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mercredi 6 mai 2015

Vassili Volkovitch, le serment – C.Trébor – 375 p. - Gulf Stream – 2015 – 17 €



A Moscou en 1548, le Tsar Ivan IV affermit son règne et prépare de nouvelles conquêtes. Il souhaite que les officiers de l'armée deviennent les meilleurs combattants du pays. Fils de prince et de seigneur, ces jeunes gens se connaissent depuis l'enfance et rivalisent d'adresse pour attirer les bonnes grâces du Tsar. Vassili Volkovitch est un de ces jeunes officiers. Il se sent naturellement proche d'Ivan le Terrible car ils sont frères de lait. Leur nourrice a aussi élevé les jumeaux Anton et Boris et la belle Olia dont ils sont tous fous amoureux. Elle est d'ailleurs le témoin du pouvoir secret de Vassili qui peut réveiller et utiliser la force de trois statues conservées par ses aïeuls dont il dirige le Fluide magique. Devenu le plus jeune chef d'une division de l'armée, Vassili est obligé de repousser son mariage avec la belle Olia qui disparaît mystérieusement. Au cœur du Kremlin, bousculé par les intrigues de cour et de cœur, il va devoir combattre pour retrouver sa bien-aimée ...Vassili Volkovitch, le serment est un roman qui propose un contexte historique fort et original, la Russie du XVIème siècle. Les rebondissements sont nombreux et alternent les combats épiques, les intrigues de Cour et les pouvoirs magiques de la famille Volkovitch. Ce roman est un préquel à la célèbre trilogie Nina Volkovitch de Carole Trébor … Dès 10 ans.

mardi 22 octobre 2013

Western girl – A.Percin – 208 p. - Le Rouergue – 2013 – 12.60 €


Vous vous rappelez certainement mon engouement pour Comment bien rater ses vacances ? Depuis j’avais lu tous les tomes de la série. Anne Percin est un des auteurs dont je suis les publications (pour les plus jeunes le jour du slip/je porte la culotte). Je ne pouvais pas bouder Western girl, son nouveau roman jeunesse. J’avoue que le titre, la photographie de couverture et le résumé ne m’enthousiasmaient pas vraiment. Certaines critiques (meli-mélo de livres) avaient aussi sapé mon envie de découvrir Elise et son voyage aux Etats-Unis. Heureusement Lou, GrandeChérie, est passée par là en me disant qu’elle avait beaucoup aimé et qu’elle m’encourageait à essayer. Elle a bien fait de me forcer un peu la main car j’ai beaucoup aimé ce roman. Elise est une jeune fille passionnée par les Etats Unis, la conquête de l’Ouest, les grands espaces, les indiens, la musique country, l’équitation cow-boy … Elle porte des santiags, des chemises à franges et elle écoute en boucle Johnny Cash sur son mp3. Elle ne sait pas d’où lui vient son amour du monde des cow-boys. Son père est un geek invétéré. Sa mère est plutôt du genre hippie underground tendance écolo. Le brassage génétique réserve parfois des surprises ! Même si ces parents ne partagent sa passion, ils l’encouragent à participer à un stage d’équitation au sein d’un véritable ranch américain pendant les congés d’été. A 16 ans, Elise est prête à réaliser son vœu le plus cher : être une western girl. Mais dès son arrivée à l’aéroport, elle se rend compte que les autres participants au stage ne sont pas tous complètement férus de western et du rêve américain. Ils ne souhaitent pas tous vivre à dos de mustang, cheveux et franges au vent. Ils prennent ce stage comme une colonie de vacances un peu exotique et rien de plus. Elise comprend très vite qu’elle va avoir du mal à s’entendre avec les autre jeunes gens. Effectivement des clans se forment rapidement : les snobinards, les garçons, les filles, les vip et elle. Malgré son intégration difficile, elle profite de chaque instant dans le Middle West. De vraies affinités se créent avec Trish, la directrice du ranch qui l’incite à vivre sa passion sans tenir compte des réflexions cinglantes des autres Français. Chaque jour, Elise tient son journal intime et raconte dans le détail ses victoires, ses difficultés, ses combats et même les battements particuliers de son cœur à l’approche de Louis. Et c’est justement quand son journal intime disparaît mystérieusement qu’Elise va découvrir quels sont ses véritables ennemis ! Ce roman sous la forme d’un journal intime est un récit introspectif mais il n’est ni mièvre, ni ennuyeux. L’alternance de situations drôles et d’instants plus intenses est bien rythmée. Elise est une héroïne à laquelle on s’attache pour ses valeurs morales et sa pugnacité. Au début du roman, son engouement pour la vie western fait sourire mais au fil des pages, grâce au talent et au style de l’auteur, on finit par s’imaginer nous aussi, appuyées sur les barres du corral, les santiags aux pieds admirant les mustangs dans le soleil couchant. Je sais, j’ai dit que je n’avais plus envie de lire de romans sur les chevaux (Tempête au haras, mon frère est un cheval/mon cheval s’appelle Orage) mais une fois de plus je me suis laissé emporté. J’ai particulièrement apprécié la fin du roman qui se déroule en France et qui montre bien la difficulté des premières fois ! Ce roman peut sembler réservé à de jeunes lectrices mais GrandGrand l’a lu. Il m’a avoué avoir passé un très bon moment de lecture. Si vous ou un de vos PetitsProches aime Comment bien rater ses vacances alors n’hésitez pas à découvrir la passion d’Elise ! Dès 13 ans.

