Affichage des articles dont le libellé est SIMARD ERIC. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est SIMARD ERIC. Afficher tous les articles

jeudi 12 décembre 2013

Mémoire en mi – F.Hinckel – 43 p. - Syros – 2013 – 3 €



Depuis que j’ai goûté à ces petits romans, je ne peux pas m’empêcher d’en acheter, d’en emprunter et d’en lire énormément. Nous faisons des échanges avec MoyenGrand et MoyenMoyen. Nous avons tous nos préférés et nous commençons à avoir une belle collection. Mon préféré est toujours le Goût des tomates mais j’avoue que Mémoire en mi lui tient maintenant compagnie sur le podium. Dans un futur proche, au XXIIème siècle, la science et la technologie permettent aux hommes de vivre très vieux, presque 300 ans. Malheureusement, les médecins même les plus chevronnés ne trouvent pas le moyen d’optimiser la capacité de notre cerveau. Nous ne pouvons pas mémoriser 300 ans de souvenirs, notre mémoire sature rapidement. Chaque jour, les habitants de cette nouvelle civilisation doivent enregistrer leurs souvenirs du jour sur une base de données qui leur est attribuée à la naissance. En ce jour d’anniversaire, Juliette a profité de ses amies et de la fête organisée par ces parents. Elle a très envie de conserver chaque moment de cette belle journée sur sa base mémoire gravée à ses initiales. Elle aimerait juste oublier l’arrivée de sa nouvelle nounou qui va permettre à sa mère de reprendre le travail à temps plein. Quelle barbe, cette nouvelle nounou ! Heureusement cette nurse s’installe avec sa fille, Justine, qui a le même âge qu’elle. Même si Juliette sait qu’elle n’a pas le droit de jouer avec les domestiques, cette fillette lui promet enfin des heures de jeux à partager. D’ailleurs en ce jour chargé d’émotions, Juliette éprouve le besoin de revoir ses souvenirs de tout petit enfant pour ressentir à nouveau le plaisir d’être bercée dans des bras chaleureux. C’est la première fois que Juliette réactive sa base mémoire en mode lecture et ce qu’elle découvre va certainement changer le cours de sa vie …Dès 9 ans.



Roby ne pleure jamais – E.Simard – 44 p. - Syros – 2013 – 3 €

Je vous ai déjà présenté quelques ouvrages d’Eric Simard. J’aime son style ciselé et son approche pertinente de thèmes fédérateurs comme les innovations technologiques, le clonage et les nanotechnologies. Dans ce très court roman, Roby ne pleure jamais, Eric Simard se penche sur les enjeux et les limites de l’intelligence artificielle. Dans un futur pas si lointain, Roby est un roboïde c'est-à-dire un robot à la sensibilité humaine. Ses créateurs sont fiers de leur « Pinocchio de l’an 3000 ». Ils affinent l’apparence du jeune robot et le programment afin qu’il ne puisse jamais égaler l’homme ni se rebeller contre son maître. Ils augmentent ses capacités sensorielles tout en veillant à ne pas activer de zones ou de possibilités d’éveil émotionnel. Une fois les installations humanoïdes effectuées, Roby est loué afin de tenir compagnie à des enfants qui se sentent seuls comme Cyrielle. Roby tente alors d’être le plus agréable possible avec sa jeune maîtresse. Ils jouent ensemble aux cartes, au ping-pong et deviennent vite inséparables. Si Roby éprouve les mêmes sensations que les humains, il se rend vite compte qu’en présence de Cyrielle, il éprouve une émotion différente … Roby ressent pour la première fois le sentiment amoureux ! En quelques pages, Eric Simard incite le lecteur à se poser de vraies questions. Qu’est ce que l’intelligence artificielle ? Est-ce que ressentir des sensations entraîne nécessairement d’éprouver des émotions ? Ce récit resserré oblige à une narration dense et à des personnages forts. La fin est soignée et donne la sensation que la boucle est bouclée … Dès 9 ans.

