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lundi 17 août 2015

Pourquoi tu pleures ? / Obéir, désobéir - C.Dolto/C.Faure-Poirée/F.Mansot – 28 p. chacun - Gallimard – 2015 – 6,20 € l'un



Le surnom secret de PetitPetit est NéronPinochet. Même si en grandissant, il s'apaise et trouve sa place dans la famille. Il reste un enfant intense et exigeant. Nous avons de nombreux titres de la collection Mine de rien disséminés dans la maison (ici et la !). Ces livres-outils ont souvent été très utiles pour aborder des sujets difficiles ou désamorcer des situations conflictuelles avec mon despote adoré. En découvrant Obéir/désobéir, il a tout de suite reconnu des situations qui lui étaient pénibles comme dire bonjour aux inconnus, prêter ses jouets ou ranger sa chambre. Nous avons pu « re »discuté de certaines obligations ... Dans Pourquoi tu pleures ?, nous avons abordé le sujet des larmes de tristesse mais aussi de celles qui expriment la colère ou la fatigue. Réunis autour de cet ouvrage, je lui ai expliqué que parfois ses pleurs étaient épuisants et coupaient toute communication avec lui. Mais comme le rappelle l'auteur, je me suis aussi souvenue que les sanglots, les plaintes et les chouinements en tout genre, étaient aussi souvent, pour les plus petits, le seul moyen d'exprimer des émotions qui les bouleversent. Poussée par les plus grands de la fratrie, j'avais oublié comme parfois les plus jeunes n'ont pas les mots pour expliquer ce qu'ils ressentent et qu'il faut du temps pour passer le stade des pleurs. J'apprécie ces ouvrages car ils questionnent et engagent les PetitsProches et les GrandsProches à réfléchir. Le ton juste, les explications claires et les situations évoquées auxquelles nous sommes tous confrontés font de ces ouvrages, si bien illustrés, des indispensables pour grandir ! Dès 3 ans.


- Pourquoi tu pleures ? -







- Obéir/Désobéir -



jeudi 6 février 2014

Je n’ai pas fait mes devoirs parce que …D.Cali/B.Chaud – 30 p. - Hélium – 2014 – 12.50 €


Lorsque je sombrerai tranquillement dans ma chambre de la maison de retraite des Bleuets, je me souviendrai de deux horribles souvenirs de l'enfance de mes enfants. Tout d'abord, les virus, les miasmes et les microbes en tout genre et aussi LES DEVOIRS ! Les horribles devoirs qui bloquent toute la famille au retour de l'école. Cahiers de texte vissés sous les yeux, cartables avachis aux pieds des chaises ... les leçons s'enchaînent, la fatigue s'accumule et les pleurs ne sont jamais loin ! Parfois j'aimerais que mes enfants me mentent et me disent qu'ils n'ont pas de devoirs mais ils sont cruellement honnêtes et je ne peux pas y échapper ... Alors moi, ce héros, à l'imagination débordante et à la fainéantise affichée, je l'adore même s'il ment comme un arracheur de dents. Chaque tourne de page propose de "bonnes" excuses pour se justifier auprès de la maîtresse de ne pas avoir fait ses devoirs. Des elfes qui ont caché les crayons, des reptiles géants qui ont envahi le quartier ou l'enterrement de son chat, ce jeune garçon déploie un éventail de possibilité incroyable ... Malheureusement, il n'est pas le seul à lire des livres ! Cet album aux illustrations soignées et aux détails croustillants propose un très bon moment de lecture. Le rire et l'imagination sont au rendez-vous et remontent le moral après la "tannée" des devoirs ... Dès 6 ans.






lundi 16 décembre 2013

A la sieste – I.De Moüy – 26 p. - Ecole des loisirs – 2013 – 12.50 €



Les animaux de la savane sont tous d’accord ! Ils ne veulent plus faire la sieste. La girafe est trop grande, le singe est trop occupé et le lion sait que les rois ne font pas la sieste … Alors ce n’est pas la peine d’insister ! Pourtant une petite fille a plus d’un tour dans sa poche pour imposer ce temps de repos à tous ! Cet album cartonné au format à l’italienne propose un récit tendre et drôle. Les illustrations caractéristiques d’Iris de Moüy aux traits noirs si appuyés sont très réussis et incitent le jeune lecteur à découvrir toutes les expressions du refus, de la colère et de la contestation … Dès 2 ans.

