Affichage des articles dont le libellé est CHINE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CHINE. Afficher tous les articles

dimanche 17 juillet 2016

Les contes de la ruelle – N.Jun/Q.Zhao – 128 p. - Gallimard jeunesse – 2016 – 18 €



Au coeur de la vieille ville de Pékin, Yu’er et son grand-père Doubao partagent un quotidien doux et paisible. Complè tement dévoué à sa petite fille qui ne peut pas marcher sans une béquille, Pépé Doubao ne manque pas d’imagination pour « enchanter » les épreuves auxquelles elle est confrontée. Lorsque le directeur de la piscine refuse qu’elle nage dans le bassin communal, il invente un système de harnais et de poulie afin qu’elle puisse s’entraîner en nageant-volant, dans les airs, suspendue aux branches de l’arbre centenaire du jardin ! Il ne faut pas ménager ses efforts lorsque l’on veut devenir championne paralympique … Les contes de la ruelle est une bande dessinée qui mêle habilement vie réelle et éléments « extraordinaires ». D’étranges boucles temporelles émerveillent le récit et cristallisent toute la force des liens entre la jeune héroïne et son grand-père. Un récit drôle et émouvant …

Dès 7 ans








dimanche 5 juin 2016

La fille du calligraphe – C.Zondonella – 32 p. - Marmaille & Compagnie – 2016 – 12 €



Fille du célèbre Junhao, calligraphe renommé, Menglu est destinée à suivre les « traces » et les splendides caractères de son père. Malheureusement la petite fille est « dyscalligraphique » … Elle est incapable de se concentrer et de dessiner convenablement les lettres. Un jour, alors que son père est absent, elle achète à une marchande ambulante, un pinceau dont le manche est orné de signes mystérieux. Ce pinceau va se révéler magique car non seulement en l'utilisant, Menglu dessine de magnifiques idéogrammes mais en plus ils prennent vie sous ses yeux. Un dragon dont elle vient d'écrire le nom lui propose de l'emmener au cœur du pays des mots ...La fille du calligraphe est un album dépaysant qui intéressera les lecteurs les plus curieux. Le récit montre comment certaines difficultés d'apprentissage peuvent provenir d'un manque de confiance en soi. La mise en abyme des mots et des illustrations est particulièrement réussie …
Dès 4 ans





lundi 16 décembre 2013

Une journée à Pékin – S.Hsin-Yu – 40 p. - Ecole des Loisirs – 2013 – 12 €


A Pékin, une petite fille joue à cache-cache avec un chat dans la cour carrée de sa maison. Son compagnon de jeu l’entraîne dans les ruelles de la vieille ville mais aussi dans les quartiers plus modernes comme San li Tun. Au marché aux puces, la petite fille découvre une photographie ancienne représentant le dernier empereur de Chine. Le jeune garçon quitte son portrait pour jouer avec elle et lui proposer une belle balade dans la Cité Interdite …Cet album sans texte propose un récit de pérégrination visuelle très réussi. L’utilisation pertinente des couleurs crée une lecture dynamique. Les vues et les effets visuels invitent à un voyage dans le temps tout en délicatesse. Les illustrations pleine page permettent de découvrir la ville de Pékin dans toute sa diversité architecturale et culturelle. Les jeunes lecteurs apprécieront aussi les annexes riches et documentées à la fin de l’ouvrage. Dès 6 ans.
 
 



dimanche 29 septembre 2013

La balade de Yaya : tome 1 : la Fugue – J.M. Omont/G.Zhao – 96 p. - Fei – 2011 – 8.50 €

 

En 1937, la Chine est malmenée par une nouvelle invasion japonaise. Les troupes se positionnent. L’ennemi approche. La population s’inquiète. Sur le port de Shanghaï, l’agitation règne. Tuduo, jeune garçon des rues profite de la foule rassemblée au port pour effectuer des acrobaties. Il enchaîne pirouettes et sauts périlleux sous les applaudissements des passants. Son petit frère Xiao ramasse quelques pièces à la fin du spectacle. Tuduo est inquiet car il sait qu’il n’a pas récolté assez d’argent pour satisfaire son tuteur Zhu. Cet affreux personnage le maltraite et récupère tous ses petits profits de spectacle. Ce soir là, Zhu, le tortionnaire, lui annonce qu’il commence la formation du petit Xiao dès le lendemain. Tuduo enrage. Il sait que Zhu va battre sans relâche son tout petit frère de quatre ans. Heureusement Tuduo a prévu une solution, un plan de sauvegarde. Au cœur de la nuit, les deux frères s’enfuient dans les rues de Shanghaï … Sur ce même port, à l’ombre du Saint-Patrick, Yaya croise furtivement le regard de Tuduo. Elle envie son apparente liberté de mouvement. Yaya se sent prisonnière dans sa vie de petite fille riche. La déclaration de guerre et la fuite organisée de ses parents ruinent ses plans de jeune pianiste prodige. Ils ont réussi à obtenir trois places pour le prochain départ vers Hong-Kong alors qu’elle s’exerce depuis des mois pour son concours au Conservatoire. Ses parents refusent d’ajourner leur départ. Obstinée, Yaya décide de quitter la demeure familiale au cours de la nuit afin de se rendre à son concours. Accompagnée de Pipo son oiseau apprivoisé, elle tente de passer les lignes de soldats. Pour les deux jeunes héros, cette nuit de fuite, sera aussi la nuit des premiers bombardements de la ville. Malgré leurs destinées opposées, leur rencontre fortuite leur permettra de voir les premières lueurs du jour … Ce manga, au format allongé, est un plaisir. Six tomes sont déjà disponibles. Les personnages sont savoureux. Les contrastes entre les vies de Yaya et Tuduo sont intéressants. Yaya fugue par caprice alors que Tuduo fuit pour sauver son petit frère. Mais le récit ne s’arrête pas à cette vision manichéenne, il offre plusieurs niveaux de lecture. Les illustrations et particulièrement les couleurs sont pertinentes et réhaussent le récit : des couleurs chaudes et vives pour l’univers de Yaya, des teintes ternes pour Tuduo. Ce manga coloré m’a fait penser au Tombeau des Lucioles de I. Takahata (Sorry Mister Churros !). Le contexte historique est savamment dosé. Le fictionnel et le documentaire se mêlent à merveille dans ce manga. Dès 9 ans mais peut être lu par des lecteurs plus jeunes.

