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vendredi 30 octobre 2015

Des os, un magnifique squelette, des fantômes et le diable en personne ...




Os court ! Jean Luc Fromental/Joëlle Jolivet – 48 p. - Hélium – 2015 – 15,90 €

A Ostendre, depuis que la blanchisseuse s'est fait attaquer par l'Affreux Péril et voler son humérus, tous les squelettes claquent des os et n'osent plus fermer les orbites … Heureusement dans cette ville d'os et de misère, le célèbre Sherlos suit cette mystérieuse affaire de vol d'humérus, de péroné et de coccyx … Plus de 211 os ont disparu, c'est plus qu'il n'en faut à Sherlos pour deviner le m « os »bile ! Os court ! est un album extravagant et complètement déjanté. Les jeux de mots, de sons et les allusions sont fameuses et promettent de beaux moments de rire. Les illustrations, toutes aussi originales que le texte, sont osseuses à souhait. Un album parfait pour Hallowen ! Dès 6 ans. Sélectionné Pépites du Salon du livre de Montreuil 2015 !





Déguisement playsack Squelette – Hélium – 12,90 €

Et pour suivre la tradition du « treat or trick » dans les rues, enfilez à vos PetitsProches, ce superbe déguisement squelette. En papier épais, ce costume s'enfile en un instant et se suffit à lui-même. On oublie la corvée des accessoires et des masques pour profiter de nos enfants « Sac d'os » ! 8-12 ans selon la taille.






De la part du diable – Aïna Basso/trad.Pascale Mender – 250 p. - Thierry Magnier – 2015 – 14,80 €

A Copenhague, Dorothe profite du printemps et des premiers rayons du soleil qui réveille son corps engourdi par le long hiver. Adossée au pommier du jardin, elle rêve à son futur mariage et s'imagine au bras d'un beau jeune homme. Malheureusement pour ses seize ans, ses parents ont décidé de la marier avec le Seigneur Johann Beyer, veuf et triste comme la mort. Muté dans une province reculée de Norvège, il devient procureur du suzerain Koning qui terrorise la population par une chasse effrénée aux sorcières. La jeune et douce Dorothe doit s'adapter à sa nouvelle vie, à son statut d'épouse et aussi à celui de mère car elle sait qu'elle porte un enfant. Malheureusement une nuit, de terribles crampes au ventre la réveillent et l'obligent faire appel à Elen, jeune fille connue pour son don de guérisseuse … De la part du diable est un roman qui suit les destins de deux jeunes femmes prises dans les tourmentes de l'inquisition. L'auteur, historienne de formation, a mené des recherches pour retrouver les comptes rendus des procès en sorcellerie en 1620 au Finnmark et donné une ampleur historique au récit. Dès 14 ansSélectionné Pépites du Salon du livre de Montreuil 2015 !




Ava s'en va – M.Bernard – 353 p. - Syros -2015 – 16,90 € (Tous les tomes de la série, ici !)

Lors de la réunion annuelle des consolateurs à Londres, Ava qui s'intéresse surtout au bel Angharad, se voit proposer un poste d'égérie au sein d'une nouvelle confrérie. Tout d'abord curieuse de connaître leur engagement et leur démarche, elle comprend rapidement que le clan de Julian Sommerville ne recherche que la notoriété et la fortune. Déçue par ce projet mercantile, elle n'est pourtant pas insensible à leur cause, dévoiler au monde entier l'existence des fantômes et le rôle des consolateurs. Malgré l'insistance de Sommerville, malgré son bac à passer et malgré la présence réconfortante Angharad, Ava ne parvient pas à oublier le plus mystérieux des fantômes, Harald le viking … Son cœur et son corps lui rappellent à chaque instant comme il lui manque. Pour ses 18 ans, Ava part en quête et sa première piste pour le retrouver est une tombe viking sur l'île de Sercq … Ava s'en va est le dernier volume de cette excellente série. Parfaitement orchestré, le récit nous entraîne page après page, vers une belle surprise et une fin apaisante. Le personnage d'Ava est toujours aussi réussi. Malgré sa célébrité, elle reste fidèle à l'adolescente qu'elle était dans les précédents tomes. Si sa mission de consolatrice de fantômes nous passionne, ses histoires d'amour sont toutes aussi palpitantes … Dès 12 ans.



