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dimanche 26 juin 2016

Purée de cochons – S.Servant/L.Le Saux – 32 p. - Didier jeunesse – 2016 – 12,50 €


Aujourd'hui, le loup est content de sa récolte. Dans la forêt, il a trouvé une carotte, deux navets et trois porcelets. Rentré chez lui, il feuillette le carnet de recettes secrètes de Mamie Loup pour faire une purée de petits cochons ! Malheureusement ne sachant pas lire, il s'emmêle les griffes ... Il finit par croire les porcelets qui de leur casserole lui donnent des conseils culinaires et l'obligent à courir la forêt pour trouver des ingrédients étonnants … Purée de cochons est un album drôle et « savoureux ». Les PetitsProches se régaleront des clins d'oeil aux contes traditionnels et reconnaîtront les personnages célèbres de la culture enfantine. Ils comprendront aussi que savoir lire est indispensable pour ne pas devenir « le loup de la farce » !
Dès 4 ans






jeudi 14 janvier 2016

Le loup sous le lit ou quand une petite fille sait ce que les adultes ne savent plus – S.Servant/B.Morel – 48 p. - Oskar – 2012 – 14,95 €


En sortant de l'école, une fillette aperçoit un loup prostré derrière le trottoir de l'école. Avec des gestes doux, des mots bienveillants et une écharpe rouge qu'elle lui noue autour du cou, la fillette parvient à le rassurer et à le convaincre de se réfugier chez elle. Trop sauvage pour franchir le pas de la porte, le loup préfère se reposer derrière la maison. Il reviendra chaque jour la chercher pour explorer la forêt. Sur les pas du loup, la petite fille découvre les splendeurs de la nature. Et le mercredi, c'est elle qui le guide à travers les rues de la ville et de ses trésors … Le loup sous le lit offre un magnifique récit d'amitié et de tolérance. On savoure chaque clin d'oeil aux contes et aux loups célèbres. Stéphane Servant apprivoise avec talent les aventures de Marlaguette qui devient sous sa plume une étonnante fille-loup. Les illustrations aussi intenses que les mots captivent et donnent à espérer bien après la fin de l'histoire. Dès 5 ans. ♥






jeudi 17 septembre 2015

Ma mère – S.Servant/E.Houdart – 32 p. - Thierry Magnier – 2015 – 18 €



Une petite fille, particulièrement avisée et délicieusement sage, dresse le portrait de sa mère. Elle sait, depuis son plus jeune âge, que sa maman n'est pas comme les autres. La sienne ne ressemble pas à une maman-gâteaux ou à une maman-bébé. La sienne est un être d'ombres et de lumière. Une génitrice au caractère végétal avec ses jungles et ses déserts. Une douce daronne qui malgré ses blessures a dompté son cœur sauvage en un cœur maternel en y tatouant le premier cri de son enfant ...Ma mère est un album bouleversant. Le récit poétique évoque l'amour maternel dans toute sa force, sa splendeur et sa férocité. Tout en économie et sans emphase mais avec justesse, Stéphane Servant tisse un portrait inoubliable. Emmanuelle Houdart, quant à elle, nous propose une fois de plus des illustrations oniriques qui ne peuvent pas laisser indifférent. Son univers graphique souligne ce qu'il y a de viscéral et de « déraisonnable » dans l'amour qui unit une mère et son petit ! Un vade-mecum maternel à offrir à tous les enfants… Dès la naissance.

