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jeudi 24 décembre 2015

Des fantasques, des originaux, des olni ...



L'explo-rateur – Bonnefrite – 40 p. - Le Rouergue – 2015 – 16 €

Le Professeur Sir Von Matuvu est un imminent scientifique. Ingénieur brillant, il a inventé les fameuses lentilles M5 Matuvux écarquilleur d'yeux. En tant qu'explorateur, il parcourt le monde à la recherche des monstres qu'il débusque grâce à ces lentilles révolutionnaires. Au sommet des plus hautes montagnes ou au plus profond des grottes, Sir Von Matuvu propose aux lecteurs de découvrir des monstres incroyables et uniques … L'explo-rateur est un livre-jeu qui invite l'enfant à interpréter les illustrations pour faire apparaître des êtres épouvantables, des monstres débonnaires et des géants bienveillants. Muni de deux ronds noirs, le jeune lecteur devenu démiurge peut projeter ses peurs, ses cauchemars et ses angoisses au fil des pages et de son humeur. A plusieurs, ce livre devient une aire de jeux incroyable ...Un ouvrage qui ne ressemble à aucun autre ! A réserver aux lecteurs les plus curieux … Dès 6 ans.




Fifi Brindacier – A.Lindgren / I.Vang Nyman – env.54 p. - Hachette – 2015 – 11,90 € l'un

Selon les traductions, elle s'appelle Pipi Longstocking, Pépé ou Lina ... En France, on la connaît sous le nom de Fifi Brindacier ...Une fois qu'on la rencontrée, il est impossible de l'oublier ! Fifi est une fillette au tempérament de feu à l'image de ses cheveux flamboyants. A 9 ans, elle vit seule à la villa Drôlederepos avec son cheval et M.Nilsson, son singe de compagnie. Elle ne craint rien, ni personne et ne s'ennuie jamais avec ses deux amis Tommy et Anika qui la suivent dans toutes ses aventures … Trois bandes dessinées pour découvrir ou redécouvrir l'univers fantasque et impertinent de cette petite fille qui ne suit ni les codes, ni les bonnes manières. Fifi est libre et fière et ne veut surtout pas ressembler à une petite fille modèle. Le format bande dessinée donne du rythme et accentue l'humour des péripéties de l'héroïne la « plus forte du monde » ! Dès 4 ans.

Fifi s'installe et autres bandes dessinées

Fifi ne veut pas grandir et autres bandes dessinées

Fifi arrange tout et autres bandes dessinées



Le livre sans images – B.J. Novak – 56 p. - Ecole des Loisirs – 2015 – 12,50 €

Dans le genre projet fou, livre « extraordinaire » et histoire farfelue, nous vous conseillons Le livre sans images ! Cet ouvrage n'est pas vraiment un livre … C'est une farce, un canular de la culture enfantine qui se joue de l'adulte lecteur. Effectivement le texte est une suite de plaisanterie, de comparaison et de gag que le lecteur invoque lors de la lecture à voix haute. Pris à son propre piège, il n'a pas d'échappatoire et doit lire jusqu'au dernier mot de la dernière page ! « Je suis un petit singe, je suis un singe robot, gros patapouf … et bien d'autres sont à lire, à vivre et à mimer à chaque tourne de page. Tous les ressorts de la voix et du corps sont mobilisés ! Les PetitsProches auditeurs seront subjugués par les paroles folles, les expressions impertinentes et les activités farfelues du lecteur qu'ils écoutent. Le rire est au rendez-vous des deux côtés du livre ! A découvrir, ici ! Dès 3 ans.