lundi 22 juin 2015

Qui a tué Minou-Bonbon ? J.Périgot – 39 p. - Syros – 2007 – 3 €


Ca fait bien longtemps que Monsieur Latuile, le couvreur a pris sa retraite. Maintenant il profite de la douceur des jours, tranquillement installé sur le pas de sa porte. C'est sur les toits qu'il a rencontré son meilleur ami, le chat Minou-Bonbon. Il se tiennent toujours compagnie malgré les années et partagent encore des caramels. Ils ont la passion des sucreries et Minou-Bonbon qui n'est jamais rassasié, vole encore régulièrement des bonbons à Hursant, le marchand de journaux, plus connu sous le nom de Poil-au-Nez. Il faut dire que malgré son âge, ce chat est un sacré « chat »pardeur et il a de nombreux ennemis parmi les commerçants du quartier. Heureusement il a aussi un très bon ami, le jeune Nico qui lui donne un caramel chaque matin et discute sur le chemin de l'école avec le Père Latuile. Mais un matin, Nico découvre le vieil homme en pleurs avec Minou-Bonbon, mort sur les genoux. Il a été tué à coup de bâtons. Nico décide que ce crime ne restera pas impuni. Il part alors à la recherche de l'assassin ... Il ne faut pas se fier au titre qui peut laisser penser à une gentille histoire de chat ! Qui a tué Minou-Bonbon ? est un polar très réussi. Il y a du suspens, une vraie enquête et même du sang (un peu ! ) … Très court, il peut être lu dès 7 ans.

mercredi 17 juin 2015

City Hall, tome 1 – R.Guérin/G.Lapeyre – 160 p. - Ankama – 2012 – 7,95 €


Dans un autre monde que le nôtre, en 1902, Londres est en proie à la peur depuis le meurtre du Ministre des finances dans des circonstances mystérieuses. L'inspecteur chef Lester, chargé de l'enquête découvre des indices troublants qui lui rappellent une époque sombre de l'Histoire. Il décide d'en informer le Maire qui comprend alors que l'arme la plus puissante du monde est réapparue et que quelqu'un, quelque part est déterminé à l'utiliser … Les deux hommes savent qu'ils ne peuvent rien contre cette arme qu'est l'écriture ! Des années plus tôt sans qu'il soit possible de comprendre le processus, les choses qui étaient écrites prenaient vie. Les mots simples comme les phrases les plus complexes devenaient des hommes de papier serviles mais aussi des monstres terrifiants, les papercuts. Eliminés 200 ans plus tôt par une guerre totale, l'écriture manuscrite, le papier, les plumes et l'encre ont été interdites et toutes les possibilités de la graphie muselées. Mais ce meurtre est une déclaration de guerre, ils doivent prendre les armes pour combattre ce criminel. Heureusement le Maire fait appel à deux écrivains talentueux aux capacités littéraires incomparables … Jules Verne et Conan Doyle devront de leurs plumes acérées poursuivre et démasquer l'assassin ! City Hall est un manga original. L'univers dystopique est bien planté. Des fiches de présentation des personnages permettent de saisir la richesse et la complexité de leurs personnalités. Un récit rythmé qui ne manque pas d'humour et de fantaisie. Dès 10 ans.







mardi 19 mai 2015

Dix minutes à perdre – J.C.Tixier – 160 p. - Syros – 2015 – 6,30 €


Suite au déménagement de sa famille à la campagne, Tim découvre la solitude et l'ennui. Laissé seul par ses parents pour deux jours, il ne sait pas comment profiter de cette liberté qui lui est offerte pour la première fois. Afin de passer le temps, il suit le conseil de son père et commence à détapisser sa chambre. Mais quelques minutes et quelques lambeaux plus tard, Tim découvre un étrange message sur le mur, « Ceci est mon histoire ». Malgré ses efforts, la tapisserie résiste et il ne parvient pas à lire la suite de cette mystérieuse histoire ... Lorsque sa jeune voisine, Léa lui révèle qu'un meurtre a été commis quelques mois plus tôt chez lui, il décide de faire des recherches sur internet … Il découvre alors que la victime était un voleur de banque au butin de douze lingots d'or jamais retrouvé ...Commence alors pour Tim, une course contre la montre, contre la peur et contre d'étranges visiteurs ...Dix minutes à perdre est un roman policier au suspens haletant. Bien ficelé, ce récit invite le jeune lecteur à déceler les vrais indices des fausses pistes … et risque de l'entraîner à lire tard dans la nuit … Dès 9 ans.

vendredi 10 octobre 2014

Chat noir, tome 1 : le Secret de la Tour Monfrayeur – Y.Darko – 240 p. - Gallimard – 2013 – 11.90 €


