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dimanche 11 juin 2017

Le coffre enchanté – J.F.Chabas/D.Sala – 24 p. - Casterman – 15,90 €



Dans un autre monde que le nôtre, dans un royaume où la magie n'a pas encore totalement disparu, tous les matins, un pêcheur lance ses filets aux abords des remparts du château. Un jour, il remonte un mystérieux coffre qu'il ne parvient pas à ouvrir malgré ses efforts. Alerté par les voisins, c'est bientôt, le capitaine de la Garde qui offre ce coffre à l'Empereur, souverain cupide et colérique, qui passera des semaines et des semaines, à tout tenter pour soulever le lourd couvercle cerclé d'or. Le spectre impérial, le Maître des clés, le Champion et même l'Alchimiste du royaume ne parviendront pas à le forcer … Mais que peut bien receler ce coffre « extraordinaire » ? Cet album aux illustrations flamboyantes propose un conte cruel comme on les aime. La cupidité, l'ignorance et l'arrogance tissent une morale qui invite au dialogue et la réflexion. Dès 6 ans.







mercredi 16 octobre 2013

Va-t-en guerre – Dedieu – 40 p. - Seuil jeunesse – 2012 – 16 €


Va-t-en-guerre est le troisième album que je présente de Thierry Dedieu, la Guerre des mots ici et le Roi des sables . Vous remarquerez que ces trois ouvrages ont un point commun : la guerre ! Non, ils ont deux points communs : ils sont vraiment intéressants. Dans cet album, le héros est un roi qui aime la guerre. Depuis des années, il prépare ses soldats, il forme des capitaines, il invente des armes cauchemardesques … Il est prêt et attend. Malheureusement Va-t-en-guerre n’a pas d’ennemis ! Il provoque le royaume voisin mais en vain car il est gouverné par un roi pacifiste. Il lève une armée de mercenaires à ses frais pour venir le combattre au pied des murailles mais ces derniers prennent peur devant l’artillerie du roi et de ses soldats. Va-t-en-guerre tourne en rond et se désole, il veut faire la guerre, il veut terrasser des ennemis et démontrer sa force ! Mais comment faire lorsque l’on n’a pas d’ennemi … Cet album graphique joue sur les rapports texte/image. Thierry Dedieu joue parfois sur la disjonction (l’illustration et le texte se contredisent). Ce rapport singulier et fort engage le lecteur à s’interroger et à chercher un sens implicite à cette association originale. Les couleurs sont utilisées avec pertinence. Le blanc et le noir sont les deux valeurs les plus utilisées. On retrouve donc des jeux visuels d’opposition : noir sur blanc, blanc sur noir comme des vues en négatif. Le jaune est utilisé pour symboliser la couronne du roi et deux touches de rouge représentant le sang et la mort. L’auteur a aussi composé cet album en réfléchissant à la pliure centrale. Il l’utilise pour symboliser la frontière mais aussi le miroir et son reflet …Humour, jeux de mots soulignent l’impuissance de Va-t-en-guerre. Les répétitions « Car d’ennemis, il n’avait point » scande la tourne de page et rappelle les chants guerriers ! Un album « tyrannesque » à partager dès 5 ans.
Le blog de Thierry Dedieu : ici !
 
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mercredi 9 octobre 2013

L’Art face à l’Histoire : 50 événements racontés par les artistes – N.Martin/E.Rousseau – 93 p. - Palette – 2012 – 24 €


Dans mes rayons du CDI, l'Art et l'Histoire ne se fréquentent pas. L'Art est classé en 700 et l'Histoire en 900 (Merci Monsieur Dewey !). Mes élèves, notamment les premières, sont souvent confrontés à des sujets de recherche dans lesquels ils doivent lier les faits historiques avec les mouvements artistiques. L'épreuve de TPE les oblige à trouver un sujet qui unisse deux disciplines. Ce livre est souvent mon repère pour illustrer de façon concrète la notion d'interdisciplinarité lors de cette épreuve du baccalauréat.
L'Art face à l'histoire
Cet ouvrage propose une chronologie des faits historiques importants de 1789 à nos jours. Chaque événement historique est illustré par une oeuvre d'art. Les oeuvres choisies sont majoritairement des peintures. Les faits historiques récents sont mis en valeur par des photographies, des compositions de street art ou des créations d'art contemporain. Vous ne trouverez pas toutes les dates marquantes de l'Histoire mondiale, les auteurs ont fait des choix et certains événements ne sont pas exploités afin de répondre au mieux à leur objectif : provoquer le dialogue entre un fait historique et ses répercussions dans l'art. En feuilletant cet ouvrage, on comprend que ce dialogue est plus complexe qu'il n'y paraît. L'art glorifie parfois le pouvoir jusqu'à la propagande mais il est aussi un mode de contestation puissant. Les explications et les analyses de tableaux proposées permettent de comprendre les mécanismes, les techniques et tout l'implicite d'une oeuvre d'art. Cet ouvrage est à avoir dans une bibliothèque familiale pour effectuer des recherches ponctuelles ou simplement pour une lecture plaisir. J'aime retrouver dans un même livre Vélasquez, Delacroix, Goya, Picasso, Chagall, Warhol et JR. Je trouve intéressant de proposer ce livre pour aider les enfants et les jeunes gens à développer leur oeil critique et leur intérêt pour l'Art qui dépasse le concept du Beau !