mercredi 18 mars 2015

La pâtisserie des meilleures amies – L.Chapman – 189 p. - Hachette – 2015 – 10 €


Hannah a 10 ans ¾ et dans quelques jours, elle entre au collège. Venant d'emménager à Ashingham, elle n'a pas encore d'amis. Elle décide donc de confier ses secrets et ses peurs à un confident fidèle, son journal intime. Mais Hannah n'est pas une petite fille comme les autres. Elle a une passion « dévorante » … la pâtisserie. Une passion qu'elle partage avec sa mère qui a décidé de changer de vie et d'ouvrir Miel et Cannelle, une pâtisserie artisanale. Hannah est aux anges même si en quelques semaines, sa vie a été bouleversée. En un été, elle a changé de ville, assisté au mariage de sa mère, adopté deux petites sœurs jumelles de 4 ans et quitté ses amies. Malgré les cookies, les tartelettes et son énergie positive, la jeune Hannah se demande parfois si elle va être à la hauteur de cette nouvelle vie et réussir à se faire des amis… La pâtisserie des meilleures amies est un roman étonnant. On pourrait vite le juger trop girly pourtant il mérite toute notre attention et offre un vrai plaisir de lecture. Il est clairement conseillé aux jeunes lectrices mais MoyenMoyen, 8 ans, a joué le jeu et m'a demandé s'il y avait un tome 2 en refermant ce livre ! J'ai particulièrement apprécié les relations mère-fille et les questionnements intimes de cette héroïne pas gnangnan même si elle voit la vie en rose. Des recettes sont glissées au fil du récit et donnent envie d'enfiler son tablier dans l'instant. Ce que j'ai fait d'ailleurs, la preuve en image ! Dès 8 ans.






dimanche 4 janvier 2015

Zékéyé et l’oiseau de pluie – N.Dieterlé – 10 p. - Hachette – 2014 – 12.50 €


Dans la forêt tropicale, les singes sont agités. Ils ont trop chaud. Au marigot, les becs des oiseaux et les trompes des éléphants creusent la boue à la recherche d’un peu d’eau. Dans les champs, rien ne pousse … Des jours et des jours, qu’ils attendent tous la pluie. Zékéyé comprend que l’oiseau de pluie s’est endormi et qu’il doit le réveiller. Il prend alors son tam tam …Zékéyé et l’oiseau de pluie est un livre jeu. Cet ouvrage est tactile. Ses pages cartonnées épais offrent 4 matières à caresser et permettent d’imaginer la douceur de la fourrure du singe ou la rugosité de la peau de l’éléphant. Ce livre propose aussi un éveil musical avec des sons à déclencher à chaque double page. Le bruit de la pluie, le chant de l’oiseau de pluie, le rythme entraînant des tam-tam résonneront agréablement aux oreilles des plus petits ! Un livre à lire, à écouter et à toucher … à emmener partout ! Dès 6 mois.






dimanche 21 décembre 2014

Oniria, tome 1, le Royaume des rêves – B.F.Parry – 331 p. - Hachette – 2014 – 16.50 €


Lorsqu’Eliott a perdu sa mère à 5 ans, il a développé une hypnophobie. Il ne voulait plus s’endormir sans craindre de mourir pendant son sommeil comme sa mère. Pendant des mois, sa grand-mère, Mamilou, l’a aidé à surmonter ses peurs et ses angoisses et à maintenant 12 ans, il est devenu un jeune homme comme tous les autres. Mais depuis six mois, Eliott est de nouveau confronté à l’angoisse de perdre un être cher car son père est tombé inexplicablement dans le coma. Lors d’une visite à l’hôpital, il assiste à une crise de Philippe, son père. Dans son sommeil, semble se débattre contre de terribles attaquants et un mystérieux sable. A ces mots, Mamilou comprend qu’elle ne peut plus garder son secret pour elle. Elle doit sauver son fils du monde mystérieux d’Oniria et pour cela elle doit envoyer Eliott en mission au pays des rêves mais aussi des cauchemars … Oniria est un livre de science fiction haletant. L’alternance des mondes sur le rythme jour/nuit est particulièrement réussie et crée une vraie dynamique de lecture. Le monde d’Oniria, tissé de nos rêves, de nos peurs et de nos secrets permet toutes les extravagances et plonge le lecteur dans un univers imaginaire fabuleux. Dès 10 ans.
Pour en lire un extrait : c’est ici !