Sur le chemin des amours d'Emmanuelle Houdart, ici !





mercredi 5 novembre 2014

Chat par-ci/Chat par-là – S.Servant – 78 p. - Le Rouergue – 2014 – 7 €


Suite à un accident de vélo, Sofiane doit rester chez lui pendant une semaine. La jambe emprisonnée dans un plâtre, il ne peut pas bouger et il s’ennuie. Pour passer le temps, il regarde par la fenêtre et ne perd pas une miette des jeux de sa petite voisine. Elle est belle et semble profiter de chaque instant pour s’amuser. Sofiane aimerait la connaître et partager ses rêveries avec elle. Malheureusement Sofiane est très timide et il n’ose pas lui adresser la parole. Mais l’envie de la rencontrer est trop forte. Il décide d’utiliser le collier de son chat Lunes pour glisser un message en espérant que son matou croise la belle inconnue ! Ce que Sofiane ne sait pas c’est que son chat a plus d’un tour dans ses moustaches …Chat par-ci/Chat par-là propose deux récits recto-verso qui se répondent, se croisent, s’opposent … Ce n’est qu’en lisant les deux histoires que le nœud se dénoue et prend tout son sens ! Une lecture savoureuse qui promet de belles surprises. MoyenMoyen, 8 ans et moi sommes complètement fan de cette collection originale et détonante ! Dès 7 ans.

Si vos PetitsProches s’interrogent sur les voisins, peut-être des réponses ici ! Les autres livres de cette collection Bomerang déjà présentés : le jour du slip/Je porte la culotte et Mon cheval s’appelle Orage/Mon frère est un cheval, Totem/je t’aime !




jeudi 28 novembre 2013

Nos beaux doudous – S.Servant/I.Green – 40 p. - Didier Jeunesse – 2013 – 12.90 €


Un jeune enfant voue un amour absolu à son doudou. Cette peluche un peu oursonne le comble et le maintient dans un état de tout petit qui lui convient parfaitement. Effectivement ce petit garçon ne veut pas grandir et refuse de manger sa soupe qu’il donne en cachette à Doudou qui lui grandit, grandit et grandit tant qu’il ne rentre plus dans la maison. Les parents décident alors de le jeter dehors mais notre jeune Peter Pan ne veut pas quitter Doudou … Cet album est encore une grande réussite d’Ilya Green et de Stéphane Servant. Ce jeune héros refuse de grandir et s’oppose fermement à ses parents. Les thèmes de la confiance, de l’amour et de l’émancipation sont habilement traités. Le style d’Ilya Green, reconnaissable entre tous, offre des illustrations tendres mais intenses à ce récit tout aussi fort. J’ai apprécie les clins d’œil à Max et les Maximonstres et à Peter Pan. Dans la même veine que le Masque ou Ti’Poucet (chron12), j’aime ces jeunes héros qui n’ont pas froid aux yeux …
Mes présentations des ouvrages d'Ilya Green : ici !


 