Si vous souhaitez découvrir les autres ouvrages de cette talentueuse illustratrice : le Petit Calder et Mes affaires. Son blog, c’est par ici !




 

mercredi 11 décembre 2013

Rosalie aime le rose mais pas seulement – C.Cantais – 40 p. - Atelier du Poisson soluble – 2012 – 12 €


Depuis que j'ai fait connaissance de Claire Cantais, je ne peux plus m'en passer (enfin depuis que je lis ses livres !). Après Avec de l'ail et du beurre et On n'est pas des poupées, je me suis vraiment régalée à la lecture de Rosalie aime le rose mais pas seulement ! Rosalie est une fille (enfin un petit monstre féminin) qui aimerait que Barnabé (petit monstre à chapeau) la laisse en paix. Malheureusement il ne doute pas de ses talents de séducteur et la poursuit de ses ardeurs ! Heureusement Rosalie ne se laisse pas faire car elle a autre chose à faire ! En quelques mots bien trouvés et grâce aux illustrations soignées, Claire Cantais croque une situation drôle mais pas seulement … La couverture poilue et soyeuse est irrésistible ! Tout mes enfants l'ont lu et adoré (même les Grands) ! A lire pour rire et réfléchir, n'est-ce pas messieurs ? Dès 5 ans !

 


Si vous aimez les histoires au poil, je vous conseille Raoul la Terreur, tout aussi poilu, tout aussi poilant et vraiment drôle !

Raoul la terreur – C.Cantais – 24 p. - Atelier Poisson soluble – 2008 – 12 €





 
Le site de Claire Cantais : ici !

lundi 21 octobre 2013

Le Dîner – M.Van Zeveren – 37 p. - Ecole des Loisirs – 2012 – 5.50 €


J’ai découvert cet auteur grâce à MoyenMoyen. Si je suis dans une phase bleue, il est dans un cycle Van Zeveren. Sa classe participe à un concours autour des ouvrages de cet auteur. Ils ont construit une cabane de cochonnes ! J’ai hésité entre la maison close et l’élevage des truies mais je n’avais rien compris … Cela étant, j’ai pu emprunter cinq ouvrages de cet écrivain prolifique. Tout d’abord le Dîner qui est mon préféré. Dans un terrier bien décoré, GrandLapin demande à PetitLapin de rester sage pendant qu’il va chercher le dîner. Comme à son habitude, PetitLapin profite d’être seul pour aller jouer dans la forêt. Malheureusement il se fait capturer par GrandLoup qui l’enferme dans son réfrigérateur. Sur les conseils d’une petite grenouille emprisonnée elle-aussi, ils décident d’attendre que PetitLoup, comme à son habitude, désobéisse à son père en grignotant avant l’heure du dîner. Une fois le réfrigérateur ouvert par PetitLoup, PetitLapin et son amie s’échappent au grand désarroi de la famille Loup. De retour au terrier, PetitLapin doit lui aussi attendre l’heure du dîner … Mais obéira t-il à GrandLapin ? Cet album au ton léger et drôle rappelle les fables de la Fontaine. Le thème de l’attrapeur-attrapé, la petite « morale » finale, les dialogues entre les héros forment une courte fable moderne et joviale. Les répétitions rythment le récit et permettent de créer des scènes décalées. Les illustrations sont savoureuses et les expressions des animaux invitent à jouer le récit ! Dès les pages liminaires, les repères visuels et les jeux de mise en scène sont habiles et donnent de l’intensité à cette histoire pas si anodine que ça ! Dès 4 ans.
En lisant les deux albums suivants, j’ai mieux compris la construction d’une cabane de cochonnes.