jeudi 17 octobre 2013

Allô Jésus, ici Momo – E.Simard – 46 p. - Syros – 2013 – 3 €


Arrivé depuis quelques mois du Maroc, Mohammed s’intègre très bien dans sa nouvelle école. Il a déjà de nombreux amis et même une amoureuse, Doumbia. Son père, Monsieur Habib et sa femme Aïcha, ont ouvert une épicerie au village. Malheureusement les habitants ne prennent pas leurs habitudes dans le nouveau commerce de proximité. Si ses parents sont inquiets pour leur avenir au village, Mohammed, lui aussi est soucieux. Il veut absolument participer à la crèche vivante organisée au village pour célébrer la veillée de Noël. Malheureusement tous les rôles importants ont déjà été distribués … Très amoureux de Doumbia qui joue le rôle de Marie, il tient à fêter cet évènement avec elle au cœur de l’église. Il finit par accepter le costume du mouton. Mais en annonçant la bonne nouvelle à ses parents, il ne s’attend pas à la réaction virulente de son père qui refuse catégoriquement le rôle donné à son fils …J’aime Eric Simard. Je vous ai déjà présenté quelques uns de ses romans les Aigles de pluie et l’Enfaon. Dans ce très court récit, il change de registre et adapte son style à une fiction plus réelle, plus proche des préoccupations de la vie quotidienne. Néanmoins, je retrouve son talent pour inciter les jeunes lecteurs à réfléchir et à se forger leurs propres opinions. Allô Jesus, ici Momo encourage les PetitsProches à s’intéresser à différentes cultures et différentes religions. Avec humour, il les invite à comprendre les enjeux de la mixité sociale et la richesse de la diversité culturelle. Avec un happy end mais sans mièvrerie, Eric Simard réussit en quelques pages à offrir un beau plaidoyer pour la tolérance. Dès 8 ans.

samedi 28 septembre 2013

L’enfaon – E.Simard – 42 p. - Syros jeunesse – 2010 – 3 €

Malgré leurs tout-petits formats, les ouvrages de la collection mini-syros sont des pépites à découvrir comme cet Enfaon. Pour Leïla, cette rentrée restera gravée à tout jamais. Elle est tombée amoureuse pour la première fois. A neuf ans, cette petite fille découvre les joies et les peines d’un cœur épris. Elle passe beaucoup de temps à observer son amoureux. Elle attend qu’il fasse le premier pas. Malheureusement ce nouvel élève ne s’intéresse pas du tout à elle. Il est particulier. Il n’a pas de parents. Il a été conçu artificiellement dans un centre pour humains génétiquement modifiés. Il est un hybride d’humain et de cerf, il est l’Enfaon. Il est unique. Solitaire et sauvage, il éprouve des difficultés à s’intégrer parmi le groupe classe. Petit à petit, Leïla l’approche, lui parle et devient son amie. Bientôt l’Enfaon va demander à Leïla de lui rendre service … En 42 pages, Eric Simard crée tout un monde, tout un avenir adéïnisé. Il évoque en quelques traits un avenir où la génétique est devenue reine. Comme dans les Chimères de la mort, l’auteur développe son récit autour de la combinaison des génomes des êtres vivants : des hybrides hum-animaux. L’amour entre Leïla et l’Enfaon est abordé avec délicatesse et pudeur. Sans jugements hâtifs, sans morale convenue, Eric Simard laisse aux enfants la liberté de s’interroger … Quelles sont les enjeux et les limites des manipulations génétiques ? La fin du récit est douce et permet d’envisager l’avenir sans angoisse (enfin presque). Dès 9 ans.

 

lundi 16 septembre 2013

Les aigles de pluie – E.Simard – 42 p. - Syros – 2011 – 3 €

 
J’aime les petits romans qui se multiplient en ce moment. Effectivement pour certains enfants, le critère « nombre de pages » reste la première inquiétude. Grâce à des collections récentes comme mini Syros soon, les petits lecteurs peuvent être détendus. 11 cmx17 cm, 42 pages, ce court roman ne peut que les tenter. Ils se laisseront certainement prendre à l’histoire poignante de Tirdyk et Choden. Dans un autre monde, ces deux jeunes gens s’aiment d’un amour pur et intense. Promis à l’union, ils parcourent les steppes de leur planète sauvage en volant. Leur peuple, les Zardakhs, est un peuple libre qui vit en parfaite harmonie avec la nature. Les jeunes amoureux ont la capacité de s’unir en esprit à leur aigle respectif afin de faire tomber la pluie. Malheureusement, leur planète, Aiaé, est envahie par une civilisation dévastatrice qui mettra leur peuple sous le joug de l’esclavage. Tirdyk et Choden seront séparés et privés de leurs aigles. Emprisonnés, exploités, sauront-ils déjouer les pièges de leurs geôliers pour se retrouver et s’aimer librement ? J’aime les romans d’Eric Simard. Je les conseille souvent à mes élèves qui en raffolent. Son écriture est sèche et saccadée. Les émotions sont décrites sans affectation, ni empathie. Les personnages sont toujours poignants et mes élèves s’identifient à ces héros élus et valeureux. Les thèmes sont souvent futuristes mais terriblement inspirés des sujets d’actualité ce qui questionne et enrichit la réflexion des jeunes lecteurs. A conseiller dès 9 ans.