lundi 21 octobre 2013

Le Masque – S.Servant/I.Green – 40 p. - Didier Jeunesse – 2011 – 14 €


Petit Frère a trouvé LE masque au coin de la rue. Ce masque blanc est tout simple. Il ne comporte aucune décoration. Mais il donne le pouvoir de se transformer en n’importe quel animal. Petit Frère est aux anges. Il l’enfile et le voilà devenu ouistiti pour s’amuser et plaire aux filles du square. Ainsi transformé, Petit Frère se donne le droit de les embrasser. Les baisers volés ne sont pas du goût des demoiselles. Elles repoussent vigoureusement ce petit singe chapardeur. Afin d’épater les copains, Petit Frère se transforme en ours. Malheureusement emporté par sa force, il essaie de commander et ses camarades le chassent. Tant de refus blessent l’enfant masqué. Il se transforme alors en loup. Ce loup est gigantesque, il a des dents jaunes et des yeux rouges terrifiants. Affamé, Petit Frère veut rentrer chez lui. Mais ses parents ne le reconnaissent pas et lui interdisent l’accès à la maison. Malgré ses efforts pour l’ôter, le masque reste mystérieusement collé à son visage. Petit Frère a peur. Petit Frère est seul. Abandonné par tous, il se métamorphose en chien errant. Il se réfugie près d’une voie ferrée pour se cacher et pour pleurer en secret. A la nuit tombée, sa grande sœur vient le réconforter et lui prodiguer caresses, câlins … Peut-être détient-elle le secret pour briser le sort qui emprisonne Petit Frère ? Cet album est très bien orchestré. Tout d’abord, le récit, dont le héros nommé Petit Frère sous-entend la présence et la bienveillance d’un aîné, est construit habilement. La tension monte peu à peu jusqu’au dénouement final qui est vécu comme une libération. Comme le veut la tradition du conte, le Masque invite à la réflexion et à l’analyse. Sans être écrite, la morale se devine à la dernière page. J’apprécie néanmoins que l’auteur laisse à chacun la liberté de formuler la morale qui lui convient. En lisant, de nombreux clins d’œil aux contes sont d’ailleurs à découvrir comme le Loup et les sept chevreaux, le Petit Chaperon rouge et Hansel et Gretel. Le narrateur « Grande Sœur » permet de dédramatiser les aventures de l’enfant animal. Effectivement, Le petit garçon tout doux du début de l’album devient un loup sauvage qu’on imagine féroce. Il est rejeté par ses amis et même par ses parents. Il n’est plus reconnu par les siens. Cet album donne vie et sens aux peurs enfantines les plus terrifiantes. J’y ai vu aussi une belle allégorie de l’enfant qui se construit et qui passe par des stades et des essais de personnalité. J’y ai aussi lu une allusion à la colère. Lorsque l’enfant est en colère, il est hors de lui, il est méconnaissable même par ses proches. Il faut attendre que la colère passe, que l’enfant se recentre et dompte ses émotions. (Je vais peut-être le lire chaque soir à PetitPetit comme une prière ou comme un traité d’éducation !). Les thèmes abordés sont forts : la colère, le pouvoir, la peur, l’abandon et la solitude. Les relations fraternelles sont mises à l’honneur. L’amour et la confiance de Grande Sœur dépassent l’amour parental et permettent à Petit Frère de réintégrer son corps et de dompter la bête qui sommeille en lui comme en chacun de nous. Les métamorphoses physiques mais aussi émotionnelles de Petit Frère sont impressionnantes. Visuellement ces transformations sont tout aussi intenses. Les proportions sont travaillées et permettent à la peur de prendre toute la page. Si l’enfant-animal est effrayant, les décors et les couleurs utilisées sont chatoyants et ne peuvent laisser présager qu’une fin douce et calme. J’ai lu cet album avant de le lire à MoyenMoyen. Je n’étais pas sûre qu’il aimerait cette histoire. Effectivement, il m’a dit « Ca fait un peu peur là ! Les yeux du loup, y’sont très rouges et il est très grand ». Je crois que cet album est à réserver aux enfants qui aiment les sensations fortes. Dès 6 ans.


 


