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jeudi 29 mai 2014

Le Club de la pluie au pensionnat des mystères – M.Ferdjoukh – 81 p. - Ecole des Loisirs – 2014 – 8.50 €


A Saint-Malo, par un lundi particulièrement pluvieux d’octobre, la jeune Rose Dupin, 11 ans, intègre son nouveau collège et internat pour toute l’année scolaire. Ses parents pensent que cet établissement réputé apportera un équilibre à leur fille qui ne peut plus les suivre lors de leurs nombreux voyages professionnels. Rose est un peu tendue devant les grilles de cet immense bâtiment. Elle observe les tours qui surplombent la cour de récréation et c’est justement en prenant ses premiers repères, qu’elle aperçoit, tout en haut d’une des tours, une main qui lance des miettes de pain aux mouettes. Alors que son père l’invite à entrer dans l’établissement, Rose voit un des morceaux de pain tomber devant ses pieds en émettant un tintement bizarre. Sans réfléchir, la jeune fille récupère le morceau de pain et l’enfourne dans sa poche car ce bruit métallique à éveiller son intérêt. Cette première journée de cours lui permet de rencontrer deux camarades avec lesquels elle sympathise tout de suite, Nadget et Ambroise. C’est d’ailleurs le jeune Ambroise qui interroge Rose sur le morceau de pain qu’il aperçoit dans la poche de sa veste. En le sortant de sa poche, il se sépare en deux. Une petite cuillère qui maintenait les deux morceaux tinte en tombant ainsi qu’un petit papier caché dans la mie. Les trois jeunes gens déroule le papier et découvre un « Au SECOURS » écrit à la main. Rose, Nadget et Ambroise décident de mener l’enquête et de créer le Club de la pluie ….Le Club de la pluie au pensionnat des mystères proposent deux courts romans policiers. Tout d’abord, l’énigme de la Tour puis le Voleur de Saint Malo qui est tout aussi réussi. Ces récits sont palpitants et ne manquent pas d’humour ! Le style vif de Malika Ferdjoukh est toujours un plaisir. Elle mêle avec talent un soupçon d’Harry Potter, un brin de Club des 5 et une bonne dose de polar … Un délice que j’ai partagé avec MoyenMoyen, 7 ans, qui a adoré aussi ! Dès 7 ans.






mercredi 18 septembre 2013

Sublutetia, la révolte de Hutan – E.Senabre – 288 p. - Didier jeunesse – 2011 – 14.20 €

 
Lors d’une sortie au musée, Keren et Nathan se trouvent séparés de leur classe lors du départ de la rame de métro. Restés sur le quai, ils imaginent déjà Mme Valois, leur professeur d’histoire, échevelée qui doit les attendre au projet arrêt. Les autres élèves de la classe vont bien rigoler. Keren prend le problème avec insouciance. Elle vit la situation avec optimisme et profite de ces quelques minutes de liberté pour croquer une barre de chocolat. Quant à Nathan, il est pétrifié. Il déteste le métro. Trois ans que le métro était devenu son ennemi. Ces quelques minutes sont pour lui un vrai supplice. Il est au bord de l’évanouissement. Heureusement que dans la trame qui vient d’arriver, seul un vieil homme lit son journal. Même si Keren et Nathan se connaissent très peu, Keren sent que Nathan est angoissé. Elle essaie d’engager la discussion afin de détendre son camarade. De longs crissements se font entendre, les jeunes gens sont étourdis par tout ce vacarme. Nathan explique à Keren que les crissements sont dus au modèle de la rame une MF 67 dont les roues sont en acier et non en caoutchouc. Keren est stupéfaite des connaissances de Nathan sur ce sujet dont elle ne sait rien comme beaucoup de Parisiens. Le jeune homme lui explique aussi qu’ils auraient dû arriver à la station suivante depuis quelques minutes déjà et que tous les feux de croisement étaient à l’orange. A cet instant, le métro s’arrête à une station inconnue : la station Nerval. Le chauffeur ne délivre aucun message, la station est vide et plongée dans l’obscurité. Nathan et Keren sont inquiets. Ils sursautent lorsqu’ils sentent une main se poser sur leurs épaules. Le passager s’était levé sans bruit. Malgré son ton calme, il leur ordonne de quitter immédiatement le wagon par la fenêtre. Les enfants comprennent que leur vie est en danger. Ils sautent du wagon au moment où des hommes mystérieux s’engouffrent dans la rame. Ils courent, ils courent comme ils n’ont jamais couru. Dans le noir, dans la crasse du métro, parmi les rats … Ils s’enfoncent au cœur d’un Paris souterrain incroyable. Croyez-moi, ils n’ont pas fini de courir !!! Ce roman est un dépaysement total. Ni uchronie, ni dystopie mais complètement fantastique, ce roman est une sorte de Voyage au centre de la Terre, au cœur d’un Paris souterrain. Nathan et Keren sont des personnages vraiment fascinants qui vont découvrir une ville sous la ville. Le lourd secret de Nathan est poignant. La cité de Sublutétia est captivante et m’a fait penser au film la Cité de l’Ombre. La lecture est facile même si je le recommande plutôt à des lecteurs chevronnés. Le deuxième tome vient de sortir. De nombreux détails et clins d’œil sont réels, si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à consulter ce site : sublutétia.
 
