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jeudi 13 avril 2017

D'entre les ogres – Baum/Dedieu – 40 p. - Seuil jeunesse – 15 €


Dans un monde qui ressemblerait presque au nôtre, au coeur d'une forêt, un bébé pleure au creux de son panier d'osier. C'est un bébé d'homme qui ne sait plus comment faire entendre son désarroi et sa détresse … Affolés par les pleurs tonitruants, Monsieur Ogre ne résiste pas au désir de pouponner ! Commence alors la formidable vie de Blanche, petite fille d'entre Monsieur et Madame Ogre … Cet album ficelé par Baum et Dedieu est un formidable plaidoyer à la tolérance et à la parentalité. Le récit poétique et les illustrations sans concessions rappellent aux lecteurs que l'amour permet tous les abandons et fait oublier les peurs de la dévoration ! Dès 4 ans.






mardi 24 janvier 2017

A l'intérieur des méchants – C.Perrin – 6 p. - Seuil jeunesse – 18 €


Si vos PetitsProches semblent tout savoir sur les Méchants ou si justement ils éprouvent encore des angoisses à l'heure du coucher, proposez-leur un surprenant voyage dans les entrailles du loup, de l'ogre et de la sorcière ! Cet album ludique est un vade-mecum particulièrement réussi qui les décortique et met à nu les trouilles les plus ancrées. Des flaps, des découpes et des superpositions ingénieuses offrent aux lecteurs des trésors à manipuler ! Déshabiller l'ogre, fouiller dans les poches de la sorcière et écorcher le loup, voilà une bien jolie activité pour mieux les connaître et de une bien réelle façon de ne plus les craindre ! Dès 3 ans.





lundi 20 juillet 2015

Mini lecteurs, maxi aventures !



Nous vous conseillons ces deux très courts romans qui amuseront les lecteurs débutants … Chaque récit est accompagné de jeux et d'activités qui permettent d'identifier les personnages, les lieux et les péripéties. Jeux de mots, jeux de lettres et jeux de sons aideront les enfants à se familiariser avec la lecture. Les nombreuses illustrations soutiennent l'attention des jeunes lecteurs...Dès 6 ans.

Le Goûter de l'ogre – J.Leroy – 24 p. - Milan – 2015 – 4,99 €

A l'école des chevaliers, on forme les futurs défenseurs du château dès le plus jeune âge. Guidés par leur maître d'armes, les apprentis apprennent à monter à cheval et à manier l'épée. Mais le jeune Simon, lui, préfère se cacher pour dessiner et peindre. Un jour, l'Ogre Gros-Bidon attaque le château … Sans pitié, il dévore le maître et ses élèves ! Si Simon n'est pas un chevalier très zélé, il saura utiliser ses talents pour déjouer les plan de l'Ogre !


Gare au loup ! C.Loupy/B.Amsallem – 24 p. - Milan – 2015 – 4,99 €

Alice est un petit Chaperon rouge qui n'a pas froid aux yeux. Malgré les recommandations maternelles, elle choisit de prendre le chemin le plus rapide pour rendre visite à sa grand-mère. Même les avertissements du Loup, rencontré dans la forêt ne lui font pas peur … Pourtant une surprise l'attend chez sa Mamie !