jeudi 17 octobre 2013

Ti Poucet – S.Servant/I.Green – 40 p. - Rue du Monde – 2009 – 15 €


Après la chèvre de Monsieur Seguin, MoyenMoyen est passionné par le Petit Poucet. Règle t-il définitivement son complexe d’Œdipe ou essaie t-il de me dire quelques chose ? Dans tous les cas, nous arpentons tous les rayonnages de la bibliothèque à la recherche des diverses versions du Petit Poucet. Je vous avais déjà présenté le Journal secret du Petit Poucet de P.Lechermeier et R.Dautremer, ouvrage que je connais depuis longtemps maintenant mais que j’ai relu avec plaisir : ici ! Nous avons aussi relu Perdu et nous avons de nouveau ri et apprécié le rythme de cet ouvrage, ici. Ti Poucet est un album qui a subjugué MoyenMoyen et qui m’a confortée dans mon admiration pour Ilya Green. Cet ouvrage est une réécriture moderne du Petit Poucet. Dès la première page, on comprend que Ti Poucet est un jeune garçon qui vit à notre époque et peut-être à côté de chez nous. Il traîne en périphérie de la ville. Il semble désoeuvré. Les mains dans les poches, il triture sans cesse les trois cailloux qui ne le quittent jamais. Les villageois se moquent de lui car il a préféré manger les miettes de pain et mettre les fameux cailloux dans sa poche plutôt que de suivre ses frères et de retrouver ses parents un peu trop méchants. Les villageois le méprisent. Ils interdisent à leurs enfants de jouer avec lui. Ils le montrent du doigt en prévenant les plus jeunes que s’ils n’obéissent pas ils seront seuls et pitoyables comme Ti Poucet. Mais un jour, cette petite ville tranquille est terrorisée par l’arrivée d’un ogre gigantesque qui veut un enfant à dévorer. Cet ogre est effrayant avec sa bouche rouge et ses tatouages qui lui couvrent le corps. Un fois leurs enfants cachés, les villageois décident d’offrir Ti Poucet à l’ogre. Ils sont bien contents de se débarrasser de l’horrible colosse et du minuscule orphelin du même coup. Heureusement Ti Poucet est si petit qu’il arrive à se faufiler entre les doigts de l’ogre. Il court Ti Poucet, il court après la grand-route, au cœur de la forêt. Il tente se semer l’ogre dont il sent le souffle dans son cou … Cette réécriture du célèbre conte de Perrault n’est pas une version édulcorée. On frémit vraiment à la première lecture. Les villageois sont méprisables. Ti Poucet, malgré son visage renfrogné, est d’une fragilité sincèrement touchante. L’ogre est juste terrifiant avec ses dents « pointutes ». Heureusement que la fin du récit et la chute sont admirablement bien menées. L’histoire prend alors tout son sens, chaque chose reprend sa place. La vérité est dite. Le chagrin et la rancœur sont passés. Ti Poucet peut se reconstruire et grandir en paix. La mise en abyme et les conseils donnés aux lecteurs sont savoureux et apaisent le ou les lecteur(s). Suivant le schéma narratif du conte traditionnel, Stéphane Servant donne du sens à son interprétation du Petit Poucet. Les enfants ne s’y tromperont pas et sauront lire entre les lignes et débusquer leur propre version du conte. D’ailleurs, les plus affûtés débusqueront des clins d’œil à d’autres récits célèbres. Avec cette version, on touche du doigt l’essence même de l’intertextualité ! Les illustrations sont en adéquation avec cette version du conte. Les couleurs sont flamboyantes. Le rouge est très présent et souligne les sentiments de colère et de peur de Ti Poucet. On retrouve le style d’Ilya Green et ses marottes, l’enfant-chat, les arabesques de l’eau et des nuages, les pommettes rougies des enfants et surtout leurs regards si caractéristiques. Si vous aimez le rouge, je vous conseille cette exposition virtuelle de la BNF : ici. Dès 7 ans pour les PetitsProches qui sont au clair avec la peur de la dévoration et des monstres !
 

mardi 16 juillet 2013

Le machin - S.Servant / C.Bonbon – 24 p. - Didier Jeunesse – 18.91 / 11.88 / 5.23 €

 
Mais qu’est-ce que c’est ce Machin ? Le Machin est un morceau de tissu rayé rouge et blanc. Il servira de bonnet à Bobo l’éléphant, de jupe à Zaza la brebis et de couverture à Lili la fourmi et à bien d’autres animaux … Mais d’où vient ce Machin ? Ca je vous laisse le découvrir car la chute est inattendue et rigolote ! Le récit en pérégrination est habituel mais les enfants apprécient particulièrement de découvrir les animaux sur le chemin de la tourne des pages. Les illustrations sont savoureuses car les animaux sont réalisés en tissu. Je ne suis pas une grande couturière mais de nombreux détails de texture, de broderie sont mis en avant et animent l’album. Le travail sur la typographie est intéressant car elle donne vie au dialogue. Un bel album pour les Tout-PetitsProches.