objets attirent leur attention. Ils décident alors de descendre l’objet à Anna afin de profiter de son don et d’une belle histoire. Par ce subterfuge bien malin, les auteurs nous entraînent à la rencontre de héros attachants, de récits héroïques, d’histoires drôles et attendrissantes … Les illustrations de François Roca sont typiques de son talent et encouragent les lecteurs à découvrir les contes. Ces œuvres sont saisissantes et toujours inquiétantes. Chaque conte ne comporte qu’une quinzaine de page, le récit est donc court et permet d’accrocher les «petits» lecteurs. Entre chaque histoire, le lecteur retrouve Eric et Laëtitia qui progressent jusqu’au septième grenier, le grenier le plus profond et le plus mystérieux …
De la cave au grenier, vos enfants vont être happés par ces contes troublants et parfois un brin angoissant. Dès 9 ans.



samedi 27 juillet 2013

L’indien de la Tour Eiffel – F.Bernard / F.Roca – 33 p. - Le Seuil – 2004 - 20 €


Je suis toujours attirée par les albums XXL que ce soit par leurs poids ou par leurs tailles. Celui a suscité mon intérêt par sa hauteur 39 cm ! Effectivement quand l’histoire se situe au pied de la tour Eiffel en construction en 1889, l’album se doit d’être à la hauteur. Le récit est une histoire d’amour. La force de cet amour entre Billy Powona et Alice la Garenne, va créer des jalousies féroces et des haines meurtrières. C’est d’ailleurs, la mort qui nous tient la main pour commencer l’histoire. Le 5 avril 1889, 4 corps sont retrouvés au cœur de Paris. Les différents meurtres sont liés mais qui est le coupable ? Certainement ce Billy Powona, Indien, immigré de New York, mystérieux, sombre et balafré. Et voir cet étranger au bras d’une des plus belle voix de Paris ! C’en est trop, Paris est en ébullition : aux premières heures du Moulin rouge et aux dernières poutrelles posées de la Tour Eiffel, les esprits s’échauffent. J’ai beaucoup aimé cet album pour grands, pour « enfultes ». Le récit est grave, la tension monte à chaque page et Billy devient un héros maudit. Sa transformation est poignante et son retour à ses origines et à ses rites face à la mort m’a noué la gorge. Les illustrations pleine page sont très réussies avec de nombreux clins d’œil d’époque. Le style est entraînant et les jeunes lecteurs seront sensibles à cette impression de vitesse, de rapidité. Les thèmes de l’amour infini, du héros mystérieux, des combats, du sang, du racisme, d’un Paris en devenir, l’échappée finale à la King Kong, la Bête et la Belle, tout est réuni pour les captiver et les entraîner dans les bas-fonds de Paris à l’aube du XXe siècle.
 
 

lundi 22 juillet 2013

L’Homme-Bonsaï – F.Bernard – F.Roca – 48 p. - Albin Michel Jeunesse – 2003 - 14.35 €

 
Ame sensible s’abstenir ! Si vous recherchez un album plaisant, un conte traditionnel, ne choisissez pas cet ouvrage. Si par contre, vous souhaitez offrir de l’adrénaline, du dépaysement, de la testotérone : cet album est pour vous !
L’histoire commence au sein d’une taverne sombre et enfumée. Le capitaine O’Murphy raconte un de ses récits de marin : le périple et la vie incroyable d’Amédée. Amédée est potier quand il est réduit en esclavage à bord d’un navire commandé par un horrible pirate, le Capitaine Stroke. Amédée est le souffre douleur de l’équipage, il est accusé à tort du crime du quartier-maître. Son sort est scellé et il est débarqué sur une île déserte. A la recherche de bois mort afin de faire un feu, Amédée se penche pour passer sous un arbre et c’est à ce moment qu’une graine de l’arbre lui tombe sur la tête. Le lendemain, Amédée sent une toute petite feuille percer son cuir chevelu. De jour en jour, l’arbre prend racine dans son corps. Amédée essaye de s’entailler le crâne, de sectionner les branches mais ses essais sont voués à l’échec. Amédée dépérit et son arbre croit magnifiquement. Amaigri, désorienté, Amédée s’écroule sur la plage alors qu’une jonque accoste …Je ne vous raconte pas toute l’histoire car c’est un vrai plaisir de le découvrir ! Album ambitieux, un peu mystérieux, extravagant, insolite et légèrement effrayant. Il fait le bonheur de mes fils de 10 et 11 ans. Ils y voient le dépassement de soi, l’intransigeance du destin, la marque du héros, la loi du Talion. Certaines références littéraires, artistiques et religieuses peuvent être difficiles à percevoir pour des enfants mais j’ai confiance en eux et je suis sûre qu’ils se souviendront de cet album quand ils rencontreront plus tard les références employées.
En conclusion, album novateur, masculin que je conseille aux lecteurs confirmés et armés.