 
 

dimanche 22 septembre 2013

Les Passe-vents – A.Grousset – 128 p. - Gallimard jeunesse – 2012 – 4 €

 
Dans un monde imaginaire, proche de notre époque médiévale, Jaad est un adolescent qui souffre d’une boiterie importante. Orphelin, handicapé, il est le souffre-douleur des cuisines du château du fief de Dool. Il doit effectuer toutes les basses besognes, aller chercher l’eau, nettoyer les écuries, curer les douves du donjon. Jaad est épuisé. Il ne supporte plus les moqueries et les coups des autres habitants. Aux heures les plus difficiles de son existence, Jaad sait néanmoins qu’il peut compter sur Shueva, son amie d’enfance. Amoureux l’un de l’autre, ils doivent se cacher pour passer quelques instants ensemble car le père de la jeune fille, tonnelier, ne supporte pas de voir sa fille fréquenter un miséreux. Malgré ses sentiments pour Shueva, Jaad veut s’enfuir de ce royaume gouverné par un tyran : le Seigneur Tynar. Malheureusement tout le royaume est entouré par une grande faille balayée par des vents puissants. Au fond de la faille, une mer démontée rugit sans cesse et provoque un écran de brume impénétrable. Aucun habitant ne peut échapper au Seigneur et à ses sbires. Ce royaume est un vase-clos dans lequel il faut plier l’échine. Jaad est fasciné par cette faille. Il passe ces quelques heures de liberté à observer le vent, à écouter les hurlements des tempêtes assis sur un rocher près de la faille. Entouré d’érables gigantesques, Jaad découvre que les énormes samares flottent sur les vents furieux. Les samares sont les fruits de l’érable dont la forme d’aile membraneuse permet la dissémination. Dans ce monde à la végétation luxuriante, les graines dépassent largement la taille d’un homme. Jaad comprend alors qu’il peut s’échapper en utilisant ces samares. Après des jours d’entraînement caché des villageois, Jaad devient un homme volant. Son handicap disparaît complètement à bord de son surf végétal. Il plane, il utilise les vents. Il est alors maître des airs ! Contraint de quitter Dool précipitamment, Jaad s’envole en pleine nuit sans autre bagage que son audace et sa détermination. Après plusieurs jours de vol, il atteindra la capitale du royaume Norach où de nombreuses aventures l’attendent … Alain Grousset est un auteur que j’affectionne. Son roman La Citadelle du vertige m’a accompagnée de nombreuses années en collège. Son écriture est simple sans être insipide. Ses héros sont des jeunes gens droits sans être mièvres. Les sentiments nobles sont mis en avant. Ce monde médiéval-fantastique est très réussi. Les illustrations de Manchu permettent d’apercevoir les merveilles de ce monde imaginaire. Un régal à partager dès 9 ans.
 
 