 

mercredi 21 août 2013

Le bonheur prisonnier – J.F Chabas/D.Sala – 30 p. - Casterman – 2011 – 14.20 €


Liao vient d’avoir sept ans quand il entend pour la première fois, le grillon protecteur de la famille, lui parler. Comme le veut la tradition chinoise, un grillon porte-bonheur est enfermé dans une cage en or afin de préserver la chance et la prospérité aux membres du foyer. Liao et le grillon entament une discussion à bâton rompu sur les capacités extraordinaires du jeune insecte. Liao est abasourdi quand le grillon lui demande de le libérer. Que faire ? Un véritable dilemme s’impose à Liao : faut-il préserver le bonheur de sa famille au prix de la liberté de son nouvel ami ? Liao réfléchit pendant plusieurs jours avant d’ouvrir la cage dorée … Les malheurs s’abattent sur lui et sa famille : il déclare les oreillons, le temple des ses ancêtres brûle, sa petite sœur se casse le doigt.... Liao est dépassé par les événements. Sur les conseils de son arrière grand-mère, il décide de se rendre au temple et de prier Bouddha pour que celui-ci rétablisse l’harmonie et la félicité au sein de sa famille. Les prières de Liao seront-elles entendues ? Cet album est d’une très grande qualité tant sur le plan du récit que des illustrations. David Sala, l’illustrateur, s’est inspiré de Klimt pour traiter ce beau conte chinois. Certaines pages rappellent les œuvres du célèbre peintre comme les trois âges de la femme. Pleine page, sur papier glacé, les illustrations sont magnifiques et s’accordent parfaitement au récit qui rend le jeune Liao très attachant. Les épreuves traversées par notre héros et sa famille sont décrites sans jugement et avec un recul qui laisse au lecteur une interprétation vraiment libre. La morale de ce conte est douce et savoureuse comme le nougat chinois. Un bel album à offrir ! Je m’intéresse de plus en plus aux éditions Casterman et je vais hanter leur stand au prochain salon du livre à Montreuil. Dès 7 ans.
 

mercredi 31 juillet 2013

Comment Wang-Fô fut sauvé – M.Youcenar – 39 p. - Gallimard jeunesse – 2002 – 5.90 €


Dans le royaume des Han, en Chine ancienne, Wang-Fô est un peintre libre, itinérant et doué dans son art. Son apprenti, Ling et lui vagabonde au gré de leurs envies, du vent et des paysages à découvrir. Les tableaux du maître sont si beaux qu’ils sont considérés comme magiques. Ses peintures de chevaux doivent représentés les animaux attachés à un piquet sans quoi les chevaux s’enfuiraient du tableau. Malgré son talent, Wang-Fô est pauvre, Ling et lui mendient leurs repas et leurs nuits. Wang-Fô ne veut pas monnayer ses tableaux et il préfère les donner à ses voisins. Le maître et son disciple veulent être libres de tout engagement tant dans leur art que dans la vie. Un jour, ils sont attaqués et emprisonnés au palais impérial. Le Fils du ciel convoque manu militari Wang-Fô car il éprouve une haine profonde pour le peintre. Il a passé son enfance coupé du monde. Les murs de sa prison dorée étaient couverts des peintures de Wang-Fô car on souhaitait lui présenter le royaume sous un jour favorable. Pendant seize longues années, cet enfant solitaire a imaginé un royaume somptueux, des paysages magnifiques, un monde peuplé d’hommes et de créatures extraordinaires. Mais lorsque le jeune homme est enfin autorisé à quitter le palais, ce dernier découvre un monde de pluie, de boue, de soldats graveleux, de femmes courbées et usées. Il accuse Wang-Fô de lui avoir menti. Déçu de son royaume, il souhaite se venger du peintre. La sentence est terrible, le peintre aura les yeux brûlés et les mains coupées. De rage, Ling se jette sur l’Empereur pour protéger son maître mais les soldats réagissent plus vite et le décapitent. Avant d’être livré au bourreau, l’Empereur exige de Wang-Fô qu’il termine une des œuvres de sa collection d’enfance. Pinceau à la main, Wang-Fô délivre son art avec puissance. Touche après touche, couleur après couleur, la magie du Maître se révèle à tous au sein du Palais …Un beau conte oriental poétique. Vous imaginez bien que le style est parfait, le récit est très évocateur. La magie opère. Ce conte est à réserver au bon lecteur car le glissement du récit vers le fantastique est si bien mené que les enfants peuvent éprouver des difficultés à se laisser emporter, ils craignent de ne pas comprendre. Les illustrations sont magnifiques et elles portent nos jeunes lecteurs vers la compréhension et les rapports icôno-textuels prennent tout leur sens dans ce conte.