mardi 16 septembre 2014

Salmacis, tome 1, l'Elue – E.De Jesus - Hachette – 2014 – 16 €


Faustine et Sacha sont jumeaux. Même s'ils sont dizygotes, ils se ressemblent beaucoup. Depuis qu'ils sont tout-petits, ils jouent à échanger leur rôle et à se faire passer l'un pour l'autre. Ils sont d'autant plus proches, qu'à 6 ans, ils ont perdu leur père, cinéaste, dans l'attentat du World Trade Center. Ce décès a renforcé leurs liens et à bientôt 16 ans, ils n'envisagent pas de vivre l'un sans l'autre. Malheureusement, folle de chagrin, leur mère se suicide après dix ans d'un deuil qu'elle n'arrive pas à surmonter. Faustine et Sacha sont alors placés chez leur tante pour les vacances et dans un pensionnat VIP afin de poursuivre leurs études. Dès leur arrivée à l'Ecole Mont Angèle, les jumeaux sont séparés … Maintenant Faustine ne peut plus compter sur son jumeau. Elle doit affronter seule cette nouvelle vie et les épreuves d'intégration qui l'attendent. C'est d'ailleurs lors de la recherche de son option sportive qu'elle va rencontrer Andrea, jeune assistant spécialiste de l'escalade … En quelques secondes et en un regard, Andrea et Faustine vont comprendre que leurs vies ne seront plus jamais les mêmes et qu’ils sont mystérieusement liés… Ce roman d'amour et de science fiction est palpitant. L'auteur mêle habilement actions, amour, larmes et rires. La jeune Faustine est une héroïne aux multiples facettes. Les 379 pages de Salmacis sont à peine suffisantes pour la découvrir. GrandGrand et moi avons particulièrement apprécié la portée symbolique du mythe de Salmacis et tout le talent de l'auteur à combiner le passé, les légendes et les questions d'actualité … Dès 14 ans.

Ce roman est lauréat du tremplin d'écriture Black Moon !

mardi 20 mai 2014

L’Odalisque et l’éléphant – P.Alphen/C.Gastaut – 186 p. - Hachette jeunesse – 2014 – 15.90 €


Dans un autre monde ou peut-être pas, au cœur d’un harem lointain, Leïla, 7 ans est une jeune odalisque en formation. Elle doit parfaire sa formation et enchaîne les cours les plus assommants, arithmétique, poésie, danse du ventre et surtout le plus soporifique le EHCH éducation hiérarchique et civique du harem. Heureusement Leïla suit avec passion les cours de Schéhérazade qui apprend l’Histoire avec ses 1001 histoires. Alors qu’elle glisse dans les couloirs du sérail, elle tombe nez à pied devant les babouches dorées de son Seigneur et Maître le Sultan. Alors que La sagace Majesté interroge la jeune apprentie odalisque, il aperçoit ses oreilles. Le Divin et Sublime sultan tombe immédiatement amoureux des oreilles de Leïla. Mais malgré les promesses et les attentions du Vénéré, l’odalisque n’est pas intéressée par cet amour. Cachée tout en haut d’une tour oubliée, elle ressent un appel, un élan, un espoir fou vers un amour « extraordinaire » qui doit s’accomplir lorsqu’elle entend le chant de l’éléphant blanc, Hati, qui vient d’être offert au Sultan. Mais comment une jeune fille peut-elle être amoureuse d’un éléphant ? Leïla et Hati sont les amants maudits des contes et des légendes, Pénélope et Ulysse, Tristan et Iseult, Orphée et Eurydice …. Une malédiction les a séparés depuis 999 vies et c’est au cœur du harem qu’ils viennent de se retrouver. Comment mettre fin au sort d’Abracadabra, le Terrible Djiin ? Ce roman illustré est mon coup de cœur du Printemps. Tout d’abord il réunit deux créatrices de talent Pauline Alphen et Charlotte Gastaut que je suis depuis longtemps maintenant. L’ouvrage, en tant qu’objet est très réussi. La mise en page, les jeux typographiques, l’organisation du récit et des illustrations sont réfléchis et forment un ensemble magnifique. Le récit profond qui joue avec les mises en abymes entrainent le jeune lecteur auprès des légendes et des héros mythologiques. Le style vif, le savant dosage d’humour et de tragédie rythment la tourne de page qu’on ne veut surtout pas interrompre. Les illustrations de Charlotte Gastaut sont féériques. Les dorures, la finesse des traits, les couleurs chatoyantes créent un monde oriental et onirique envoûtant. Un roman illustré fabuleux à conseiller à tous les lecteurs aguerris dès 8 ans.






