J’ai lu cet album à sa sortie. Il m’avait marquée. Depuis que je publie cette chronique, j’ai recherché cet album. Beaucoup d’émotions mais pas de références bibliothéconomiques … Je me souvenais d’un grand format, d’un phare, de l’amour d’un homme et d’une sirène, de la brutalité de la guerre. En ce moment, je recherche tous les albums de Rascal et c’est par le biais de cette recherche que je l’ai enfin retrouvé. Sa relecture a été un grand plaisir, je me suis délectée de chaque page et de chaque illustration. L’aventure commence dès la couverture, j’aimerais une reproduction grand format encadrée dans mon salon. Je trouve que ce phare est magnifique et que chacun d’entre nous, pouvons projeter nos rêves, nos espoirs et tous nos lendemains. Avant la page de titre, une carte pleine de malice et de jeux de mots nous stimule les neurones et nous prépare à entrer en littérature et en récit graphique. Ange, 13 ans, est orphelin. Il est élevé par son oncle Yann, pêcheur. Un soir de tempête, Yann disparait à bord de son bateau. Vissé à sa longue vue, Ange scrute la plage, terrassé par le chagrin et la solitude. Après des heures et des heures d’attente, Ange aperçoit un mouvement sur la plage, un corps ballotté par les vagues. Son cœur ne fait qu’un bond et il s’élance pour retrouver son oncle. Une fois arrivé au creux des rochers, Ange aperçoit une petite main aux doigts fins, il a trouvé un trésor, une sirène blessée nommée Swidja. Il aura besoin de tout l’amour de sa jeune sirène de 158 ans pour affronter l’appel des tambours, la survie dans les tranchées et un corps cassé au retour du front de la première guerre mondiale. Les illustrations sont des tableaux, chaque double page est une réalisation graphique magnifique et j’espère que vous trouverez autant de plaisir à découvrir cet album. Les jeunes gens peuvent le lire dès 14 ans.
Des coups de cœur en littérature jeunesse dès la naissance et même avant ... Des albums, des romans, des livres extraordinaires pour les petits et les grands ! Vous pouvez aussi retrouver mes présentations sur le site de Caroline Desages, journaliste, penseesbycaro, les chroniques de Marje, sur le site Daddy Coool, rubrique lecture et sur le blog haricotmagique, le premier mercredi de chaque mois !
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jeudi 1 août 2013
samedi 27 juillet 2013
Une sirène chez les hommes – K.Sakaï – 42 p. - Ecole des Loisirs – 2009 - 13.70 €

Je suis bien consciente que les albums sont difficiles à proposer à ces âges : 6/9 ans. Les enfants n’ont plus envie de lire des albums car il faut le dire les albums « ça fait bébé » ! Pourtant certains albums sont vraiment pertinents à cet âge car la double lecture image/texte permet aux enfants d’être immergés dans l’histoire et en même temps de se libérer du texte pour comprendre l’histoire grâce au récit icono-textuel. J’ai lu ce livre à mon fils de Bientôt6ans et j’ai arrêté la lecture car je sentais qu’il était mal à l’aise. Effectivement, cet album est destiné à des enfants matures et prêt à suivre une jeune sirène dans un combat bien difficile. Comme une suite de la Petite Sirène d’Andersen, nous rencontrons une sirène qui ne supporte plus de vivre sous les flots. Enceinte, elle décide d’offrir à sa fille la chance de grandir parmi les hommes. Elle dépose son nouveau-né sur un rocher au pied d’un temple car « elle est sûre que les hommes lui donneraient tout l’amour dont elle a besoin ». Recueillie par un couple de commerçants sans enfant, elle fait le bonheur de ce couple vieillissant malgré sa queue de sirène et sa mélancolie. Obligée de vivre dans le secret, notre jeune sirène est aussi une artiste. Elle décore les bougies vendues par ses parents adoptifs qui font fortune grâce à son talent. Les marins du monde entier viennent acheter les bougies décorées qui semblent porter bonheur lorsque ces dernières sont brûlées au temple. La présence de cette jeune créature fait des envieux et bientôt un marchand de cirque frappe à la porte …Pas besoin de vous dire que l’histoire est sombre mais complètement envoutante. Je l’ai relue plusieurs fois afin de profiter de sa richesse et de celle de l’écriture. Les illustrations de Komako Sakaï sont une fois de plus magnifiques et soulignent les émotions de la jeune héroïne la mélancolie, la tristesse et la détermination. L’auteur Mimei Ogawa aborde les thèmes de la superstition avec finesse et sème le trouble sans donner d’explications précises, c’est à nous lecteurs de tout âge d’imaginer les liens invisibles et peut-être magiques de ce conte.
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