mercredi 31 juillet 2013

6000 nuits – A.Borbé – 252 p. - Naïve – 2012 - 18.30 €


Dans un autre monde, (ou peut-être pas), la Ville est gouvernée par un mystérieux tyran masqué. La population est écrasée par les interdits. Couvre-feu, patrouille, fouille systématique sont le quotidien des habitants. La bibliothèque a été brûlée, les livres sont proscrits. C’est le régime de la terreur. Dès les premières pages, nous rencontrons Esther, jeune fille de 16 ans. Elle a une petite particularité, elle ne dort pas, jamais, elle est insomniaque depuis sa plus tendre enfance. Cette singularité n’entame en rien sa joie de vivre. Esther et sa meilleure amie, Edith,  mènent leurs vies de jeunes adolescentes espiègles et n’ont pas froid aux yeux. Mais le monde douillet et protégé d’Esther va basculer le jour où son oncle est arrêté. C’est en lui rendant visite en prison qu’Esther va découvrir qu’elle est au cœur du réseau de résistance. Elle est l’Elue, à sa 6000ème nuits d’insomnie, Esther deviendra une Bienveillante. Dans cette société bâillonnée, Les Bienveillants résistent et apportent l’espoir en écrivant et en livrant des ouvrages aux habitants. La lecture et les livres sont des actes de bravoure au quotidien. J’ai beaucoup aimé ce roman. L’idée même du livre comme symbole de résistance m’avait séduite avant de découvrir le récit. Celui-ci est enlevé, le style est fluide. Les événements s’enchaînent rapidement sans entrer dans une course folle. Pour une fois, l’Elue est une jeune femme et il me semble que c’est aussi un acte courageux de choisir une fille. Les personnages sont attachants. Les nombreux flash-back éclairent les évènements en cours. L’amitié et l’amour sont les sentiments qui guident cette histoire … A partager pour jeunes gens et jeunes filles dès 12 ans !
 
 

Comment Wang-Fô fut sauvé – M.Youcenar – 39 p. - Gallimard jeunesse – 2002 – 5.90 €


Dans le royaume des Han, en Chine ancienne, Wang-Fô est un peintre libre, itinérant et doué dans son art. Son apprenti, Ling et lui vagabonde au gré de leurs envies, du vent et des paysages à découvrir. Les tableaux du maître sont si beaux qu’ils sont considérés comme magiques. Ses peintures de chevaux doivent représentés les animaux attachés à un piquet sans quoi les chevaux s’enfuiraient du tableau. Malgré son talent, Wang-Fô est pauvre, Ling et lui mendient leurs repas et leurs nuits. Wang-Fô ne veut pas monnayer ses tableaux et il préfère les donner à ses voisins. Le maître et son disciple veulent être libres de tout engagement tant dans leur art que dans la vie. Un jour, ils sont attaqués et emprisonnés au palais impérial. Le Fils du ciel convoque manu militari Wang-Fô car il éprouve une haine profonde pour le peintre. Il a passé son enfance coupé du monde. Les murs de sa prison dorée étaient couverts des peintures de Wang-Fô car on souhaitait lui présenter le royaume sous un jour favorable. Pendant seize longues années, cet enfant solitaire a imaginé un royaume somptueux, des paysages magnifiques, un monde peuplé d’hommes et de créatures extraordinaires. Mais lorsque le jeune homme est enfin autorisé à quitter le palais, ce dernier découvre un monde de pluie, de boue, de soldats graveleux, de femmes courbées et usées. Il accuse Wang-Fô de lui avoir menti. Déçu de son royaume, il souhaite se venger du peintre. La sentence est terrible, le peintre aura les yeux brûlés et les mains coupées. De rage, Ling se jette sur l’Empereur pour protéger son maître mais les soldats réagissent plus vite et le décapitent. Avant d’être livré au bourreau, l’Empereur exige de Wang-Fô qu’il termine une des œuvres de sa collection d’enfance. Pinceau à la main, Wang-Fô délivre son art avec puissance. Touche après touche, couleur après couleur, la magie du Maître se révèle à tous au sein du Palais …Un beau conte oriental poétique. Vous imaginez bien que le style est parfait, le récit est très évocateur. La magie opère. Ce conte est à réserver au bon lecteur car le glissement du récit vers le fantastique est si bien mené que les enfants peuvent éprouver des difficultés à se laisser emporter, ils craignent de ne pas comprendre. Les illustrations sont magnifiques et elles portent nos jeunes lecteurs vers la compréhension et les rapports icôno-textuels prennent tout leur sens dans ce conte.
 
 