Dans un Moyen-Age un peu obscur, le village des Deux –Brumes tremble devant un terrible voleur et assassin : Chat Noir. Il accumule les délits, les vols et les exactions au cœur de la Cité. Ses méfaits concernent surtout le Seigneur de la ville, l’Archiduc de Motte-Brouillasse et ses compagnons au sein du château. Malheureusement la propagande est bien menée et tous les habitants craignent ce justicier qui tente pourtant de tous les protéger. Sasha, lui ne craint pas Chat Noir. Malgré son jeune âge, il connait son repère. Chaque nuit, de sa chambre, il surveille Chat Noir. Mais un soir, Sasha décide passer à l’action. Il pointe son arbalète et tire sur ce mystérieux personnage … Ce roman d’apprentissage offre un très bon moment de lecture. Le jeune Sasha se transforme au fil des pages et devient un jeune homme « extraordinaire » … Les aventures, les mystères et les intrigues se croisent, se tissent et prennent sens tout long du récit. GrandGrand, 13 ans, MoyenGrand, 12 ans et moi attendons le tome 2 avec impatience … Dès 9 ans.

mercredi 25 juin 2014

Coeur de pierre – P.Dorin – 38 p. - Syros – 2007 – 3 €


Coeur de pierre est un polar étonnant aux rebondissements multiples comme le destin du héros qui est une pierre plutôt futée et affutée ! Après avoir attendue des années sur une île déserte, elle est projetée dans les flots par un Robinson mystérieux. Les vagues l'emporteront jusqu'à une plage où une belle jeune femme gravera son prénom et celui de son amoureux sur sa surface la plus lisse. Malheureusement la jeune femme n'est pas seule sur la plage … Ce très court roman est brillamment écrit. Le suspens est intense. Le style est aussi acéré que la pierre dont il est question. Cette pierre mystérieuse passe de main en main et devient pour chacun des protagonistes, un porte-bonheur, une arme, une mascotte et même une preuve … Un roman qui m'a subjuguée et qui a aussi beaucoup plu à MoyenGand et MoyenMoyen ...Dès 8 ans pour les enfants qui aiment les récits policiers ou les histoires qui surprennent !




dimanche 30 mars 2014

L’homme-qui-dessine – B.Séverac – 211 p. - Syros – 2014 – 14.50 €



Le héros de ce roman dont l’action se déroule il y a 30000 ans, est un homme de Néandertal. Ne croyez pas qu’il soit frustre ou primitif … Mounj est un jeune homme philosophe et particulièrement perspicace. Il est d’ailleurs l’homme-qui-dessine de sa tribu. Cette distinction qu’il tient de son père l’oblige à quitter son clan afin de cartographier, sur des écorces de bouleau, les territoires traversés et les tribus rencontrées. Alors qu’il est parti depuis plus de trois hivers, Mounj est capturé par des chasseurs différents de lui, des sapiens sapiens. Il est traîné devant le Conseil des sages et doit répondre des meurtres de sept guerriers de la tribu. Il n’a que quelques minutes pour les convaincre qu’il n’est pas un assassin et qu’il peut les aider à trouver le coupable … Il obtient un délai de sept jours pour élucider ces crimes qui terrorisent toute la communauté de sapiens sapiens. L’enquête du jeune néandertal l’obligera à visiter la grotte sacrée et interdite de la tribu où les dessins rupestres lui révèleront de terribles secrets …Ce roman est un polar au suspens savamment tissé. Ce récit haletant est une mine d’informations sur l’époque préhistorique. Un peu à la manière des Enfants de la Terre, Benoît Séverac mêle avec talent fiction, informations historiques et données scientifiques. Mounj est un héros sensible et philosophe qui peut nous rendre fier d’avoir au cœur de nos chromosomes un peu des hommes de Néandertal ! Dès 12 ans.

La critique de Michel Abescat, Télérama : iciLe Monde des Livres 21 mars 2014, J.M.Catinchi pour les abonnés !

jeudi 19 décembre 2013

Roi de Terre d'Ombre - O.Lecrivain - 248 p. - Flammarion - 2010 - 8 €

 
A 14 ans, Arnaud est un adolescent qui fuit la réalité et les relations parfois difficiles avec son père, en collectionnant des cartes à jouer : Terre d'Ombre. Le jour où il découvre qu'un site internet vient d'être crée pour jouer en ligne, il trouve alors un sens à sa vie. Il va partir en quête comme un chevalier fidèle ... Malheureusement cette quête qu'il croit héroïque et hors du temps va dangereusement se mêler aux histoires sordides de son village et plus particulièrement au passé de son père ...Ce livre commence comme un roman de science-fiction mais page après page, le suspens s'intensifie et le comportement des personnages devient trouble. Le récit devient haletant. Un excellent thriller qui associe habilement quête, légende arthurienne, bête du Gévaudan, meurtre et même amour ! Dès 12 ans.
 
