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dimanche 4 octobre 2015

Panda – P.Kalioujny - Thierry Magnier – 2015 – 11,90 €



Le vent souffle, la neige tombe et le froid glace les museaux des animaux … L'hiver s'installe pour de longs mois. Maman Ourse Blanche et Papa Ours noir bordent confortablement leur bébé Panda pour hiberner. Bien emmitouflé et prêt à s'endormir, il réclame son rituel du coucher polaire mais pour le long sommeil qui l'attend, il a envie d'une longue et belle histoire ... Panda est un album tendre qui répond avec humour et poésie à la question Comment on fait les bébés ? Les métaphores et les comparaisons sont élégantes et soulignent toute la force de la parentalité. Les illustrations amarrées au texte proposent un récit graphique très réussi qui joue de l'opposition du noir et du blanc. Cette dualité donne du sens au mystère de la vie qui induit nécessairement une double composante… Dès 6 mois.





dimanche 28 septembre 2014

L’Atelier des cœurs – A.Abad/G.Pacheco/trad.M.Duc – 32 p. - OQO – 2011 – 15.50 €


Mathias a des mains en or. Il est réparateur de cœurs. Dans son atelier, au secret de ses doigts, il réchauffe les cœurs gelés et recoud les cœurs brisés. Les commandes sont nombreuses et sa petite fabrique ne connaît pas la crise ! Mais une fois ses commandes honorées, pendant la nuit, Mathias crée des cœurs qu’il enferme dans une boîte fermée à clefs. Ses créations sont parfois en pâte d’amande, parfois en porcelaine ou en verre. Mais tous contiennent un bout de son cœur à lui. De chair et de sang, ses œuvres sont destinées à Béatrice qu’il aime tant. Chaque printemps, il remonte le sentier qui rejoint la montagne et lui offre une de ses créations. Malheureusement Béatrice, elle, n’a pas de cœur … l’Atelier de cœurs est un album émouvant. Le récit ciselé et le rapport texte/image parfaitement orchestré créent une histoire dramatique et romantique comme on les aime. Dès la première lecture, les grands récits historiques et mythologiques se superposent à cette histoire d’amour intense ! Ce n’est pas Dante Alighieri qui me contredira ! PetitPetit, 4 ans et MoyenPetit, 8 ans ont été subjugués par cet amour sans condition, ni compromission mais existe-t-il d’autres façons d’aimer ? Dès 6 ans.





lundi 18 août 2014

Cet été là – J.Tamaki/M.Tamaki/Trad.F.Soubiran – 317 p. - Rue de Sèvres – 2014 – 20 €


C'est une tradition dans la famille Wallace, tous les étés, ils partent s'installer dans leur cottage sur les rives du lac Awago. Depuis des années, la jeune Rose, 13 ans, attend ces quelques semaines de vacances avec impatience. Dès qu'elle descend de la voiture familiale, Rose sait que c'est la liberté qui l'attend. Elle se dépêche de ranger ses affaires dans la chambre pour rejoindre sa meilleure amie de vacances, Windy. En quelques minutes, les deux jeunes filles se racontent leur année passée en s'interrogeant surtout sur leurs amours, leurs coups de cœur et les transformations de leurs corps à l'approche de la puberté. En parcourant la plage, elles se souviennent de leur château de sable de l'été dernier et en quelques instants, elles comprennent qu'elles n'ont plus envie de faire des pâtés de sable ou de jouer dans l'eau. Elles vivent une nouvelle complicité … Elles ont envie de goûter aux joies et aux mystères qui entourent les « grands » adolescents qui fréquentent le seul bar du village … Cette bande dessinée au graphisme noir et blanc suggère cet âge délicat où l'enfance et l'adolescence se mêlent sans frontières définies. Rose et Windy inventent l'une et l'autre et l'une par rapport à l'autre, des attitudes et des comportements qui les étonnent et les effraient aussi parfois. Même si elles aiment encore beaucoup manger des bonbons et faire les folles dans l'eau du lac, les relations conflictuelles avec leurs mères montrent à quel point ces deux fillettes deviennent des jeunes femmes qui entament une nouvelle phase de leurs vies… Un album fort à partager avec ses grands PetitsProches dès 13/14 ans.