La Porte – M.Van Zeveren – 61 p. - Ecole des Loisirs – 2009 – 5.50 €

La Porte est un album sans texte. Une jeune cochonne se faufile dans la salle de bains. Elle a envie de prendre un long bain toute seule. Comme un grande, elle prépare le tapis de bain, elle ôte ses ballerines rouges, elle enlève sa robe. Elle sort le grand miroir doré pour s’admirer sous toutes les coutures. Malheureusement, sans frapper, sa mère surgit dans la salle de bains en tenant le petit dernier à bout de bras. Elle doit changer le bébé tout de suite. Voyant ce grand bain chaud disponible, sa mère et le petit en profitent pour faire leurs toilettes du soir. La jeune cochonne qui s’est enroulée précipitamment dans le tapis de bain, boude. Elle n’apprécie pas trop que sa Maman utilise son bain sans demander … A ce moment, la porte s’ouvre en grand pour laisser le passage à ses deux petits frères. Les jumeaux ont une envie pressante et doivent utiliser les wc qui sont dans la salle de bains. La petite cochonne ronge son frein car plus le temps passe et la famille s’invite dans la salle de bains qu’elle espérait occuper quelques minutes seule. Notre jeune héroïne va-t-elle patienter ? Ou bien va-t-elle remettre ses ablutions à plus tard ? Cet album sans texte permet à l’enfant d’imaginer tous les dialogues. Chaque lecture offre une nouvelle version. Selon l’âge et le vécu de l’enfant, il projettera certainement des moments de sa propre vie. MoyenMoyen en profite généralement pour prêter un langage ordurier à la jeune cochonne (il n’a pas de chance, je l’ai entendu au babyphone !). Tout le récit est donc dans les illustrations. Les mimiques et la colère de la jeune fille sont mises en valeur. Les tournes de page sont utilisées comme des ellipses qui enrichissent et rythment le récit. Les enfants sont friands de cette famille qui se dénude à chaque page. La scène des jumeaux qui utilisent les wc est un grand moment de rire. On peut aussi discuter sur ces moments du soir où toute la famille se réunit pour les douches, les brossages des dents et les pyjama. On peut souligner aussi l’importance de l’intimité dont chacun peut avoir besoin et alors rappeler à l’enfant qu’il doit demander à avoir un moment à lui seul et tranquille dans la salle de bains ou ailleurs aussi … Vivre en fratrie ne rime pas obligatoirement avec vivre en batterie ! Dès 5 ans.


Il est minuit – M.Van Zeveren – 58 p. - Ecole des Loisirs – 2008 – 10.50 €
 
Dans l’album, Il est minuit, nous retrouvons la même famille. L’album ne comporte pas de texte. Seulement une phrase apparaît : « Il est minuit ». A la première page de l’album, l’héroïne s’ennuie. En fouillant dans les tiroirs, elle trouve des vieux vêtements qu’elle décide d’enfiler pour se déguiser. Devant les yeux de son père qui essaie de lire son journal, elle devient Cendrillon. Fidèle au récit de Perrault, elle va jouer le conte parfaitement. Tout d’abord, elle enfile un tablier et couvre ses cheveux d’un fichu. Accroupie au sol, elle lave le sol du salon. Quelques lattes de parquet plus loin, elle décide qu’il est l’heure d’aller au bal. Elle se pare alors d’une magnifique écharpe et d’une paire de souliers verts (vair !). Elle n’a pas besoin de chercher un prince, son cher Papa fera un excellent cavalier. Ils tournent, ils dansent, ils valsent mais tout d’un coup, « il est minuit » ! Son père connaît-il la suite du conte ? Saura t-il combler sa princesse ? Une fois de plus, ce court album sans texte permet d’imaginer une nouvelle histoire à chaque lecture. L’enfant peut donc aussi lire l’histoire seul. Il offre aussi la possibilité d’inverser les rôles et l’enfant peut lire à un GrandProche. Les enfants sont toujours fiers d’endosser ce rôle. Ils n’auront pas à retrouver les mots ou à se souvenir du récit car c’est à eux de l’inventer. Michel Van Zeveren fait donc confiance aux enfants pour interpréter le célèbre conte de Perrault. Les illustrations qui portent tout le récit sont très réussies et une fois de plus la tourne de page est utilisée avec pertinence. Dès 5 ans.

