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lundi 18 avril 2016

Explore ! La Terre et le ciel – D.Badreddine – 18 p. - Gallimard jeunesse – 2015 – 14,90 € / Sept milliards de visage – Peter Spier – 45 p. - Ecole des Loisirs – 2009 – 15,30 €/5,60 €

Explore ! La Terre et le ciel – D.Badreddine – 18 p. - Gallimard jeunesse – 2015 – 14,90 €


Si le ciel, les nuages et les étoiles intéressent vos Tout-Petits-Proches, proposez-leur d'enrichir leurs connaissances grâce à un documentaire ludique et instructif. La géologie, le cycle de l'eau, l'alternance jour/nuit, le climat et même le système solaire sont à découvrir par des informations courtes et claires. Des volets à tirer, des flaps à ouvrir, des roues à tourner, des pages à déployer animent et donnent du sens aux concepts expliqués. A chaque page, le PetitProche manipule et voit alors la nuit succéder au jour, le nuage se former par évaporation … Un documentaire pour les mains et les neurones ! Dès 2 ans.






Sept milliards de visage – Peter Spier – 45 p. - Ecole des Loisirs – 2009 – 15,30 €/5,60 €

Et si vos PetitsProches ont envie d'explorer et de comprendre le monde, n'hésitez pas à leur proposer ce documentaire enrichissant qui propose de découvrir la diversité de la population mondiale. A chaque double page, l'auteur invite le lecteur à remarquer les différences et les ressemblances entre les individus. L'analyse fine et subtile propose un dialogue ingénieux entre les notions et aiguise le sens de l'observation du lecteur. Il faut distinguer les différences et les nommer afin de mieux les accepter. Au fil de l'ouvrage, Peter Spier guide le lecteur vers plus de tolérance, de respect et de solidarité. Le corps, les sports, les loisirs, les coutumes, les aspirations intimes, les passions, les habitations, les religions et bien d'autres caractéristiques sont inventoriés. La notion de point de vue est abordée avec pertinence. Elle ne pourra que faire réfléchir les jeunes lecteurs et inviter au dialogue en famille ! Toute la force de cet ouvrage est l'extraordinaire travail graphique de l'auteur qui joue habilement avec les codes de l'album et de l'imagier ! Dès 3 ans.






dimanche 2 février 2014

Benjamin et ses copains – V.Cuvellier – 163 p. - Le Rouergue – 2013 – 11.50 €

 
 
Ce roman illustré est un recueil de trois aventures d’un jeune héros haut en couleurs, Benjamin. Si le titre laisse entendre qu’il a de nombreux amis, ces trois récits montrent à quel point Charles, Yvette et Jean-Christophe vont vivre des aventures trépidantes auprès de Benjamin. Les dialogues sont cocasses. Les situations rocambolesques ne manquent pas de piquant et incitent le jeune lecteur à réfléchir à l’amitié et aux stéréotypes qu’il faut parfois dépasser pour connaître vraiment ceux qui nous entourent. Les illustrations noir et blanc rythment la tourne de page en soulignant parfois les émotions ressenties par Benjamin. Un recueil pas gnangnan qui plaira aux PetitsProches dès 8 ans.
 
 
 
 
 