mardi 10 juin 2014

Hyacinthe et Rose- M.Jarrie/F.Morel – 74 p. - Thierry Magnier – 2010 – 31.50 €


Sans vouloir me vanter, j'aurais pu faire partie de ce livre, mon prénom floral, me prédestinait à adorer cet album magnifique. Même si je ne suis pas la plus belle des fleurs mais plutôt une lamiacée bien commune qui conjugue surtout ses feuilles en cuisine. Je ne peux que savourer chaque page de cet ouvrage grand format qui est un beau plaidoyer aux fleurs et surtout à l'amour au long cours. Hyacinthe et Rose sont un couple que tout oppose … Il est communiste et athée. Elle est croyante et pratiquante fervente. Plus de 45 ans de mariage n'ont pas apaisé leurs antagonismes. Les discussions sont enflammées entre ses deux vieux amoureux. C'est leur petit-fils qui raconte leurs disputes et leurs querelles. Ses souvenirs d'enfance soulignent certes les oppositions permanentes entre cette madame Bigote et ce monsieur Agnostique mais c'est leur amour commun des fleurs qui a surtout marqué le petit garçon. Leur jardin était une réserve botanique naturelle. Pensées, giroflées, tulipes, dahlias, oeillets, des dizaines et des dizaines de variétés sont plantées, sarclées, désherbées et replantées avec amour et passion. Ils vivent pour les fleurs, ils les chantent et ils récitent des poésies en leur honneur … Hyacinthe instruit même son petit-fils au langage secret et précieux des fleurs ! Le récit est touchant sans être larmoyant. Le désamour de Hyacinthe et Rose n'est pas triste, il est raconté avec tendresse et humour. Le style ciselé de François Morel nous invite dans une vie quotidienne rurale qui ne manque ni de piquant, ni de poésie. Les illustrations de Martin Jarrie sont un bouquet à admirer, 48 portraits éblouissants de fleurs. Impossible de ranger cet album fermé dans une bibliothèque, cet album mérite d'être laisser aux doigts fureteurs, au plaisir de changer chaque jour de fleurs afin de se souvenir qu' « une fleur est écrite au bout de chaque doigt » Tristan Tzara ! Dès 14 ans.

mardi 20 mai 2014

Ecran total – C.Léon – 43 p. - Thierry Magnier – 2012 – 5 €


Alors qu’il est installé sur la table du salon pour faire ses devoirs, Antoine est dérangé par la livraison d’un immense carton. Sa mère pousse des cris de joie et enfile sa tenue de combat pour déballer le colis. Elle s’admire en bleu de travail et sort perceuse, vis et cutter. Son père, appelé en renfort, enlève veste et cravate pour être prêt à recevoir la nouvelle télévision écran plat de 127 cm. Il doit l’accrocher au mur en suivant le manuel d’installation à la lettre et à la vis près. Il faudra tout l’après-midi aux parents d’Antoine pour mettre en place leur dernière acquisition qui semble prendre autant de place dans leur vie que sur le mur du salon. Une fois allumée, Antoine ne peut plus les décoller de l’écran. Ses parents ont oublié de l’emmener à son cours de tennis, ils n’ont pas préparé le dîner et ils vont même oublier leur fils endormi sur le canapé. Mais au cœur de la nuit, Antoine va être réveillé par les appels au secours de ses parents …Un roman très court qui surprend ! La chute laisse présager une infinie de suite. Au lecteur d’imaginer celle qu’il préfère … J’ai vraiment beaucoup aimé ce mini-roman qui recèle tout le talent de Christophe Léon, un style incisif, un suspens ficelé et une chute « incroyable » … Dès 7 ans.