 
 
 
Un article du Monde des livres sur Michel Van Zeveren, ici !

mardi 15 octobre 2013

Marre du rose – N.Hense/I.Green – 34 p. - Albin Michel jeunesse – 2009 – 11 €


Ilya Green est une illustratrice que j’ai découverte cette année. Depuis janvier, je recherche tous ses albums afin de mieux comprendre son travail et de cerner son style graphique. Je vous ai déjà présenté certains de ces albums dans la chronique 11 Mon Arbre et le Masque et dans celle-ci les plus belles Berceuses jazz et Ti’Poucet. J’ai gardé celui-ci pour cette chronique de rentrée car il me semble indispensable à la bibliothèque d’un enfant, qu’il soit fille ou garçon. Une petite fille se révolte contre l’omniprésence du rose autour d’elle ; pas moyen d’y échapper : sur les vêtements, sur les jouets, sur les fournitures scolaires. Cette fillette aime les vêtements noirs, les dinosaures, les insectes et surtout les grues. Ses parents respectent ses goûts vestimentaires mais ils l’incitent à changer de comportement en l’affublant de l’horrible surnom de garçon manqué ! Cette expression trotte dans la tête de la petite fille qui comprend qu’elle est considérée « un peu comme un garçon mais pas un garçon quand même ». Elle observe et analyse les comportements des autres enfants autour d’elle et particulièrement d’Auguste et Carl qui s’intéressent plus à la couture, aux fleurs et aux perles. Sont-ils des filles manquées ou des garçons loupés ? Elle décide d’assumer sa personnalité sans changer d’un iota. Elle sait qu’elle est une fille et décide d’en être fière. La petite fille demande alors à ses parents de ne plus jamais l’appeler garçon manqué. Les illustrations sont hautes en couleurs et montrent les situations quotidiennes vécues par la petite fille. Son regard frondeur et sa moue boudeuse prouvent sa maturité et sa capacité de réflexion. Elle tient à sa différence et ne craint pas de se rebeller contre les préjugés de ses parents. A la dernière page, la petite fille est dans le groupe d’enfants. Elle est complètement intégrée. Elle y est à sa place comme Carl et son déguisement de fleur-coccinelle, comme les petites filles princesses et comme les spidermen verts. Elle se sent bien et son regard (pointé vers le lecteur) nous confirme qu’elle a raison d’être ce qu’elle est ! Cet album a fait cogiter MoyenMoyen longtemps ! Il ne venait pas à bout de cette expression « un garçon manqué ». Mais les garçons qui aiment les jeux de fille sont aussi des garçons manqués. Il étirait son raisonnement jusqu’à imaginer un troisième sexe pour les enfants qui étaient manqués … Il a essayé d’étiqueter tous les élèves de sa classe. Il s’est alors rendu compte que cela n’avait aucune importance et qu’il aimait aussi bien les filles très filles, les filles aimant les jeux de garçons et toutes les autres ! Pour tous les enfants dès 5 ans.



Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon – C.Bruel/A.Galland/A.Bozellec – 50 p. - Editions Etre – 1976/2009 – 17 €
 
J’ai profité du remue-méninges de MoyenMoyen pour lui proposer un album que j’apprécie beaucoup même s’il est un peu complexe : Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon. Une petite fille souffre des remarques blessantes et du manque d’affection de ses parents qui la jugent trop masculine. Petit à petit, elle perd son identité. Son ombre se modifie et devient une ombre de garçon. Elle refuse cette ombre, elle lutte … Elle s’épuise et perd goût à la vie. Heureusement une rencontre au pied d’une statue de Charles Perrault lui donnera la force d’être fière d’elle … Cet album qui est un classique de la littérature jeunesse est complexe. Il peut déranger les GrandsProches qui apprécient les albums lisses et légers. Le travail d’illustration est admirable et offre un véritable récit visuel. Le rapport texte-image est intense. Le mal-être et la souffrance de Julie sont touchants. Son combat et sa victoire sont aussi un peu les nôtres lorsque l’on referme ce livre. Dès 7 ans.
Sur ce thème parfois difficile d’être un garçon ou une fille, d’un peu des deux ou aucun des deux, je vous conseille la lecture de l’article d’Ariane Tapinos, Fille ou garçon ? Citrouille – 2013- n°64 – p. 9



Strongboy, le tee-shirt de pouvoir – I.green – 36 p. - Didier jeunesse – 2011 – 10.90 €
 