dimanche 22 décembre 2013

A quoi rêve Crusoé ? F.Delaporte – 128 p. - Le Rouergue – 2012 – 8.10 €


En Australie, Thor et Mia sont de jeunes collégiens. Ils sont jumeaux et partagent tout ensemble même leurs rêves. Depuis le berceau, ils nouent leurs songes pour vivre ensemble des rêves extraordinaires. Ce don particulier est leur secret et même leurs parents ne sont pas au courant de leurs liens étranges. Depuis quelques semaines, Thor éprouve le besoin de s’éloigner de sa sœur afin de faire partie d’une bande de copains qui ne souhaitent pas intégrer une fille dans leur groupe. D’ailleurs ce clan n’apprécie ni les femmes, ni les pauvres, ni les intellectuels, ni les trop, ni les pas assez et surtout pas les aborigènes… Ce lien fraternel qui s’effiloche plonge Mia dans la solitude. Elle rêve de plus en plus éveillée et s’imagine exploratrice ou chercheuse d’or. Un matin, emmitouflée dans une de ses rêveries, un jeune aborigène, portant le même costume d’écolier qu’elle l’interpelle et lui propose de l’accompagner sur le chemin du collège. Crusoé et sa famille viennent juste de quitter le bush pour s’installer en ville. Dans la même classe, Mia et Crusoé deviennent rapidement amis et même un peu plus. Ils s’entraident en échangeant leurs connaissances. Mia donne des cours de soutien à Crusoé et ce dernier l’initie à l’art aborigène. Alors que Thor et Mia ne font que se chamailler, leur don se révèle à nouveau et un rêve particulièrement réaliste les oblige à s’interroger : leur rêve est-il prémonitoire ? Sont-ils vraiment en danger ? Quelle est cette cave secrète sous leur maison ? Mia est d’autant plus inquiète que Crusoé à disparu …
Ce roman est un récit d’initiation. Le thème des rites de passage à l’âge adulte est le cœur de l’histoire. Ces rites sont présentés dans leur version traditionnelle par Crusoé et plus contemporaine pour Thor. Mia a sa manière est elle aussi en transition. Les relations frère-sœur sont travaillées dans toute leur complexité particulièrement le lien extraordinaire de la gémellité (PetiteChérie et GrandMachin : ici). J’ai particulièrement apprécié de découvrir la culture aborigène tout au long du roman. De nombreuses informations sur leurs modes de vie, leurs coutumes et leurs arts enrichissent le récit. Le brin de magie ou en tout cas le petit bout d’inexplicable est un vrai plaisir … Ce roman est très dépaysant et se lit d’une traite car on craint le pire à chaque tourne de page. Construit autour d’un suspens grandissant, l’auteur nous kidnappe et ne nous permet pas de reprendre notre souffle et je ne sais pas vous mais moi, j’adore ça ! Dès 11 ans.

dimanche 8 décembre 2013

Mon ami Jim – K.Crowther – 26 p. - Ecole des Loisirs – 1998 – 5.50 €


Au coeur d’une forêt, Jack est un jeune merle qui décide de découvrir la mer. Après avoir traversé bois et collines, il s’« émerleveille » de cette immensité bleue et scintillante. Sur la plage, il rencontre Jim, une jeune mouette mâle. Ils font connaissance et prennent plaisir à voler ensemble. Après une nuit perchée sur un rocher, ils s’endorment en contemplant la voie lactée. Ils n’en finissent pas de discuter et une solide amitié voit le jour. Jim invite alors Jack à s’installer chez lui afin de visiter son village et ses alentours. Ils pêchent, ils partagent leurs connaissances, ils s’apprécient et ne veulent plus se quitter. Malheureusement, les mouettes du village n’apprécient pas du tout l’arrivée de ce merle. Les villageois sont inquiets et méfiants. Ils n’aiment pas cet oiseau tout noir dans leur cité toute blanche. Ils décident alors de ne plus se rendre au village. Le bonheur de Jack est à son comble lorsqu’il trouve un coffre plein de livres chez son ami. Chaque soir, Jack lit une histoire à Jim qui découvre le plaisir de la lecture car le peuple Mouette ne lit pas ! Ce rituel littéraire est leur moment d’intimité. Pourtant des petites oreilles profitent aussi des belles histoires de Jack …J’aime beaucoup les ouvrages de Kitty Crowther. Certains peuvent sembler difficiles et un peu obscurs. Mon ami Jim est pourtant un album lumineux et porteur d’espoir. La place accordée aux bienfaits de la lecture ne peut qu’inciter les enfants à devenir lecteurs. L’amitié entre des deux oiseaux si différents est un beau plaidoyer contre le racisme et les discriminations. Les illustrations sont nombreuses. Sous forme de vignettes ou grand format, elles montrent bien l’intimité entre les deux amis. Une lecture chaleureuse porteuse de sens à partager en famille. Dès 5 ans.