jeudi 19 décembre 2013

Totem – Je t’aime – A.Cousseau – 64 p. - Le Rouergue – 2013 – 6 €


Vous vous rappelez certainement mon coup de cœur pour un des premiers romans de cette collection originale : Mon frère est un cheval – Mon cheval s’appelle Orage. Alex Cousseau, un auteur que j’affectionne, s’est de nouveau amusé à créer deux récits qui se répondent et s’éclairent l’un l’autre dans cette collection boomerang qui porte bien son nom. Dans Totem, Victor est un jeune indien qui scrute les nuages en espérant apercevoir le visage de son amoureuse comme le lui a prédit son père. Malheureusement ni les cumulonimbus, ni les cirrostratus ne lui dévoilent les traits de sa future bien aimée. Mais en gravant son animal totem sur un arbre, il découvre deux lettres cachées réunies dans un cœur sous l’écorce : A et V. Il devine qu’il est le V mais alors qui est l’amoureuse A ? Dans Je t’aime, Vasco est un géant qui vit dans un immense trou. Il ne sort que la nuit pour arpenter la forêt car les géants aiment la solitude et le silence des ténèbres. Mais au cours d’une promenade nocturne, Vasco est dérangé par un bruit. Ce gémissement provient d’une tête abandonnée près d’un ruisseau. Cette tête qui respire et semble endormie provient d’un géant ou plutôt d’une géante. Vasco ramasse ce beau visage et décide de partir en quête pour le rendre à sa propriétaire …Ces cours récits recto-verso sont vraiment percutants. La double lecture permet toutes les hypothèses et offre une variété infinie d’entrelacements. Le style est subtil et envoûtant. Je le conseille à tous les lecteurs dès 10 ans.
Critique de Michel Abescat, Télérama ; ici !

jeudi 12 décembre 2013

Deux qui s’aiment – J.Schubiger/W.Erlbruch – 38 p. - La Joie de Lire – 2013 – 12 €


Dans cet album, on rencontre de drôles de couple, une souris et un escargot, un écureuil et un hibou et même un chat et un chien ! On découvre aussi l’amour courtois, l’amour lassé, l’amour intéressé et l’amour passionné. Que l’on soit chèvre ou poisson, le sentiment amoureux procure les mêmes battements de cœur ! Comme une petite anthologie, chaque double page propose un court poème et une illustration. Les poèmes sont drôles parfois émouvants mais contournent toujours la mièvrerie avec beaucoup de talent. Le ton décalé et les situations rocambolesques des couples sont réjouissantes. Les illustrations de Wolf Erlbruch sont piquantes à souhait et rehaussent, par l’expression des animaux, toute l’intensité des baisers échangés. On a toujours besoin d’amour et de poésie dans la vie … Dès 6 ans.
 
 
 


mercredi 23 octobre 2013

Je t’aime tellement que j’ai les chaussures qui vont toutes seules – A.Herbauts – 52 p. - Casterman – 2013 – 18.50 €