Je ne sais si vous êtes comme moi mais j’ai des tenues pour affronter certaines journées. J’ai une tenue lorsque je dois négocier avec mes responsables (féminine mais sobre, classe et bien coordonnée d’après moi). J’ai des tenues lorsque je m’occupe des enfants à la maison (des pelures, des pantalons larges qui ne craignent rien enfin plutôt qui ne craignent plus rien, ni la morve, ni le vomi, ni les « crucs » non identifiés) et enfin j’ai une tenue porte-bonheur pour les rendez-vous importants. Olga, l’héroïne de cet album est comme moi (d’ailleurs elle me ressemble !). Elle a un tee-shirt de pouvoir, le tee-shirt strongboy ! Ce vêtement frappé d’un grand S permet à Olga de commander aux autres enfants. En un instant, elle se transforme en dictateur : Sophie, Gabriel, Ana et le chat doivent se plier aux désirs de Mademoiselle. Dans le désordre mais sur un ton qui n’attend aucune réplique Olga veut que les fourmis construisent une piscine, elle exige que Sophie lui donne sa pomme. Elle ordonne à Gabriel de marcher à quatre pattes et le Chat doit aller lui chercher une glace à la fraise. Tous s’exécutent sans broncher … Mais lorsque le chat revient avec la glace de Mademoiselle, il porte lui aussi un tee-shirt Strongboy ! Olga est dépitée. Le Chat explique alors que le marchand de glace l’offre à tous les enfants qui lui achètent des glaces à la fraise … Un à un, les enfants reviennent avec un Stongboy sur le dos… La chute est savoureuse et permet de désamorcer par le rire la tension narrative. L’escalade de la violence retombe et chacun peut réfléchir et discuter sur la situation engendrée par ce vêtement de super pouvoirs. Sans ton moralisateur, sans conseils édifiants, Ilya Green fait confiance aux jeunes lecteurs pour trouver et comprendre seuls les enjeux et les limites des rapports de force dans un groupe. Elle entremêle habilement des instants drôles et d’autres moments plus délicats. Les illustrations sont vives et centrées sur les expressions des jeunes héros. Sans décor, ni ornement superflus, le cadre régulier et la répétition rappellent presque les flip-books, le site de flip books : ici et une vidéo là ! Je pense que je  vais revoir toute la garde robe de PetitPetit (son petit nom du quotidien est Néron !) pour trouver son tee-shirt de pouvoir et le brûler au milieu du jardin en dansant comme une damnée ! Vous remarquerez le titre qui souligne l’importance qu’Ilya Green donne à l’égalité des garçons et des filles et aux libertés individuelles. Dès 5 ans.
 
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mercredi 25 septembre 2013

Moi j’adore, maman déteste – E.Brami / L.Le Néouanic – 96 p. - Seuil Jeunesse – 1997 – 12.70 €

 
Le titre m’a tilté, l’expression du chat et du petit garçon ont fini par me convaincre. Arrivée à la maison, un enfant vissé sur chaque genou, je découvre toutes les situations quotidiennes qui me hérissent le poil comme « qu’on ait de la fièvre le lundi matin, les cultures de haricots qui pourrissent, les élevages d’escargots qu’on oublie, qu’on ait la bougeotte en voiture » et j’en passe ! A chaque page, je m’exclame « ah, ça c’est vrai ! » et mes deux derniers « Ah, non c’est lui, c’est GrandGrand, ah, non mais on ne fait jamais ça quand tu es là ! » J’ai beaucoup ri et eux aussi. Cet album nous a permis de discuter de nos différents points de vue et des situations qui finissent en cri, en larme ou en boudin. MoyenGrand avait envie de rajouter quelques situations personnelles, je vous avoue que ça m’a fait froid dans le dos. Les illustrations vives et très colorées exploitent bien les bêtises évoquées. Cet album humoristique permet de faire le point sur les règles de vie en famille. J’ai réussi à glisser que je n’étais pas mono-maniaque/psycho-rigide comme certains regards peuvent parfois le laisser penser mais que toutes les familles ont des règles que tout système fonctionne selon des lois. En effectuant quelques recherches, j’ai découvert que cet album a été décliné en plusieurs titres : Moi je déteste, maman adore – Moi j’adore, maman aussi – Moi j’adore, la maîtresse déteste … Je pars en recherche et je vous tiens au courant : le titre Moi j’adore, maman aussi … m’attire particulièrement, pas vous ? Dès 4 ans.
 