dimanche 15 mars 2015

Emilie Pastèque – E.Houdart/L.Flamant – 24 p. - Thierry Magnier – 2007 – 17.50 €


Emilie Pastèque est une drôle de petite fille. Alors que les autres enfants jouent avec des cubes et bavent amoureusement sur leurs doudous, elle préfère collectionner et ranger une multitude de petits trésors. Emilie ramasse, cueille, rassemble et amasse des coquillages, des livres, des cailloux, des rubans, des œufs …. Elle passe son temps à remplir des paniers, des sacs, des vases et des casseroles. En grandissant, ses collections ont envahi toute la chambre. A 5 ans, Emilie s’est créée un monde qu’elle adore. Elle n’a ni le temps, ni la place pour accueillir qui que ce soit dans son domaine. Ses parents inquiets chuchotent à sa porte pour l’encourager à voir d’autres enfants. Pour fuir leurs sollicitations, Emilie s’enfonce profondément dans sa collection de choses. Elle creuse si profondément qu’elle tombe dans l’antre d’un ogre. Commence alors pour Emilie, une aventure qu’elle n’oubliera jamais … Emilie Pastèque est un album envoûtant. Le récit initiatique entraîne le PetitProche à suivre l’héroïne jusque dans le ventre de l’ogre dont elle ressortira métamorphosée. Son combat sera une délivrance et une libération pour devenir une jeune fille sereine et sûre d’elle-même. Les illustrations d’Emmanuelle Houdart sont fantasques, symboliques et parfois effrayantes. Elles fourmillent de détails et attirent le lecteur dans un monde que l’on ne veut plus quitter … Dès 5 ans pour les enfants qui n’ont pas froid aux yeux !





dimanche 20 octobre 2013

La Nuit des cages – Rascal/S.Hureau – 35 p. - Didier Jeunesse – 2007 – 13 €


Dans un passé ténébreux ou dans un monde qui ressemblerait au nôtre il y a longtemps, un jeune ogre est mis en cage par des soldats. A cette époque et dans cette contrée étrange, on croit à l’adage « Tel père, tel fils ». On emprisonne donc le fils pour qu’il ne commette pas les ravages de son père, l’ogre Morillon. Malgré les explications et les lamentations de sa mère, il est emmené en pleine nuit. Afin de ne pas finir pendu comme son père, il profite de l’obscurité pour se faufiler entre les barreaux. Il court à perdre haleine au cœur de la forêt pour échapper aux soldats qui le talonnent. Mais bientôt sonnent le tintement de la crécelle et la mélodie du basson dans la plaine. Caché dans les fourrés, le jeune ogre aperçoit une curieuse procession composée d’êtres étranges : nains, haridelles, mendiants, califes, bouffons …. Leur chant raconte leur mésaventure, ils étaient cent vaillants soldats qui aux douze coups de minuit ont été transformés en rats, chiens et doryphores par une terrible sorcière. Ivres de vengeance, ils ont réussi à attraper la fille de la magicienne qu’ils veulent brûler vive sur un grand bûcher. A la vue de la jeune fille en cage, le cœur du jeune ogre bat la chamade et par esprit de solidarité et peut-être un peu plus, il profite, de la pagaille engendrée par la rencontre des soldats et de l’étrange procession, pour libérer la belle et jeune sorcière. L’amour leur fait pousser des ailes. Ils échappent à leurs poursuivants et trouvent refuge dans une grotte au coeur de la forêt où leur amour dure depuis de nombreuses années. Leurs enfants sont trois petits êtres ailés mais seront-ils ogres ou sorcières ? Le récit est savoureux. Le texte est ciselé et les rimes sont un plaisir à lire et à entendre. Le vocabulaire moyenâgeux est pertinent. Le thème de la filiation et des préjugés est savamment travaillé tout au long de l’album. Les illustrations présentées comme un théâtre d’ombres chinoises sont très originales. Noir sur fond blanc, elles permettent toutes les interprétations. De multiples détails anachroniques ou burlesques sont à débusquer comme des casques de samouraïs pour les soldats, des trottinettes, un appareil photo, un camescope, un serpent en laisse, un varan magicien, des tortues voltigeuses et bien d’autres encore. La faune et la flore sont des éléments majeurs de ce récit graphique. Ils sont les témoins de la folie meurtrière des hommes. D’ailleurs dans cet album, les ailes de papillon sont des yeux ! La graphie est raffinée. Les lettrines sont magnifiques. Cet album très élaboré utilise le merveilleux pour traiter de problèmes sociaux d’actualité ! Original et jubilatoire. Dès 8 ans.