Je vous ai déjà présenté De quelle couleur est le vent ? d’Anne Herbauts que j’avais beaucoup aimé ici . Je présente ses livres en catégorie Pour les Grandes car ses albums sont très exigeants. J’ai mis du temps à me laisser emporter et à interpréter ses ouvrages. Je suis toujours étonnée à la première lecture puis je suis songeuse. Je dois lire et relire pour comprendre et réussir à rédiger une critique. Je t’aime tellement que j’ai les chaussures qui vont toutes seules demande lui aussi plusieurs lectures. Il faut ensuite un temps de digestion pour se saisir des émotions évoquées. Cet album est une ode à l’amour. Un amour intense, fusionnel qui ne supporte pas la séparation. Page après page, Anne Herbauts nous invite à découvrir l’amour comme on ne sait plus le dire ou le vivre. Le récit est un long poème qui offre une multitude de métaphores savoureuses comme « je t’aime tant que le mot interstice est avalé goulu cru dans nos embrassées » ou «  je t’aime tant que cela fait un bruit de braises tranquilles dans le soir » … Ce poème décrit avec ferveur la séparation de « quelques jours et de trois dormir » d’un jeune couple. Avec talent et intelligence, Anne Herbauts nous invite à partager cet amour inconditionnel mais aussi le sentiment intense du manque dû à la séparation et les joies des retrouvailles. Comme à son habitude, l’auteur s’applique à enrichir le rapport texte/image. Elle excelle dans ce dialogue dense et complètement onirique crée entre les illustrations et le récit. Si ce dernier est un poème merveilleux, ses illustrations sont toutes aussi extraordinaires. Les premières pages offrent des dessins minimalistes en harmonie avec le texte puis les illustrations prennent de l’ampleur jusqu’à envahir toute la double page. Les couleurs sont elles aussi de plus en plus nombreuses et intenses. Comme pour chacun de ses albums, je ne peux m’empêcher de caresser les pages car cette illustratrice a la faculté de donner de la matérialité à ses illustrations. Les coups de pinceaux, l’épaisseur de la peinture, les vides, les crayonnés ont du sens et offrent du tactile aux lecteurs. De nombreux clins d’œil à ses précédents albums sont à découvrir et savourer. Certaines doubles pages sont des œuvres à part entière et prennent sens dans l’unité crée par le dialogue du texte et de l’image. Comme celle-ci
 

Les associations crées permettent toutes les interprétations. Il peut être lu en extrait ou en intégralité. Cet album est onirique et grandiose. Il sera mon cadeau de mariage pour les cérémonies à venir ….

Retour à la terre, tome 1 : la vraie Vie – J.Y.Ferri/M.Larcenet – 48 p. - Dargaud – 2005 – 11 €


Cette série de cinq tomes est un récit de vie conjugale pas banal. Même si cette histoire d'amour ne s'inscrit pas dans la grande tradition des amants maudits, elle restera néanmoins mémorable. Plus proche de Paul et Virginie que des Feux de l'amour ou de Roméo et Juliette, Manu et Mariette forment un couple unique et prometteur. Ils me font penser à Paul et Virginie car eux aussi doivent survivre dans un milieu hostile : la campagne. Avant de se lancer dans les grands projets de la vie de couple, ils décident de quitter leur horrible ville de banlieue : Juvisy pour vivre plus près de la nature. Ils aspirent à une vie saine, sereine et paisible. Il faut savoir qu'ils ont choisi la campagne dans ce qu'elle offre de plus authentique : minuscule village, unique boulangerie, voies de communication qui ne dépassent pas la départementale. Heureusement ils ont tout de même le téléphone et internet. Ces réseaux seront d'un précieux secours pour joindre leurs amis restés en ville et tenir le coup tout au long de l'hiver. Manu, dessinateur de BD vit son arrivée aux Ravenelles tout d'abord comme une révélation puis comme une punition et enfin comme un traumatisme. Mariette, jeune femme au tempérament calme et stable, s'adapte mieux à cette nouvelle vie qui s'offre à eux. Elle épaule et aide son fiancé tout au long de son acclimatation. Elle lui tiendra la main pour faire la première balade, elle lui traduira le patois local, elle lui rappellera les règles de courtoisie pour sympathiser avec les voisins … Il n'y a que le chat Speed qui résistera très longtemps au changement ! Malgré les difficultés, Manu et Mariette deviennent peu à peu de vrais ravenellois. Cette série de bandes dessinées déclenche le rire à chaque page. Un rire salvateur et franc pour exorciser nos propres peurs et angoisses, celle du couple, celle de la routine et celle parfois de découvrir que toutes les décisions ne sont pas bonnes à prendre ! Manu et Mariette sont des personnages attachants. Leur vie de couple est décryptée et montre à quel point ils s'accrochent l'un à l'autre pour ne pas sombrer. La campagne est présentée comme un lieu dangereux peuplé de villageois étranges qui vivent selon des coutumes ancestrales. Mais pour vivre moi-même à la campagne, je cautionne certains stéréotypes : l'eau-de-vie, c'est rude, le patois, c'est incompréhensible et les hivers semblent tellement longs ! A lire et relire !
 