 
 

mercredi 11 décembre 2013

L’arbre de paix – A.Jonas/R.Lejonc – 30 p. - Flammarion – 2013 – 17 €


Youba naît aux portes d’un désert dans un village où les hommes aiment la guerre et incitent leurs fils à devenir des combattants féroces et violents. Dès son plus jeune âge et malgré les coups, Youba, tente de faire entendre des paroles de clémence, d’apaisement et de réconciliation. Il fredonne sans cesse un poème qui vante les mérites de la paix. Discrètement cette douce mélopée envahit le cœur des femmes et des enfants du village. Les guerriers ne peuvent plus supporter sa présence et son chant …Youba doit disparaître … Cet album très grand format est un très beau plaidoyer contre l’absurdité de la guerre. Le récit propose un texte au style envoutant grâce notamment à la répétition du chant de Youba. Les illustrations sont somptueuses et permettent une immersion au cœur de ce village africain qui sera le lieu de sombres périodes de conflit mais qui sera aussi le berceau de l’arbre de paix. Un album captivant qui ne peut pas laisser indifférent. Dès 9 ans.

 


 

lundi 30 septembre 2013

La Maison de soie – A.Horowitz – 360 p. - Livre de poche jeunesse – 2013 – 7.90 €

Le mot soie me poursuit depuis quelques mois comme un fil conducteur comme un « brin de soi, de moi » qui ne me quitterait pas. Après Soie d'Alessandro Barrico et Rebecca Dautremer, je vous présente la Maison de Soie d'Anthony Horowitz. J'ai choisi ce roman car cet auteur propose des ouvrages percutants qui plaisent beaucoup aux adolescents. J'étais curieuse de découvrir son talent au service d'un héros bien connu et peut-être trop connu : Sherlock Holmes. Anthony Horowitz prend la plume du Docteur Watson pour raconter une enquête restée secrète du célèbre détective. En novembre 1890, au coeur de Londres, au coin de la cheminée du 221b Baker Street, Holmes et Watson écoutent le récit étrange de Mr Carstairs, marchand d'art. Ce galériste est inquiet car il a remarqué qu'il était surveillé par un homme depuis deux semaines. Après plusieurs jours, d'une surveillance angoissante mais silencieuse, ce dernier a donné rendez-vous à Mr Carstairs dans une église peu fréquentée. Malheureusement l'individu mystérieux n'est jamais venu au rendez-vous. Mr Carstairs semble très angoissé en présentant son récit. En quelques questions, Sherlock Holmes pointe certaines incohérences. Le détective va subtilement inciter Mr Carstairs à avouer plus que cette simple filature dont il est victime. Effectivement le marchand d'art a vécu une drôle d'aventure quelques mois plus tôt lors d'un voyage d'affaires aux Etats-Unis … Il sait que son poursuivant est lié à ce voyage. Il pense qu'il vient assouvir une vengeance mais comme le dit si bien Sherlock : « Toutes les explications à une série d'évènements demeurent possibles aussi longtemps que les preuves ne disent pas le contraire ». Non seulement Mr Carstairs va vivre des moments difficiles mais cette enquête va entraîner Holmes et Watson dans des aventures terrifiantes qui mettront même en péril la vie du célèbre détective. Anthony Horowitz a réussi à recréer l'ambiance propre au récit de Conan Doyle tant dans ses personnages que dans le suspens de l'enquête. L'intrigue est bien menée. Le trio Horowitz-Watson-Holmes nous entraîne dans un Londres froid et brumeux ou les moeurs les plus sombres se cachent derrière le smog et le pouvoir. Sherlock Holmes n'a pas pris une ride. Complètement cyclothymique, un peu tyrannique et bien addict à la cocaïne, Sherlock reste toujours dans mon panthéon des hommes séduisants de la littérature. L'auteur enrichit le personnage du Docteur Watson et celui-ci est certainement plus subtil que je ne l'avais cru. Les personnages secondaires sont très réussis, un portrait particulièrement bien senti du professeur Moriarty est à découvrir. La lecture est copieuse et ne cède pas à la facilité, Anthony Horowitz ayant choisi de coller au plus près du style d'origine. Une écriture dense, des rebondissements extraordinaires et un récit qui se referme sans que le lecteur n'ait vu qu'il avait effectué une révolution autour de Mr Carstairs (il faut dire que je ne suis pas une lectrice avertie de romans policiers). Malgré le nom de l'auteur qui peut attirer les lecteurs jeunes, je pense que ce livre est à réserver aux lecteurs de plus de 14 ans car le coeur de l'intrigue est le démantèlement d’un réseau pédophile et certaines ambiances sont particulièrement angoissantes.
Washington Post : ici / Le Figaro : ici / l'Express : ici