jeudi 17 octobre 2013

Ti Poucet – S.Servant/I.Green – 40 p. - Rue du Monde – 2009 – 15 €


Après la chèvre de Monsieur Seguin, MoyenMoyen est passionné par le Petit Poucet. Règle t-il définitivement son complexe d’Œdipe ou essaie t-il de me dire quelques chose ? Dans tous les cas, nous arpentons tous les rayonnages de la bibliothèque à la recherche des diverses versions du Petit Poucet. Je vous avais déjà présenté le Journal secret du Petit Poucet de P.Lechermeier et R.Dautremer, ouvrage que je connais depuis longtemps maintenant mais que j’ai relu avec plaisir : ici ! Nous avons aussi relu Perdu et nous avons de nouveau ri et apprécié le rythme de cet ouvrage, ici. Ti Poucet est un album qui a subjugué MoyenMoyen et qui m’a confortée dans mon admiration pour Ilya Green. Cet ouvrage est une réécriture moderne du Petit Poucet. Dès la première page, on comprend que Ti Poucet est un jeune garçon qui vit à notre époque et peut-être à côté de chez nous. Il traîne en périphérie de la ville. Il semble désoeuvré. Les mains dans les poches, il triture sans cesse les trois cailloux qui ne le quittent jamais. Les villageois se moquent de lui car il a préféré manger les miettes de pain et mettre les fameux cailloux dans sa poche plutôt que de suivre ses frères et de retrouver ses parents un peu trop méchants. Les villageois le méprisent. Ils interdisent à leurs enfants de jouer avec lui. Ils le montrent du doigt en prévenant les plus jeunes que s’ils n’obéissent pas ils seront seuls et pitoyables comme Ti Poucet. Mais un jour, cette petite ville tranquille est terrorisée par l’arrivée d’un ogre gigantesque qui veut un enfant à dévorer. Cet ogre est effrayant avec sa bouche rouge et ses tatouages qui lui couvrent le corps. Un fois leurs enfants cachés, les villageois décident d’offrir Ti Poucet à l’ogre. Ils sont bien contents de se débarrasser de l’horrible colosse et du minuscule orphelin du même coup. Heureusement Ti Poucet est si petit qu’il arrive à se faufiler entre les doigts de l’ogre. Il court Ti Poucet, il court après la grand-route, au cœur de la forêt. Il tente se semer l’ogre dont il sent le souffle dans son cou … Cette réécriture du célèbre conte de Perrault n’est pas une version édulcorée. On frémit vraiment à la première lecture. Les villageois sont méprisables. Ti Poucet, malgré son visage renfrogné, est d’une fragilité sincèrement touchante. L’ogre est juste terrifiant avec ses dents « pointutes ». Heureusement que la fin du récit et la chute sont admirablement bien menées. L’histoire prend alors tout son sens, chaque chose reprend sa place. La vérité est dite. Le chagrin et la rancœur sont passés. Ti Poucet peut se reconstruire et grandir en paix. La mise en abyme et les conseils donnés aux lecteurs sont savoureux et apaisent le ou les lecteur(s). Suivant le schéma narratif du conte traditionnel, Stéphane Servant donne du sens à son interprétation du Petit Poucet. Les enfants ne s’y tromperont pas et sauront lire entre les lignes et débusquer leur propre version du conte. D’ailleurs, les plus affûtés débusqueront des clins d’œil à d’autres récits célèbres. Avec cette version, on touche du doigt l’essence même de l’intertextualité ! Les illustrations sont en adéquation avec cette version du conte. Les couleurs sont flamboyantes. Le rouge est très présent et souligne les sentiments de colère et de peur de Ti Poucet. On retrouve le style d’Ilya Green et ses marottes, l’enfant-chat, les arabesques de l’eau et des nuages, les pommettes rougies des enfants et surtout leurs regards si caractéristiques. Si vous aimez le rouge, je vous conseille cette exposition virtuelle de la BNF : ici. Dès 7 ans pour les PetitsProches qui sont au clair avec la peur de la dévoration et des monstres !