dimanche 6 octobre 2013

L’Apprentissage amoureux – E.Houdart – 32 p. - Seuil Jeunesse – 2005 – 16.20 €

 
J’ai mis du temps à lire les albums d’Emmanuelle Houdart. J’ai eu besoin de digérer ces illustrations. J’ai dû m’habituer et travailler sur ces dessins qui parfois me mettaient mal à l’aise. C’est MoyenMoyen qui m’a sorti d’affaire en empruntant deux de ses albums à la bibliothèque. l’Apprentissage amoureux est un album qui décrit les étapes et les écueils d’une vie amoureuse au long cours. A la première page, deux jeunes enfants imaginent une histoire : Il était une fois une sublime princesse et un prince charmant. Dès le premier regard, ils surent qu’ils s’aimaient et que rien ne pourrait les séparer. Ils furent très heureux et eurent beaucoup d’enfants. Les deux jeunes héros se sont débarrassés en une page et quelques lignes des conventions sociales pour profiter pleinement de l’amour. Au début tout va bien, ils décident de paresser au lit, de manger des bonbons et de lire très tard. Le jeu et le partage sont les maître-mots de leur amour. Ils s’aiment et ne se quittent pas. Les amoureux grandissent et les problèmes pointent leurs nez : comment se mettre d’accord pour choisir la couleur du palais ? Comment partager le dernier cornet de glace ? Et lequel décidera finalement des prénoms de leurs futurs enfants ? Sans parler que la vie amoureuse entraîne une vie quotidienne parfois triviale. Le prince ronfle et pue des pieds. La princesse a des boutons. Il urine à tous vents alors qu’elle ne peut plus bouger gênée par son ventre de femme enceinte. Les soirées séparées pour retrouver leurs amis respectifs engendrent des crises de couple effroyables. Quelle est leur recette miracle pour affronter tous ces obstacles et toutes ces difficultés de la vie amoureuse ?… A vous de le découvrir mais je vous préviens qu’il n’y a malheureusement pas de mode d’emploi ou de philtre à commander ! Je trouve courageux de montrer le côté obscur de l’amour dans un couple. J’essaie souvent d’épargner à mes enfants mes théories assez tranchées sur la question. Cet album permet donc d’aborder par des personnages tiers les hauts et les bas du couple. Ils comprennent alors que tous les parents peuvent traverser des phases difficiles, des moments de colère, d’énervement et de jalousie. Le titre montre à quel point la vie à deux est un apprentissage laborieux dont la réussite n’est jamais acquise. Le ton léger et souvent drôle du récit permet de dédramatiser les situations conflictuelles. Le rire libère de la gêne, de l’angoisse et laisse un temps de respiration pour réfléchir et pour discuter. Les illustrations d’Emmanuelle Houdart sont caractéristiques. Complètement oniriques, elles laissent toujours une place à l’interprétation propre. Ces dessins aiguisent le regard et développent le sous-entendu. Ils sont elliptiques et parfois complètement loufoques. Chaque détail est important car ils sont les porteurs du sens profond des situations évoquées. J’ai particulièrement apprécié le travail des couleurs. Chaque tourne de page offre sa palette de couleurs et de motifs. Cette illustratrice ne peut pas s’apprécier seulement en feuilletant ses albums. Il faut les lire et comprendre le rapport texte-image qui construit son propos. Dès 9 ans.