samedi 27 juillet 2013

Prince des nuages – C.Galfard – 322 p. - Pocket jeunesse – 2011 - 7.60 €

C’est sûrement parce que le tome 2 va bientôt être en vente que ce roman est ressorti des cartons des libraires … Une fois de plus, c’est la couverture que m’a interpellée ! Mon deuxième fils a souvent cet air perdu et la mèche rebelle ! En prenant l’ouvrage dans mes mains, j’aperçois le sticker Best seller, mouais…Je me méfie toujours des stickers, bandeaux, nombre de tirages, prix reçus … Sauf que parfois, je tombe sur des trésors comme Uglies – S.westerfeld. Je feuillette et je m’aperçois que ce roman n’est pas vraiment un roman … enfin, ce roman n’est pas qu’un roman car il contient un cahier central et des encadrés scientifiques sur l’astronomie et l’astrophysique. Vous comprenez que je ne pouvais pas en rester là ! Roman acheté, commencé et lu en une soirée. Cet ouvrage est un roman dystopique (si, je vous jure !) comme de nombreux romans jeunesse en ce moment. La dystopie «  s’oppose à l’utopie : il met en avant une société imaginaire basée sur les craintes humaines. Les romans appartenant à ce genre sont souvent des anticipations mettant en exergue des événements apportant le malheur suite à un projet politique précis. Ils anticipent les dérives de la société et en exposent les conséquences : mondes apocalyptiques généralement dominés par des régimes totalitaires. L’ambition des auteurs (essentiellement américains) est de nous mettre en garde contre l’égoïsme et l’inconscience des hommes : quelles conséquences pourraient avoir les catastrophes écologiques, la chute des démocraties, la corruption ? Aujourd’hui le genre de la dystopie semble avoir conquis une part importante du marché éditorial destiné aux adolescents et aux jeunes adultes. » tiré du site Le MondedesLivres : http://mondedulivre.hypotheses.org/337. Dans un futur post apocalyptique, la Terre n’est plus vivable et les hommes vivent sur des îles-nuages construites à partir d’une technologie évoluée. Sur l’une de ces îles-nuages, Tristam Drake est un jeune garçon un peu particulier et surtout de l’avis unanime de ses professeurs, l’élève le plus mauvais de tous les temps. Tout les habitants s’accordent à dire que Tristam est différent car sa mère est la seule représentant du peuple du Tyran, qui a détrôné le Roi des nuages du Nord. Cette femme Kaede Drake vit à l’écart du bourg. Le comportement étrange de son fils encourage les villageois dans leurs sarcasmes. Ce petit village vit caché des autres civilisations car les habitants abritent et veillent sur Myrtille, la fille du roi des Nuages du Nord. Tristam et son meilleur ami Tom sont très proches et explorent chaque cm2 de leur île-nuage. Lors d’une de leurs expéditions, ils découvrent le Dossier des élèves. Chaque enfant est fiché : talent, don particulier, compétences, niveau scolaire et poste potentiel. Tom est ravi de connaître sa future affectation : direction des opérations spéciales, la fiche concernant Tristam est désespérante. Mais Tom et Tristam n’ont pas le temps de faire des projets d’avenir car ils découvrent que leur village est en feu et pris d’assaut par les soldats du Tyran…Ce roman est captivant. L’histoire est simple et plaira aux plus jeunes dès 8 ans. Les personnages sont attachants et chacun joue son rôle. Les grands thèmes de la quête, l’enfant élu, le combat contre le pouvoir tyrannique sont présents et fascineront les enfants. Les illustrations de V.Dutrait (il porte bien son nom, je trouve !) sont vraiment plaisantes et pimentent l’imagination. Les encadrés scientifiques et le cahier central sont intéressants et pédagogiques, j’avoue que je ne les ai pas tous lus ! Ce roman-documentaire est innovant et je pense que ce genre d’ouvrage peut permettre à certains élèves de passer le cap de la lecture fictionnelle. Je trouve que ce roman est ambitieux et prend le pari de l’enfant curieux, vif et insatiable. L’auteur, Christophe Galfard, spécialiste des trous noirs et de l'origine de l'Univers, est un des rares étudiants à obtenir un doctorat en physique théorique sous la direction du célèbre astrophysicien Stephen Hawking : quand même et en plus il est bel homme : si regardez :
 

 
 
 
Le Prince des nuages, tome 2 : le Matin des trois soleils est sorti depuis octobre 2012 !