jeudi 17 avril 2014

La Marque de Tétraskèle, tome 1 : les Filles du Destin – J.M.Bonnel – 336 p. - Hachette – 2014 – 13.95 €



Dans un autre monde, Isylas est un royaume paisible gouverné par une dynastie de femmes qui se transmettent le pouvoir de mère en fille, la famille Galwynn. Ces reines protégées par la déesse Diane sont aussi maudites par sa sœur jumelle Hécate. Elles savent qu’une malédiction pèse sur leurs épaules et qu’un jour l’une d’entre elles sera une reine manipulée par Hécate, déesse du chaos. Elle portera la marque de Tétraskèle sur l’épaule comme toutes ses aïeules mais celle-ci sera inversée. Depuis vingt générations, les reines se succèdent et bénissent la déesse Diane dont elles portent le stigmate protecteur qui leur assure un règne de prospérité. La reine Isaure est la vingtième souveraine d’Isylas. Enceinte, elle craint la malédiction et appelle auprès d’elle Gorak, druide et ami d’enfance et Mavika, nécromancienne réputée. Par une nuit particulièrement sombre et froide, Isaure donne naissance à des jumelles. Les deux nourrissons ne portent pas de marque à l’épaule et sont parfaitement identiques. Gorak et Mavika ne savent pas comment interpréter ce signe de la prophétie. Laquelle des deux est prédestinée à régner ? Laquelle doivent-ils éliminer pour mettre fin à la malédiction ? C’est sans compter sur l’amour féroce de la Reine Isaure qui décide de les élever toutes les deux pour contrecarrer le sort. Malheureusement les déesses Hécate et Diane surveillent ces deux petites filles de près …Ce roman de fantasy médiévale comporte tous les éléments pour offrir une lecture époustouflante. On retrouve la gémellité ici et là, le secret ici et là, le tatouage, le voyage initiatique, la formation par des maîtres chevronnés et la magie. Le suspens est bien mené. L’écriture fluide mais dense ravira les gros lecteurs dès 12 ans.


lundi 21 octobre 2013

Drôles de petites bêtes – D.Ryan/P.Desmazures – 24 p. - Hachette – 2012 – 3 €


MoyenMoyen apprend à lire, il sait « presque beaucoup » lire. Les albums conviennent très bien à sa capacité de lecture mais il a envie de « vrais » livres. Nous lisons à deux voix de courts romans mais leur lecture en autonomie est encore difficile. Il est très intéressé par les animaux. J’ai donc trouvé de courts documentaires qui correspondent à son niveau de lecture et à ses centres d’intérêt. Ces documentaires sont utilisés comme ouvrages d’apprentissage de la lecture en primaire. Ils sont classés par niveau de difficulté de 1 à 5. Les niveaux 1 et 2 sont conseillés pour le CP. Le niveau 5 est recommandé pour les CM2. Plus de 24 titres sont proposés comme les Châteaux forts, les Lions et autre chats, les Pirates, les Requins, la Météo, Pompéï, le Système solaire et les Volcans. MoyenMoyen a choisi Drôles de petites bêtes et Lézards (je ne ferai pas de commentaires sur le choix !). Je les connais maintenant par cœur. MoyenMoyen les lit en boucle, il prend des notes et attend l’été avec impatience pour explorer le jardin. Il veut comparer ses connaissances encyclopédiques avec des données empiriques. Chaque ouvrage propose un sommaire, un quiz et un lexique. Un sous-thème est présenté par double page. Les textes sont courts et les mots difficiles comportent un astérisque pour retrouver la définition dans le lexique. Les illustrations sont abouties et légendées. Elles peuvent être des photographies ou des esquisses. Grand format ou éclatées sur la double page, on ne peut que porter attention à la qualité iconographique des illustrations. La lecture de ces ouvrages peut inciter l’enfant à approfondir ses connaissances en lisant des ouvrages documentaires plus complexes. Les documentaires sont de bons alliés de lecture même s’ils n’offrent pas « livresse » de la fiction ! Dès 6 ans.