Du même auteur, dans une prochaine chronique, les albums de Poka et Mine que j’affectionne particulièrement !

lundi 16 septembre 2013

La Guerre des Mots – T.Dedieu/F.Marais – 32 p. - Sarbacane – 2012 – 15.20 €

Rien ne va plus dans le monde de la graphie : l’équilibre entre les mots et les chiffres est rompu. Les chiffres sont devenus les maîtres du monde. Ils sont fiers, orgueilleux et complètement envahissants. De la cour d’école à la Bourse, ils sont partout. Les lettres se révoltent. Elles jurent de combattre chaque nombre. Elles rayeront jusqu’aux plus petits chiffres de la planète. C’est la guerre entre les chiffres et les lettres. De A à Z, de 0 à 9, tous sont enrôlés et engagés dans une lutte sans merci. Les hommes sont complètement déboussolés devant cette guerre fraternelle. Que faire, quelle armée choisir ? Heureusement qu’ils décident de réconcilier les troupes en insistant sur l’importance des chiffres mais aussi sur la valeur des mots. Enfin réunis et unis par un traité de paix, les chiffres, les lettres, les hommes et même les notes de musique fêtent la fin de la guerre. Edité en collaboration avec Amnesty International, cet album « souligne l’impasse de relations fondées sur la discrimination et l’importance du respect de mêmes droits pour tous et partout dans le monde ». Abordé sur le thème de l’humour, cette guerre fratricide questionne sur bien des problèmes d’actualité. Les situations cocasses permettent aux enfants et aux plus grands d’appréhender l’absurdité de la haine, du racisme et des jugements catégoriques. Dialogue, conciliation, médiation sont des valeurs portées par les hommes dans ce livre. La typographie, héroïne de cet ouvrage, est utilisée comme support à l’illustration et comme vecteur de sens. Les couleurs sont vives et participent elles aussi à la qualité de cet album. Il sera apprécié par les enfants et par les adultes. MoyenMoyen, 6 ans, l’a réclamé cinq soirs d’affilé. Ce livre est un message d’espoir porté avec finesse et talent. Dès 5 ans.
Le clin d’œil au célèbre tableau romantique de Friedrich est un délice !
 
 

mercredi 31 juillet 2013

Le chat de Tigali – D.Daeninckx – 30 p. - Syros – 2007 – 3 €


Un couple d’instituteurs s’installe à Saint-Martin, petit village proche de Marseille à leur retour d’Algérie, certainement enseignants expatriés en Kabylie. Vanessa, leur fille, six ans a absolument souhaité ramener leur chat Amchiche de Tigali. Quelques jours après leur arrivée, Amchiche est blessé par un tir de fusil. Dans le village, personne n’a rien vu, personne ne sait rien. Mais le lendemain du drame, ils reçoivent une lettre anonyme « Personne ici ne veut plus voir ta sale bestiole. La prochaine fois sera la bonne ». Ce récit si court est d’une rare intensité. J’étais sous tension pendant les 30 pages car on sait, on sent que l’issue sera fatale à l’un des protagonistes de cette histoire. Mais qui sera la victime ? Pas besoin de préciser que Didier Daeninckx est un écrivain talentueux qui tient son lecteur en haleine. Ce roman est une vraie perle à conseiller à tous les jeunes lecteurs et bien évidemment aux non-lecteurs car ce mini-roman peut vraiment les accrocher. Dès 8 ans, si l’enfant est prêt à lire un livre un peu « stressant ».
 

mardi 30 juillet 2013

Copains comme cochons – JF Dumont – 25 p. - Flammarion – 2010 - 12.50 € / 5.50 €

En vraie Sarthoise, j’ai une devise      « tout est bon dans le cochon » ! Alors comment résister à ses deux groins en couverture. Je n’ai pas regretté mon choix. Dans une ferme, deux familles de cochons s’affrontent. D’un côté les Bruns, gorets tachetés dont le fils s’appelle Bruno et de l’autre les Roses, porcs roses, dont la fille se nomme Rosalie. Autour de la mare, chaque famille dédaigne l’autre et les enfants n’ont pas le droit de jouer ensemble. Mais Bruno et Rosalie s’ennuient et ils se retrouvent par hasard dans un creux de vase. Têtes de cochon tous les deux, le ton monte, les jarrets s’échauffent et la bagarre éclate. Après quelques coups de sabots, Bruno et Rosalie se retrouvent accrochés par leurs queues en tir bouchon. Ils ont beau s’arc-bouter, tirés par les autres animaux : pas moyen de se séparer. La solution s’impose d’elle-même, les deux familles vont devoir vivre ensemble en attendant que nos deux héros puissent se séparer. J’ai ri, mes fils aussi ! Le récit est drôle et les jeux de mots sont subtils. L’histoire semble simple mais je trouve qu’elle permet d’aborder des questions qui nous concernent tous : les préjugés, le racisme, la rumeur …Les illustrations sont abouties et pimentent le récit. En pleine page, les expressions des animaux sont épatantes. Un régal, de la confiture pour tous les petits cochons !
 