Le Passeur – L.Lowry – 221 p. - Ecole des Loisirs – 2013 - 8 €

 
Imaginez un monde sans guerre, un monde sans maladie, un monde sans mort, un monde sans divorce, sans haine et sans argent. Quel monde béni ! Pour le bonheur de tous, la vie est réglée, calée sur un règlement strict suivi par tous. La population semble heureuse même si le libre arbitre est banni. Le Conseil est une assemblée qui décide et surveille toute la population. Ce conseil décide des mariages, des naissances, des cérémonies, des repas, des lectures … Ca fait froid dans le dos ! N’est ce pas ? Tous les individus sont surveillés et les récalcitrants sont élargis. Voilà le monde de Jonas. Notre héros est un enfant de 11 ans, heureux comme tous les habitants de ce monde. Il va à l’école, il joue avec ses amis, il discute avec ses parents mais il se pose des questions …Dans quelques jours, il va fêter ses douze ans et comme le veut la coutume, il recevra son attribution pour la vie. Le Conseil lui désignera son métier et sa vocation. Tout ses amis ont développé des compétences dans des domaines particuliers (soins aux enfants, capacités techniques …) Jonas est intéressé par tous les métiers mais lui-même ne sait pas ce qu’il veut faire, comment le Conseil peut-il alors déterminer sa vocation ? Et puis pourquoi à certains moments sa vue se trouble-t-elle au point d’apercevoir quelque chose d’indéfinissable ? Le monde de Jonas pourrait être un de nos futurs. Le récit est extrêmement bien maîtrisé, la tension et l’angoisse montent au fur et à mesure de la lecture. En suivant les aventures de Jonas, on découvre ce monde idéal sous un autre jour. On cogite, on s’émeut, on galope et on finit aux premières heures du jour à se demander s’il y a un tome 2 …Mon fils de 11 ans a aussi lu ce roman et nous avons énormément discuté sur les enjeux et les limites du monde décrit dans ce livre : questions philosophiques, politiques, problèmes familiaux et éthiques …Gros coup de cœur.
Après quelques recherches : Messager est une suite possible du Passeur !
 
 

mardi 23 juillet 2013

Le clan des Otori , Tome 1 : le Chant du rossignol – L.Hearn - 372 p. - 2003 - Gallimard – 7.69 €


Vous connaissez peut-être ce merveilleux ouvrage ? Pas besoin de vous dire que je suis tombée sous le charme de ce roman il y a quelques années. Je l’ai relu avec plaisir pour concocter cette chronique. Imaginez un Japon médiéval, des trahisons, une histoire d’amour hors norme, un tyran impitoyable et un héros comme on les aime. L’écriture est ciselée et très agréable à lire. Le récit est riche et la description de ce Japon imaginaire est un véritable plaisir. Takeo est un jeune homme noble qu’il est impossible de ne pas soutenir. Le couple Takeo et Kaede est saisissant et comme dans toutes les histoires d’amour mythique, ce couple reste en mémoire longtemps après qu’on a refermé le roman. Ce livre est le premier tome d’un ensemble de cinq volumes formidables à partager en famille, je le conseille dès 14 ans pour les plus aguerris !

Je vous conseille de visiter le site de l’auteur http://www.lianhearn.com/website.html

Vous pouvez aussi lire une interview intéressante sur le site de Gallimard http://www.gallimard.fr/otori/auteur.htm

mercredi 17 juillet 2013

Virus L.I.V.3 ou la mort des livres – C. Grenier – 190 p. - Livre de poche jeunesse- 2007 - 4.70 €

 
J’aime ce roman d’anticipation car l’intrigue concerne le monde des livres et de la lecture. En 2095, le monde est gouverné par une secte : Les lettrés. Ces derniers prônent une tyrannie de la lecture, de la littérature et du livre. Un état d’urgence est décrété car un virus prolifère … Ce virus détruit les livres en absorbant les caractères après une lecture par un être humain. Les Zappeurs, individus rebelles tournés vers une vie numérique sont désignés comme coupables. Allis, écrivaine, lettrée est choisie pour infiltrer les Zappeurs afin de découvrir les coupables. Mais Allis découvrira bien d’autres choses …J’apprécie la mise en abyme de ce roman. Je trouve l’intrigue passionnante. J’aimerais tellement pouvoir vivre mes lectures comme Allis : je sais parfois, j’ai 12 ans !
 

mercredi 3 juillet 2013

Okhéania, Tome 1 : le Tsunami - E.Corbeyran – 81 p. - Dargaud - 2008 - 12.34 €

 
Une BD vraiment agréable et originale.. A une autre époque, on découvre, un monde merveilleux : Okhéania : un monde végétal. La surface de la Terre a disparu et les humains vivent sur d’étranges bateaux voguant sur une canopée exubérante. Nous suivons les aventures de deux garçons intrépides Jon et Jasper. Souvent, ils s’enfuient pour aller surfer sur les vagues de la canopée ce qui est bien évidemment interdit ! Mais lors de l’une de leurs escapades, un tsunami les surprend et Jon disparait. Personne n’est jamais revenu du monde du dessous. Jasper décide de retrouver son ami envers et contre tous : ce qu’il va découvrir, va changer à tout jamais les croyances archaïques de son peuple. Personnellement cette BD m’a rappelée « la prairie verte » des mondes de Pierre Bottero. J’ai apprécié l’inventivité du récit, la richesse des personnages, l’originalité d’Okhéania : sa civilisation, ses peuples et ses paysages.


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