 
 

La Passe-miroir, tome 1 : les Fiancés de l’hiver – C.Dalbos – 528 p. - Gallimard jeunesse – 2013 – 18 €


Dans un monde post-apocalyptique, Ophélie est une jeune conservatrice d'un musée bien étrange. Ce lieu abrite les objets et les reliques de notre monde actuel. Les habitants de ce monde nouveau apprécient de découvrir ce qu'était notre civilisation au XXIème siècle avant la grande Déchirure qui a éclaté la Terre en milliers d'ilots. Ces néo-terriens appartiennent à des castes issues des survivants de la grande explosion. Ces survivants immortels sont les Esprits de famille. Ils sont adorés comme des Dieux. Chacun transmet un don à toute la génération qu'il a engendrée. Il y a les Illusionnistes, les Animistes, les Dragons, les Nihilistes … Chaque famille reste donc sur son ilot suspendu. Les habitants sont issus des mêmes ancêtres et sont donc tous plus ou moins cousins. Ophélie vit sur Anima et connaît presque tous les résidents de sa cité. Elle a hérité du don de « liseuse », c'est à dire qu'elle peut « lire » le passé des objets en les effleurant avec les doigts. Elle a aussi la capacité de traverser les miroirs pour se rendre là où elle le souhaite. Malgré ses talents prodigieux, Ophélie n'est pas une héroïne du quotidien. Elle est maladroite, taciturne et très timide. Elle ne côtoie pas les jeunes filles de son âge car Ophélie ne s'intéresse ni à la mode, ni aux hommes, ni à la maternité. Elle désespère les membres de sa famille en refusant tous les prétendants qui ont demandé sa main. Malheureusement, les Doyennes de la famille en ont décidé autrement et Ophélie est envoyée au Pôle, dans une contrée sauvage et étrange, la Citacielle. Son fiancé, Thorn, est le grand Intendant de cette cité aux moeurs décalées et aux coutumes qui semblent barbares. Avec ses bras tatoués et son statut de bâtard au sein de la tribu des Dragons, il effraie Ophélie dès leur première rencontre. Sous prétexte de la mettre à l’abri de la férocité de certains membres de sa famille, il la confie à sa tante Berenilde dès leur arrivée à la Citacielle. Caché et tenue au secret dans un palais, Ophélie ne peut compter que sur son chaperon, sa Tante Roseline. Veuve et sans enfant, elle est loin de tenir le rôle de confidente et ressemble plus à la vieille tante complètement gâteuse et originale qui existe malheureusement dans toutes les familles quels que soient l'époque ou le pays  … (Malgré ce portrait bien peu engageant de ma part, j'ai une tendresse particulière pour ce personnage car la tante Roseline a le don de réparer le papier et particulièrement les livres en apposant ses mains sur les déchirures ! Elle est peut-être la documentaliste des premiers siècles post-explosion ! Je suis son ancêtre) Dès leur première rencontre, Ophélie et Thorn comprennent que ce mariage forcé va être difficile à honorer. Ils n'ont aucun goût commun, ils ne partagent rien à part le mépris et l'incompréhension. Ils n'arrivent même pas à communiquer l'un avec l'autre sans créer des quiproquos, des malentendus et des blessures irrémédiables. Ils se détestent, s'évitent mais ils ne peuvent briser cette alliance sans craindre pour leurs vies et la réputation de leurs familles. Effectivement ce mariage n'est rien d'autre qu'une alliance politique ! Ce roman est un roman de fantasy dans une ambiance surannée qui rappelle la Belle Epoque ! Ophélie est une héroïne touchante dont le personnage s’étoffe au fur et à mesure du roman et des passages introspectifs. Les personnages secondaires sont eux aussi complètement envoûtants qu’ils soient les alliés ou les ennemis de le jeune Ophélie. Le suspens est mené avec efficacité. Ce monde post-apocalyptique est saisissant par son originalité. L’onirisme et les jeux de faux-semblants permettent de nombreuses hypothèses de lecture et donnent réellement envie de lire la suite du roman dont l’auteur, Christelle Dalbos promet la publication dans quelques mois. J’ai apprécié les clins d’œil de l’auteur à de nombreux héros de la littérature comme Alice au Pays des Merveilles, Cendrillon, Lyra des Royaumes du Nord et bien d’autres encore et notamment en littérature générale comme le Passe-Muraille de Marcel Aymé et l’Ecume des jours de Boris Vian. J’avoue que ce roman copieux m’a calée plusieurs soirs. Je le conseille donc aux lecteurs pagivores, livrophages qui aiment les ouvrages volumineux et apprécient les histoires qui ne se plient pas en un claquement de doigt ! Dès 12 ans.

