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lundi 13 janvier 2014

Fil d’or et bottes blanches – I.Cohen-Janca/C.Hayat – 92 p. - Le Rouergue – 2005 – 6 €

 
Dans le nord de la France, Marie est une petite fille qui tente par tous les moyens de réaliser son rêve : devenir majorette ! Elle économise depuis des mois pour acheter la panoplie nécessaire : canne, bottes et costume. Elle s’imagine paradant fièrement avec la fanfare. Elle s’entraîne déjà à tenir un bâton à la main et à le faire voltiger au rythme de ses pas cadencés. Marie compte et recompte les pièces de sa tirelire. Elle fait deux tas. Un pour sa tenue de majorette et un pour sa maman. Effectivement les temps sont durs dans cette maison. Marie vit seule avec sa mère qui est au chômage depuis quelques semaines. Non seulement les fins de mois sont difficiles mais de nombreuses tensions ont vu le jour. Sa mère ne veut plus se lever et préparer le petit-déjeuner de sa fille. Elle ne veut plus sortir même pour aller voir sa mère qui habite à quelques stations de bus. Heureusement, Marie est une petite fille pleine de ressources. Elle trouve refuge le mercredi auprès de Muche, sa grand-mère maternelle. Muche est une mamie confitures qui nourrit sa petite-fille de sucreries, de conseils et d’amour. Elle comprendra vite qu’elle doit aider sa petite fille à réaliser son rêve …Ce court roman est un vrai délice. Il m’a enthousiasmée par sa force et sa simplicité. Les relations grand-mère/mère/fille sont touchantes sans être mièvres. Les personnages semblent authentiques et sincères. Le rêve de Marie peut sembler désuet ou complètement has been mais les enfants ne s’y tromperont pas … Ce n’est pas le rêve qui importe mais c’est la nécessité d’avoir un rêve qui est important ! Les illustrations sont nombreuses et se mêlent harmonieusement au texte. Elles facilitent la compréhension du récit tout en enrichissant de mille détails la vie de Marie. Dès 8 ans.
 

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