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vendredi 16 août 2013

Tout ce qu’une Maman ne dira jamais – N.Carlain/R.Badel – 32 p. - Elan Vert – 2012 – 11.59 €

Adultes sensibles s’abstenir ! Dans cet album, les auteurs ont décidé d’imaginer un véritable calvaire parental. 18 situations cauchemardesques sont recensées dans cet album : « Laisse tomber les légumes mais je te prie de terminer tous les bonbons, Arrête de lire, ça fait mal aux yeux, Ne fais pas tout de suite tes devoirs, il y a encore des dessins animés à la télé ». Vous avez compris le concept ! J’ai tout de suite adhéré à ces situations retournées et j’ai noté (en grinçant des dents) que ces 18 préceptes sont les phrases que je répète le plus à la maison … Nous suivons donc les péripéties d’un jeune garçon qui suit les recommandations de sa Maman à la lettre. Accompagné de son chat, il est particulièrement appliqué et obéissant (le bougre). La chute est attendue mais savoureuse. Nous nous reconnaîtrons toutes dans ce précepte final ! Chaque double page offre deux situations infernales et donc deux règles de vie à méditer. Les jeux typographiques sont intéressants et ponctuent les ordres donnés. Les illustrations sont mises en valeur et enrichissent les situations lues. Certains dessins sont rocambolesques, les expressions du chat sont vraiment drôles. MoyenGrand, 10 ans et MoyenMoyen, 6 ans adorent cet album qu’ils lisent à tue-tête. Ils n’ont de cesse d’imaginer comment ils pourraient détourner certaines règles de la maison comme « range ton cartable » ou « Mets quelque chose dans tes pieds (je sais je suis vieille France) ». Dans tous les cas, j’aime lire cet album à mes Loups. Il permet d’aborder et de synthétiser les règles de vie que j’ai à cœur. Le rire et le dialogue offrent des perspectives nouvelles et proposent à chacun un moment de parole et j’espère, de compréhension. Depuis, lorsque le climat familial le permet, je m’amuse à reprendre certains préceptes de cet album et … miracle, les enfants s’exécutent en souriant …
 
 

mercredi 31 juillet 2013

Obéïr ? Se révolter ? V.Gérard/C.Paurd – 67 p. - Gallimard Jeunesse – 2012 - 10.15 €


A ces âges de doux remous, de questionnement, j’ai trouvé ce documentaire très pertinent. Il permet de poser des bases de réflexion philosophique sur la notion de liberté. En quatre chapitres : obéir à ses parents, l’obéissance crée t-elle le pouvoir ? Pourquoi obéir et jusqu’où ? Quand les hommes se révoltent-ils ? Ce documentaire décline toutes les formes d’autorité et de soumission. Portées par des citations de philosophes célèbres, les explications sont claires et permettent aux enfants de se sentir concernés par les différentes situations décrites. J’ai apprécié que la vie familiale soit décryptée sous cet angle de l’obéissance des enfants à l’autorité parentale : Suis-je libre quand j’obéis à mes parents, à mes enseignants ? Devrai-je obéir toute ma vie à mes parents ? Comment mes parents peuvent-ils savoir ce qui est bien pour moi ? Serai-je un homme libre si j’ai passé mon enfance à obéir ? Sans complaisance pour les enfants et les parents, ce documentaire apporte un éclairage vraiment intéressant sur les liens parents-enfants. Les noms des grands auteurs sont soulignés et renvoient vers des petites bulles colorées dans lesquelles ces auteurs sont brièvement présentés. Les notions importantes sont elles aussi expliquées dans les marges ce qui permet aux enfants de comprendre la signification de la notion et surtout de la comprendre dans son contexte. Enfin, j’ai trouvé ce documentaire intelligemment construit : le point de départ de la réflexion philosophique est l’obéissance dans le cadre familial et quotidien puis l’enfant est accompagné dans sa réflexion jusqu’aux grands questionnements politiques, philosophiques comme la notion d’ordre social, de tyrannie, de révolte sociale. Les enfants pourront trouver des réponses à leurs questions personnelles mais aussi à leurs questions concernant l’actualité française et internationale. Bien que discrètes, les illustrations sont pertinentes et permettent de comprendre certaines explications en un clin d’œil…