 

samedi 27 juillet 2013

l’Ile du temps perdu – S.Gandolfi – 272 p. - Le Seuil – 2004 - 11.50 €

 
Mon fils a lu ce roman à 9 ans. Il avait énormément aimé ce livre mais une fois rendu à la bibliothèque, impossible de se souvenir du titre et de l’auteur. Depuis, j’ai plusieurs fois essayé de décrire l’horrible couverture (elle est horrible non ?) aux bibliothécaires et aux libraires … Personne ne voyait de quel livre je parlais. Il y a peu de temps, je suis tombée dessus par hasard et j’étais heureuse de découvrir un des livres phares de mon bibliophage ! J’avoue que ce coup de cœur est un hommage à ce Grand-Grand fils car même si j’ai beaucoup apprécié l’histoire, elle m’a réellement terrorisée. Lors de la visite d’une mine, Giulia et Arianna perdent leur classe de vue. Elles se perdent dans les méandres des galeries. Aspirées par une force inconnue, elles se retrouvent sur une île volcanique au sable noir. Après quelques heures et quelques frayeurs, elles sont acceptées au sein d’un groupe d’enfants. Leurs nouveaux amis leurs expliquent que tous les objets, personnes, animaux, adultes, idées, chagrins, bonheurs perdus sur terre se retrouvent sur cette île. Les enfants vivent entre eux en tribu, libres de contraintes. Les adultes se regroupent en micro-société. Le bonheur semble intense et très peu de perdus souhaitent sauter dans la crevasse « magique » pour retourner dans le monde « normal ». Mais bientôt sonne le rassemblement des habitants de l’île car des évènements graves s’annoncent … Des fumées brunes se multiplient au sein de l’île. Ses fumées sont issues des idées noires, du stress, de la morosité crées sur terre. Nocives, elles empoisonnent les habitants. Une fois ses vapeurs respirées, les habitants se transforment en cannibales et la faim est insatiable pour ses mutants…Le rassemblement permet aux enfants de comprendre qu’il est nécessaire que certains se sacrifient pour sauver l’île : il faut retourner sur terre pour diffuser de l’oisiveté, de la paresse, du temps perdu. Qui va devoir retourner sur terre ?
Ce roman est original et permet d’appréhender un monde imaginaire très riche. J’ai beaucoup apprécié les clins d’œil culturels de certains objets sur l’île. J’ai lu cette histoire avec intérêt en suivant des pistes déjà connues Sa Majesté des mouches, Deux ans de vacances … Néanmoins le passage sur les cannibales est vraiment terrorisant et je conseille donc ce livre aux enfants de 10 ans et plus !