jeudi 29 août 2013

La nuit de la 25e heure – E.Hogan – 240 p. - Les Grandes Personnes – 2012 – 16 €

 
Whaou ! Ce roman m’a apportée une belle nuit de frisson et de questions. Je ne suis pourtant pas friande des romans qui font claquer des dents mais j’ai tilté sur l’illustration de couverture. Ce nouveau roman des éditions Les Grandes Personnes m’est tombé dans les bras à la librairie. Dan et son Père viennent passer des vacances réparatrices dans un complexe sportif Leisure World (Center Park). Ces vacances doivent être réparatrices car leurs vies viennent d’être bouleversées par la séparation des parents de Dan. Depuis que la mère a quitté le foyer familial, le père de Dan boit trop et n’arrive plus à communiquer avec son fils. Dan est mal en point aussi car il éprouve des difficultés à trouver des amis et à s’intéresser aux cours. Il est la risée du lycée. Il s’enferme de plus en plus chez lui et son léger embonpoint le ligote à une image dévalorisante de lui. A leur arrivée, Dan est désespéré car le sport semble être le maître mot de ce domaine de vacances. Installés dans une voiturette pour rejoindre leur bungalow, Dan provoque un accident en bousculant le chauffeur. Il est persuadé qu’une femme drapée de rouge se trouvait devant la voiturette et il craignait que leur véhicule la percute. Pourtant personne n’a rien vu. Dan est perplexe et il préfère laisser son père s’installer en allant découvrir les environs. En s’approchant du lac du complexe, Dan aperçoit la même jeune femme en train de nager. Auprès de la plage, il découvre le sweat rouge et les effets personnels de la jeune fille. Caché derrière un arbre, il attend de rencontrer cette mystérieuse nageuse, transparente aux yeux des autres. Ces rendez vous nocturnes vont se multiplier car Dan et Lexi se comprennent, se soutiennent et s’apprécient. Mais Dan n’arrive pas à cerner sa nouvelle amie : où vit-elle ? Qui sont ses parents ? Pourquoi chaque jour, de nouvelles traces de coups apparaissent sur son corps et sur son visage ? Pourquoi ressent-elle le besoin de nager toutes les nuits dans ce lac glacé ? Ce roman est un thriller fantastique. Le style est agréable et la tension est bien menée. Dan est vraiment un héros intéressant, réfléchi et désopilant. Les relations parents-enfants sont très bien menées. Ce thriller trépidant laisse aussi une belle part à la réflexion sur l’adolescence, son énergie mais aussi les difficultés rencontrées par les jeunes gens pour communiquer, grandir, s’épanouir et trouver une place parmi les adultes. Les événements fantastiques sont distillés avec talent et je me suis laissé prendre au jeu de la frousse jusqu’au petit matin. A réserver aux lecteurs et lectrices avertis, quelques scènes sont un peu rudes !