Pour découvrir toute la collection : clic !

 

lundi 23 septembre 2013

Le pouvoir des Cinq, tome 1 : Raven’s gate – A.Horowitz – 332 p. - Hachette – 2012 – 5.90 €


Matthew Freeman est un jeune homme qui sombre dans la délinquance. Vols, recels et manigances occupent ses journées. Cela fait bien longtemps qu’il ne suit plus les cours de son établissement scolaire. Il traîne, il zone dans la banlieue d’Ipswich avec des copains peu fréquentables et particulièrement avec Kelvin, le rebelle. Kelvin lui a proposé un coup d’enfer, un braquage inratable : ils ont rendez-vous pour vider un hangar de stockage de matériels high-tech. Matt sait que ce vol est plus grave que les petites entourloupes habituelles. Il sait qu’il va commettre un délit condamnable mais il se laisse entraîner par Kelvin. Comme le laissait présager ses appréhensions, Matt et Kelvin sont surpris par un gardien. Affolé Kelvin le poignarde et s’enfuit. Matt est arrêté quelques minutes plus tard. Mineur, il est convoqué par un juge pour enfants. Madame le Juge décide de lui offrir une dernière chance : le programme L.E.F.A. Liberté et Education en Famille d’Accueil. Matt va être envoyé chez Jayne Deverill à Leser Malling. Il devra aider aux travaux de la ferme en échange d’un toit, d’un environnement familial et d’un cadre sécurisant. Leur rencontre se déroule sous les yeux de la Tante de Matt : Gwenda qui est soulagée de voir son « horrible neveu » sortir de sa vie. Quelques années auparavant, Matt a perdu ses parents dans un accident de voiture et Tante Gwenda a hérité de ce fardeau qu’elle et son mari ont bien des difficultés à supporter. La nuit précédant l’accident, Matt avait rêvé de la mort de ses parents. Il savait que la voiture allait tomber d’un pont et sombrer au plus profond d’un fleuve. Prétextant une migraine, il était resté sous la surveillance de Mme Green, la voisine. Son père, médecin et cartésien, ne supportait pas que Matthew raconte ses rêves étrangement prémonitoires. Dès son plus jeune âge, il avait appris à taire ses appréhensions et ses pressentiments. Aujourd’hui encore, pas une journée ne se passe sans qu’il ne ressente l’horrible poids de la culpabilité. Dans le bus les menant au plus profond de la campagne anglaise, Matt et Mme Deverill font connaissance. Mme Deverill rappelle à Matt qu’il devra travailler et obéir à la ferme sous peine de sanctions. Cette ferme est une ancienne bâtisse enfouie à des kilomètres de toute civilisation, une immense forêt de pins emprisonne tout le domaine. Mme Deverill est veuve. Elle vit avec un chat aux yeux perçants dont le regard semble deviner les moindres pensées de Matt. Pas de connexion internet, pas de télévision, pas de livres … Matt se sent perdu. Rapidement Mme Deverill coince Matt dans un rythme épuisant. Il est abruti par le travail. Sa seule visite au village s’est soldée par la rencontre avec des villageois bien étranges : un pharmacien resté à l’époque des fioles et des poudres de perlinpimpim, des enfants qui prennent plaisir à égorger les canards et d’une femme qui pousse un landau contenant une poupée de chiffons. D’affreux cauchemars l’obsèdent. Comme dans son enfance, Matt est envahi par des intuitions et des présages. Une nuit, il est réveillé par des chuchotements, des bruits et des lumières étranges à l’orée de la forêt bordant la ferme. Malgré une fatigue lancinante, Matt se concentre sur les chuchotements, il entend des voix, de nombreuses voix qui s’accordent pour incanter, pour psalmodier … Matt est terrifié et décide de s’enfuir …Malheureusement, il va être confronté à de nombreux périls. Seul, il devra découvrir le secret de Mme Deverill et des habitants du village. Après bien des dangers, Matt trouvera le soutien d’un journaliste Richard Cole et d’un groupe de puissants stratèges NEXUS. Il apprendra qu’il est l’un des Cinq gardiens … Quatre garçons et une fille aux pouvoirs immenses pour protéger le monde, des Ténèbres ! Je ne sais pas comment Anthony Horowitz réussit l’exploit d’écrire un récit si riche et si dense en si peu de pages ! Ce résumé ne présente que les grandes lignes de ce roman intense. Tous les ingrédients sont réunis, l’enfant élu, orphelin doté de pouvoirs extra sensoriels, les forces du mal, la quête, l’errance, les dangers … La lecture offre un suspens soutenu. Le style fluide entraîne le lecteur au cœur des actions et des aventures. Le personnage de Matt est un héros au caractère complexe et profond. Une scène d’anthologie au Muséum d’histoire naturelle de Londres est à déguster aux heures lumineuses de la journée pour la digérer avant la nuit ! Cette série comporte 5 tomes pour l’instant. GrandGrand m’épuise pour acheter rapidement tous les volumes. La porte des Ténèbres vous attend ! Dès 13 ans pour les lecteurs n’ont plus peur du noir et de la nuit !