 

samedi 27 juillet 2013

L’indien de la Tour Eiffel – F.Bernard / F.Roca – 33 p. - Le Seuil – 2004 - 20 €


Je suis toujours attirée par les albums XXL que ce soit par leurs poids ou par leurs tailles. Celui a suscité mon intérêt par sa hauteur 39 cm ! Effectivement quand l’histoire se situe au pied de la tour Eiffel en construction en 1889, l’album se doit d’être à la hauteur. Le récit est une histoire d’amour. La force de cet amour entre Billy Powona et Alice la Garenne, va créer des jalousies féroces et des haines meurtrières. C’est d’ailleurs, la mort qui nous tient la main pour commencer l’histoire. Le 5 avril 1889, 4 corps sont retrouvés au cœur de Paris. Les différents meurtres sont liés mais qui est le coupable ? Certainement ce Billy Powona, Indien, immigré de New York, mystérieux, sombre et balafré. Et voir cet étranger au bras d’une des plus belle voix de Paris ! C’en est trop, Paris est en ébullition : aux premières heures du Moulin rouge et aux dernières poutrelles posées de la Tour Eiffel, les esprits s’échauffent. J’ai beaucoup aimé cet album pour grands, pour « enfultes ». Le récit est grave, la tension monte à chaque page et Billy devient un héros maudit. Sa transformation est poignante et son retour à ses origines et à ses rites face à la mort m’a noué la gorge. Les illustrations pleine page sont très réussies avec de nombreux clins d’œil d’époque. Le style est entraînant et les jeunes lecteurs seront sensibles à cette impression de vitesse, de rapidité. Les thèmes de l’amour infini, du héros mystérieux, des combats, du sang, du racisme, d’un Paris en devenir, l’échappée finale à la King Kong, la Bête et la Belle, tout est réuni pour les captiver et les entraîner dans les bas-fonds de Paris à l’aube du XXe siècle.
 
 

lundi 22 juillet 2013

Comme le loup blanc – E. Battut – 32 p. - Autrement Jeunesse – 2002 - 11.88 €

 
Vous savez que je suis sensible aux albums d’Eric Battut. Je ne sais pas pourquoi je n’étais jamais tombée sur cet ouvrage-ci et c’est bien dommage car je trouve que Comme le Loup Blanc est à tomber à la renverse de vérité et d’historicité. Dans une belle garenne, GrandLapin blanc décide qu’il y a trop de lapins et que seuls les lapins de grande taille pourront rester afin de préserver la nourriture. Réunion publique et tous les lapins sous la toise : au revoir les petits Lapins. Puis GrandLapin décide que seuls les lapins avec des grandes moustaches pourront rester : au revoir les grands lapins à courtes moustaches. Tout l’été GrandLapin purge la garenne et les terriers. Au cours de l’hiver, Il finit seul. Puis un plus grand lapin blanc se présente : il est vraiment grand, il a de très grandes dents et il n’aime pas les carottes. C’est l’heure de dire au revoir au despote GrandLapin blanc et de voir revenir tous les lapins bannis. Une belle métaphore sur des thèmes difficiles : la différence, le racisme, l’épuration ethnique. Cet ouvrage est typique de l’album à plusieurs niveaux de lecture : les enfants y verront les diktats propres à l’enfance : porter un sweat, un jean, avoir les cheveux comme ceci ou comme cela … Nous voyons les horreurs de l’histoire. La fin est heureuse et permet de rencontrer le narrateur qui est un mini lapin de toutes les couleurs …Le récit est resserré et rythmé par l’évocation des saisons. Les illustrations sont pleines de sens et enrichissent le récit (on devine que le visiteur final n’est pas un lapin car on voit des traces de peinture sur ses empreintes de pas.). Trois couleurs : blanc, rouge, noir sont utilisées par E.Battut ; ce triptyque de couleurs intensifie le tragique du thème et donc du récit. Un album à lire pour tous les enfants et les grands ! A partir de 12/13 ans, je recommande de lire cet album et Matin brun afin d’évoquer avec les enfants les notions de diversité, de richesse et de courage !
 
  
Matin Brun –F. Pavloff – 10 p.
Editions Cheyne – 2 €