Ce roman a remporté le Prix du roman jeunesse RTL-Gallimard-Télérama en juin 2013. Si vous souhaitez découvrir le site du roman ici et la présentation de Télérama .

mardi 23 juillet 2013

Le clan des Otori , Tome 1 : le Chant du rossignol – L.Hearn - 372 p. - 2003 - Gallimard – 7.69 €


Vous connaissez peut-être ce merveilleux ouvrage ? Pas besoin de vous dire que je suis tombée sous le charme de ce roman il y a quelques années. Je l’ai relu avec plaisir pour concocter cette chronique. Imaginez un Japon médiéval, des trahisons, une histoire d’amour hors norme, un tyran impitoyable et un héros comme on les aime. L’écriture est ciselée et très agréable à lire. Le récit est riche et la description de ce Japon imaginaire est un véritable plaisir. Takeo est un jeune homme noble qu’il est impossible de ne pas soutenir. Le couple Takeo et Kaede est saisissant et comme dans toutes les histoires d’amour mythique, ce couple reste en mémoire longtemps après qu’on a refermé le roman. Ce livre est le premier tome d’un ensemble de cinq volumes formidables à partager en famille, je le conseille dès 14 ans pour les plus aguerris !

Je vous conseille de visiter le site de l’auteur http://www.lianhearn.com/website.html

Vous pouvez aussi lire une interview intéressante sur le site de Gallimard http://www.gallimard.fr/otori/auteur.htm

jeudi 18 juillet 2013

La nuit des temps – R.- Barjavel – 393 p. - Pocket – 6.37 €

 

La Nuit des temps est le livre de mes 13 ans. Je l’ai lu plusieurs fois depuis et j’ai toujours pris beaucoup de plaisir à le redécouvrir. Quelle histoire d’amour enfin plutôt quelles histoires d’amour ! Savant mélange de science fiction et de roman d’amour : pas besoin de vampire, ni de baguette magique ! Les adolescents adorent : il me semble que ce roman est au programme de lettres en classe de 4ème. Simon est un médecin français envoyé en mission en Antarctique afin de participer à une délégation internationale de fouilles. Lors d’une expédition, son équipe détecte un signal provenant des profondeurs de la glace. Après de nombreuses difficultés techniques, les scientifiques découvrent un abri colossal dans lequel est conservé un couple en hibernation. Simon, médecin, comprend rapidement qu’Eléa et Païkan sont les survivants d’une civilisation humaine disparue. Qui sont Eléa et Païkan ? Quelle est leur mission ? Pourquoi la Belle Eléa est elle si mélancolique ? Un beau roman à partager avec ses GrandsProches car de nombreuses questions émergent à la lecture de ce roman et permettent des débats d’actualité. S’ils ont aimé ce roman, n’hésitez pas à leur proposer des classiques sur le même thème : l’Amour qui dépasse la mort  : Tristan et Iseult, Roméo & Juliette …!

 

mercredi 3 juillet 2013

La Douane volante - F.Place – 432 p. - Gallimard jeunesse – 2012 - 6.70 €

 
Conseillé par Edith et Geneviève (il me semble), je me suis plongée dans cet ouvrage qui attendait depuis un moment sur ma PAL. Je me méfie des « intitulés : meilleur roman jeunesse ». J’avoue j’ai adoré ce roman même s’il me semble un peu difficile pour de nombreux enfants. Je le conseille aux enfants bons lecteurs à partir de 10 ans. J’ai un peu obligé mon livrophage de 11 ans à le lire et il a été enchanté de sa lecture !
En Bretagne, à la veille de la Ière Guerre Mondiale, Gwen le Tousseux est un enfant fragile à la santé précaire. En échange de soins, il est pris en apprentissage chez le rebouteux de son village : Bratz. Gwen comprend que le corps est une terre d’équilibre et de respect. Après la mort de son maître, la santé de Gwen vacille et il est emporté sur la charrette de l’Ankou. Ce dernier ne l’emmène pas au pays des morts mais il dépose Gwen sur une plage inconnue. A son réveil, Gwen découvre qu’il a changé de pays, changé d’époque. Il va devoir affronter la malfaisance, la duperie, l’âpreté de la vie. Seul son pilbil, oiseau magique, saura le réconforter et le soutenir dans ses efforts et ses recherches pour revenir au sein de sa Bretagne natale. Grâce à son don de guérison, Gwen sera amené à voyager et à rencontrer des personnages hauts en couleur. Il devra combattre les pires truands au péril de sa vie. Il découvrira la trahison mais aussi l’amitié et bien sûr l’amour. Grand roman initiatique, onirique et parfois complètement angoissant ! Le récit est rude mais l’écriture est magnifique et vraiment poétique.