 

mercredi 18 septembre 2013

Le Bal – I.Nemirovsky – 89 p. - Hachette – 1930/2005 – 3.60 €

 
En 2004, Irène Nemirovsky a remporté le prix Renaudot pour son œuvre posthume Suite française. Cette distinction a relancé l’intérêt autour des romans de cet écrivain des années folles. Cette édition, dont la couverture est un régal (je sais, j’ai 12 ans ½ ) me facilite la tâche en tant que médiateur du livre. Je conseille très souvent ce court roman à mes élèves. Vers 1930, A Paris, Antoinette vient d’avoir 14 ans. Elle vit avec ses parents qui, après de nombreuses années sombres, ont fait fortune. Enfant unique, elle côtoie peu les enfants de son âge. Une jeune anglaise lui sert de gouvernante et de chaperon. Malgré son prénom tintant et léger, Antoinette est une jeune fille taciturne rongée par le manque d’amour de ses parents et plus particulièrement de sa mère. La jeune fille étouffe dans sa vie étriquée. A 14 ans, elle rêve de liberté, d’amour et de sentiments sincères. Sans cesse sa mère la rabroue, la reprend, la corrige et l’insulte. Jalouse de sa fille, Mme Kampf souhaite ternir sa fille aux yeux de tous. Afin de montrer aux bourgeois parisiens son ascension sociale, le couple Kampf organise un grand bal à son domicile. Antoinette est ravie de cette initiative et s’imagine déjà faire son entrée dans le monde. Mais sa mère lui refuse l’accès à cette soirée. Elle devra se coucher avant l’arrivée des invités dans le cagibi afin de laisser sa chambre comme salle à manger. Cette annonce de Mme Kampf brise Antoinette qui décide alors de se venger. Ce roman en huis-clos est saisissant. La détresse d’Antoinette est poignante. Elle souffre, la haine est sa seule compagnie. Les relations mère-fille sont complexes. Le lecteur ne peut choisir son camp et notre complaisance va à Antoinette même si l’auteur rappelle que « sa mère l’avait prise sur ses genoux, contre son cœur, caressée et embrassée. Mais cela Antoinette l’avait oublié. ». Comme tous les grands auteurs, Irène Nemirovsky laisse à chacun l’interprétation qui lui convient car ce récit est inspiré de ses propres relations avec sa mère. Lors de la rédaction du Bal, elle vient de devenir mère. Elle aussi s’imaginait certainement un jour vieillissante, poussée par sa fille devenue jeune femme (situation qu’elle n’a malheureusement pas vécue). Tout le récit est tendu vers ce bal ou l’on sait dès le début qu’un drame va se dérouler. Un drame et un dénouement, fort heureusement. Le style est cinglant. Les passages où le point de vue est interne, sont particulièrement poignants. Généralement, je conseille ce court roman aux jeunes filles dès 13 ans, je pense qu’il peut néanmoins intéresser tous les lecteurs jeunes, garçons, adultes …