mercredi 31 juillet 2013

Chaque soir à 11 heures – M.Ferdjoukh – 401 p. - Flammarion – 2011 - 13 €


2h40 du matin, je ferme enfin ce roman commencé il y a quelques heures. J’avais promis de me coucher tôt afin d’être en forme pour préparer les valises, soigner les enfants, remplir la voiture et top départ pour la montagne. Je dois vous avouer que je me doutais que, entre lui et moi, ce serait jusqu’au bout de la nuit ! Premier indice et certainement le plus important : l’auteur, Malika Ferdjoukh ! Vous le savez j’apprécie sincèrement cet auteur déjà Faux numéro, Quatre sœurs et Sombres Citrouilles, une belle couverture rose, un résumé alléchant et qui sent bon l’amour … Voilà ma résolution oubliée et une belle soirée lecture au fond de mon lit. Wilhelmina, 17 ans, parisienne, lycéenne dans une boîte à bac, élevée par des parents séparés mais qui ne souhaitent pas divorcer, saxophoniste douée est un élément discret d’un groupe d’amis VIP même très VIP. Sa meilleure amie, Fran vit dans un palace parisien. Wilhelmina, nommé Willa, est follement amoureuse du frère de Fran, Iago : beau, ténébreux, véritable coqueluche du lycée. Iago et Fran filent le parfait amour lycéen jusqu’à la fête d’anniversaire de Fran ! Ce soir là, Willa va entrer dans un monde de tourmente. Suite à un boeuf au saxo pour pimenter la soirée d’anniversaire, elle rencontre Edern, jeune homme mystérieux qui lui demande d’accompagner sa jeune sœur, Marni, pianiste pour des rendez-vous musicaux afin de redonner goût à la vie à cette petite fille orpheline et aveugle. Toujours lors de cette soirée, Willa découvre Iago prostré dans l’appartement. Malgré ses questions incessantes, Iago ne veut pas partager ses soucis qui semblent pourtant le tétaniser. A partir de cette soirée, Willa va devoir échapper à trois tentatives de meurtres, percer le mystère de famille d’Edern, soutenir Marni effrayée par des visites mystérieuses et nocturnes tout en poursuivant ses études et suivre deux amoureux que tout oppose ! Ce roman commence comme une love story dorée et finit comme un thriller angoissant. Malika Ferdjoukh nous mène au cœur de Paris, dans les entrailles des grands hôtels, sur les toits de Montmartre. J’ai frissonné car l’angoisse est distillée avec talent. Je me suis attachée aux personnages et Willa a rejoint mes héroïnes coup de cœur. Le récit est dense, les évènements s’enchaînent, les doigts crispés sur la couverture du livre. L’intrigue savamment menée nous tient en haleine. J’ai retrouvé l’ambiance du Mystère de la Chambre jaune, du Fantôme de l’Opéra.
En effectuant des recherches sur ce livre, je suis tombée sur cette critique sur Amazon : info ou intox, je ne sais pas mais j’avais envie de vous faire partager ce commentaire : « Je suis l'auteur de ce roman, je voulais mettre zéro étoile pour une évidente neutralité, mais c'est apparemment impossible, mon message n'est alors pas accepté. Je mets donc le minimum. Je veux seulement remercier les auteurs des 4 et 5 étoiles ci-dessus. Je ne suis pas certaine de mériter toutes ces constellations mais une chose est sûre: ce sont vos lectures pointues, vos analyses fines, qui me donnent l'énergie et l'envie de continuer. On ne le dira jamais assez: un romancier a d'abord besoin de l'amour des lecteurs. Pas "uniquement", mais "D'ABORD". J'écris, en tout cas, en pensant à vous. Et si j'ai noirci, hier, la première page de mon prochain récit (mes premières lignes, premiers mots depuis Juin dernier! C'est si long, parfois, de s'y replonger...), c'est grâce à vous. Vraiment. Merci mille fois. » tiré d’Amazon.
 
 

mercredi 17 juillet 2013

Sombres Citrouilles – M. Ferdjoukh – 222 p. - Ecole des Loisirs – 1999 - 8.80 €

 
Ce roman, je l’ai lu il y a quelques années. Afin de peaufiner ma critique, j’ai décidé de le relire. Et quel plaisir ! Je savoure ce roman comme un paquet de Tim-Tam : petit à petit mais sans mesure. Quelle écriture, quel style ! Je trouve ce roman de meilleure qualité que beaucoup de romans pour adultes que j’ai lus. L’écriture est vive et délicate. Le style est somptueux, profond. Le vocabulaire est riche. Le texte est plein de jeux de mots, de métaphore, de poésie. L’histoire est construite avec subtilité. Le thème noue un crime, des secrets de famille et des enfants dégourdis. Hermès, le personnage central est à adopter tout de suite. Le récit est très bien construit : le suspens s’installe petit à petit, on finit accroché au livre, respiration haletante et le diaphragme en arrêt ! Le seul reproche que je pourrais formuler est la pauvreté de la couverture : comment accrocher un regard d’enfants avec cette présentation. L’Ecole des Loisirs, c’est chouette mais il faut parfois être un adulte pour le découvrir et c’est bien dommage ! Sombres citrouilles : C’est du bonheur en barre !